est une commune française située dans le département de l'Indre, en région Centre-Val de Loire. Elle réunit les anciennes communes de et de .
Exposée à un climat océanique altéré, elle est drainée par l'Indre, l'Igneraie et deux petits cours d'eau. La commune possède une zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique.
Nohant-Vic est une commune rurale qui compte en , après avoir connu un pic de population de en 1886. Elle fait partie de l'aire d'attraction de Châteauroux.
Le patrimoine architectural de la commune comprend trois immeubles protégés au titre des monuments historiques. L'église Saint-Martin de Vic, dont la partie la plus ancienne est le choeur non voûté, sans doute antérieur au , est classée partiellement en 1862 (parois décorées de peintures murales), puis en totalité en 1964. Le château de Nohant, un bâtiment rectangulaire du qui s'élève au milieu d'un parc planté, est classé en 1952 et également labellisé Maison des Illustres en 2011 car il s'agissait de la demeure de la romancière George Sand. L’église Sainte-Anne de Nohant, une petite église des aux curieux remaniements et peintures murales au chevet et au choeur, est classée en 1943 (église de Nohant, le cimetière et la place qui l’entourent).
Géographie Localisation La commune est située dans le sud-est, consulté le 3 septembre 2018. du département, dans la région naturelle du Boischaut Sud.
Les communes limitrophes sont : Saint-Chartier (), Lourouer-Saint-Laurent (), Montgivray (), Verneuil-sur-Igneraie (), Montipouret () et Sarzay ().
Les communes chefs-lieux et préfectorales sont : La Châtre (), Châteauroux (), Issoudun () et Le Blanc ().
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Hameaux et lieux-dits Les hameaux et lieux-dits de la commune sont : Les Landes, Les Gravières, le Vire-Morin, La Breuille, Le Petit Enveau, le Grand Enveau, Guerin, La Petite Chasseigne, la Grange à l'Ane, La Grande Planche, Fein, la Petite Planche, Beaupin, Barbotte, Ponthion, Ripoton, le Breuil, Bel Air, la Petite Chasseigne, La Font de Fond, Launière, Les Ferrons, La Gasserotte, Le Chêne, La Chicoterie, Les Ormeaux, l'Ouche, La Beauce, La Ribère, Les Auchères, les Champs de Loumet, Laleuf, les Briottées, consulté le 17 septembre 2018..
Géologie et hydrographie La commune est classée en zone de sismicité 2, correspondant à une sismicité faible, consulté le 3 septembre 2018..
Le territoire communal est arrosé par les rivières Indre et Igneraie.
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré. et est dans la région climatique Ouest et nord-ouest du Massif Central, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 900 à , maximale en automne et en hiver.. Elle est en outre dans la zone H2b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Jeu-les-Bois à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Voies de communication et transports Le territoire communal est desservi par les routes départementales : 49, 51, 69, 918 et 943, consulté le 3 septembre 2018..
La gare ferroviaire la plus proche est la gare de Châteauroux, à .
Nohant-Vic est desservie par la ligne F du Réseau de mobilité interurbaine, consulté le 2 septembre 2018..
L'aéroport le plus proche est l'aéroport de Châteauroux-Centre, à .
Le territoire communal est traversé par le sentier de grande randonnée 654 et par le sentier de grande randonnée de pays : Sur les pas des maîtres sonneurs.
Urbanisme Typologie Au , Nohant-Vic est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Châteauroux, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...
Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (97,1 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (97,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (66,3 %), terres arables (27,8 %), zones agricoles hétérogènes (3 %), forêts (1,7 %), zones urbanisées (1,2 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Logement Le tableau ci-dessous présente le détail du secteur des logementsSite de l'Insee : Nohant-Vic, consulté le 6 septembre 2016. de la commune :
Date du relevé 2013 Nombre total de logements 317 Résidences principales 71,2 % Résidences secondaires 15,8 % Logements vacants 13 % Part des ménages propriétaires de leur résidence principale 84,8 %
Risques majeurs Le territoire de la commune de Nohant-Vic est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations, mouvements de terrains et séisme (sismicité faible). Il est également exposé à un risque technologique, le transport de matières dangereuses.. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle..
Risques naturels Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par débordement de cours d'eau, notamment l'Indre et l'Igneraie. La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982 et 1999, partie 1 - chapitre Risque inondation..
vignette|redresse=1.2|Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Nohant-Vic. Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont des tassements différentiels, partie 1 - chapitre Mouvements de terrain..
Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. 92,1 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (84,7 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les dénombrés sur la commune en 2019, 315 sont en aléa moyen ou fort, soit 100 %, à comparer aux 86 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM...
Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par la sécheresse en 1989, 1991, 2016, 2018 et 2019 et par des mouvements de terrain en 1999.
Risques technologiques Le risque de transport de matières dangereuses sur la commune est lié à sa traversée par des infrastructures routières ou ferroviaires importantes ou la présence d'une canalisation de transport d'hydrocarbures. Un accident se produisant sur de telles infrastructures est en effet susceptible d’avoir des effets graves au bâti ou aux personnes jusqu’à , selon la nature du matériau transporté. Des dispositions d’urbanisme peuvent être préconisées en conséquence, chapitre Risque transport de matières dangereuses..
Toponymie Le nom de l'ancienne commune de Vic-sur-Saint-Chartier est attesté sous les formes Vico subtus Sanctum Quarterium en 1270, VicqArchives Nationales-JJ 198, n° 11, fol. 11 v°. le , VicArchives Nationales-JJ 226B, n° 392, fol. 76. en , Vic sur Saint ChartierArchives Départementales du Cher-C 1109, Élection de La Châtre. le , Vic sur Saint ChartierCarte de Cassini. au , Vicq la MontagneDélibération du Conseil Général de la Commune, application du décret du 16 octobre 1793 = 25 vendémiaire an 2. pluviôse an II, Vic sur Saint ChartierPlan annexé à l’Ordonnance Royale du 6 novembre 1822, A.N.-F 2 II Indre 2. le et VicCadastre de Vic-sur-Saint-Chartier. en 1841.
En termes de droit, vicus désigne d’abord un gros bourg ou un village non clos de murs, un petit groupe d’hommes libres ayant une organisation municipale rudimentaire, mais aussi un village appartenant à un propriétaire, faisant partie intégrante d’une villa gallo-romaine ou mérovingienne ; vicus s’oppose au municipium (village de citoyens romains), et à la colonia (village de colons) ; le vicus romain est sans statuts. Cependant, la formation toponymique est médiévale et vic a simplement le sens de « bourg », vic ayant eu une diffusion généralement plus précoce et plus méridionale que bourg ex. : le Neubourg (Eure) et .
L’accusatif vicu[m] aboutit régulièrement à vi, écrit dès le vy, vic et parfois vicq. Vi ou vy prit aussi la forme vif sous l’influence des graphies de mots terminés en -if, comme baillif, où le f était muet.
La commune est réunie à celle de Nohant sous le nom de Nohant-Vic par ordonnance royale du : les communes de Vicq sur Saint Chartier et de Nohant sont réunies pour n’en former qu’une seule sous le nom de Nohant-VicArchives Nationales-F2 II Indre 2.. Le chef-lieu est fixé au bourg de Vic.
Ses habitants sont appelés les Nohantais..
Histoire D’origine gallo-romaine, Vic se trouvait proche de grandes voies de communication, qui reliaient Saint-Marcel (Argentomagus), Châteaumeillant (Mediolanum) et Ardentes suggère que la voie romaine de Chateaumeillant à Ardentes passe par Saint-Chartier, donc très près de Vic..