La bataille du col de Mang Yang (également connue comme la bataille de An Khê ou bataille de Dak Po), qui s'est déroulée le , est officiellement l'une des dernières batailles de la guerre d'Indochine. Elle marque l'échec du repli d'An Khê.

Si tout le matériel automobile, artillerie, matériel lourd, antenne chirurgicale est perdu, l'ensemble des hommes à l'exception de deux compagnies et demi et des blessés graves parviendra à rejoindre le col de Mang Yang, puis combattra les 27 et encore avant de rejoindre Pleiku.

Ce fut l'un des plus grands échecs tactiques de l'Union française avec la bataille de Diên Biên Phu perdue le et la bataille de la RC 4 en , mais aussi un succès qui permit aux trois bataillons impliqués de regagner Pleiku le après 80 kilomètres de combats. La majeure partie des blessés fut ramenée tout comme les morts des journées du 27 et .

Contexte Le Groupement Mobile (G. M. 100) était une du Corps expéditionnaire français en Extrême-Orient. Il comprenait une unité d'élite, le Bataillon de Corée qui avait combattu durant la guerre de Corée à Chipyong-ni, Wonju et à la bataille de Crèvecœur.

Embuscades Le 1954, soucieux d'éviter une deuxième catastrophe semblable au siège de Dien Bien Phu, l'état-major français ordonne au G. M. 100 d'abandonner sa position de défense à An Khê dans les montagnes centrales et de revenir à Pleiku, à quelque à l'ouest, via la RC 19 (Route coloniale 19). Les rapports des Services de renseignement français font toutefois état de la présence de plusieurs régiments Viet Minh (le , le , le et le ) comprenant plus de , appuyés par divers et brancardiers, sur le parcours de cette RC 19..

C'est l'opération Églantine.

À , la colonne tombe dans une embuscade de troupes Viet Minh appartenant au , et subit de lourdes pertes. L'embuscade est montée sur trois kilomètres, entre le kilomètre 12 et le kilomètre 15. Les restes du G. M. 100 réussissent à s'échapper. Rejoints par le G. M. 42 et le , ils doivent encore parcourir plus de de route en territoire contrôlé par l'ennemi. Les et , ils tombent dans une autre embuscade du du Viet-Minh à Dak Ya-Ayun. Les survivants atteignent finalement Pleiku le jour suivant.

En cinq jours de combats, le G. M. 100 a perdu 85 % de ses véhicules, 100 % de son artillerie, 68 % de ses équipements de transmission et 50 % de ses armes légères. La compagnie d'état-major n'a plus que 84 hommes sur 222. Le , le et le Bataillon de Corée, qui comptaient environ 834 hommes chacun, n'ont plus que respectivement 452, 497, et 345 hommes. Le Groupe du d'artillerie coloniale, qui a été réduit à combattre comme compagnie d'infanterie après la perte de tous ses canons, ne compte plus que 215 hommes sur les 475 d'origine. Plusieurs hommes dont le colonel Barrou ont été faits prisonniers de guerreLuedeke.. En comparaison, le Viet-Minh a perdu 100 hommesSource non vérifiée. http://www.aamtdm.net/images/stories/histoire/GM100%20Indochine%201954_aamtdm.pdf..

Mi-juillet, le reste du de Corée reçoit l'ordre de prendre part à l'opération Myosotis afin d'ouvrir la RC 14 (Route coloniale 14) entre Pleiku et Buôn Ma Thuột, à plus de au sud. Le , la colonne tombe au col de Chu Dreh dans une embuscade tendue par les unités locales du Viet-Minh. Lorsque les survivants arrivent enfin à Ban Me Thuot, le lendemain, il ne reste plus que 107 hommes sur 452, dont 53 blessés. En outre, 47 véhicules supplémentaires ont été perdus.

Conclusion L'embuscade et la destruction du GM 100 en sont considérées comme la dernière bataille de la première guerre d'Indochine. Le , un cessez-le-feu est annoncé lorsque les accords de Genève sont signés et l'armistice entre en vigueur le , mettant fin à l'Indochine française et ouvrant la voie à la partition du Vietnam le long du . Les dernières troupes françaises quittent le Sud-Vietnam en , à la demande du Président Ngô Đình Diệm.

Ordre de bataille

Forces françaises Les G. M. (Groupement mobile) ont été conçus comme des régiments autonomes motorisés de la force opérationnelle calqués sur le modèle de l'Armée américaine de la Seconde Guerre mondiale de régiments groupes de combat. Les G. M. sont généralement composés de trois bataillons d'infanterie plus un bataillon d'artillerie, ainsi que des éléments blindés légers, du génie, des transmissions et services de santé actifs, pour un total de à .

Les unités du G. M. 100 sous le commandement du colonel Barrou comprennent : Le bataillon de Corée (formé des et de Corée). Le bataillon de marche du d'infanterie coloniale. Le TDKQ (Tiểu-đoàn Khinh-quân), un bataillon léger de la l'armée nationale vietnamienne qui était en garnison à An Khê. Le du d'artillerie coloniale. Le du cuirassiers “Royal Pologne” régiment de cavalerie blindée (en réserve à Pleiku quand le GM 100 a quitté An Khê)

Les forces du Viet Minh Le Viet-Minh sous le commandement du Nguyễn Minh Châu comprenait : Le (trois compagnies d'infanterie). Le (deux compagnies d'infanterie). Deux compagnies d'armes (mortiers, canons sans recul...).

Dans la culture populaire La scène d'ouverture du film Nous étions soldats — à propos de la bataille de Ia Drang en — fait allusion à la destruction du Groupement mobile , en donnant une vision américaine éloignée des faits qui se sont déroulés sur la Route coloniale 19. Les deux champs de bataille sont distants de plus de .

Le roman Le facteur s'en va-t-en guerre relate l'embuscade dans laquelle est tombée le .

Notes et références

Bibliographie

Kirk A. Luedeke, Death on the Highway: The Destruction of Groupement Mobile 100. Armor Magazine, January–February 2001, . Từ Điện Biên Phủ đến Bắc Tây Nguyên. Trung đoàn 96 - trận tiêu diệt binh đoàn cơ động 100 của Pháp. NXB Quân đội Nhân dân, 1995.(De Dien Bien Phu au Nord des montagnes centrales - Le Régiment et la bataille qui détruisit le Groupement Mobile 100 Français. Maison d'édition de l'Armée Populaire, 1995).

Col de Mang Yang Col de Mang Yang Catégorie:Province de Gia Lai Catégorie:Juin 1954 Catégorie:Juillet 1954