O'Tacos est une chaîne de restauration rapide française créée en 2010 mais trouvant ses origines en 2007 à Grenoble, puis à Bordeaux. L'enseigne est spécialisée dans les tacos français. Assumant les multiples accusations de malbouffe, la marque se développe par franchise, majoritairement en France, mais également à l'étranger.

Histoire

Débuts difficiles et modestes Alors qu'il travaille en tant que plaquiste dans le secteur du bâtiment, Patrick Pelonero découvre le tacos français : . Pour meubler , n'ayant pourtant jamais travaillé dans la restauration, il ouvre en 2007 en banlieue de Grenoble un petit fast food, « Le tacos des alliés », qui attire les jeunes du quartier. Les débuts sont difficiles.

En parallèle, Silman Traoré (ami de Patrick Pelonero) ouvre un snack sous l'enseigne O'Tacos à Bordeaux en 2010. Patrick Pelonero décide de revendre « Le tacos des alliés » pour se lancer dans la communication ; il va repenser O'Tacos, finit par s'associer avec Silman Traoré. Le duo se voit rejoint par Samba Traoré ; ils ouvrent tous trois un second restaurant, toujours à Bordeaux puis un troisième en franchise à Tremblay-en-France. Concernant ce restaurant, Patrick Pelonero déclare que ; précise-t-il. Il affirme qu'. Et le cofondateur de O'Tacos ajoute que . La professionnalisation de la franchise débute en 2014 et le nombre de restaurants se développe rapidement année après année, d'abord en Ile-de-France.

Reprenant les codes des jeunes pour faire leur communication sur YouTube, Snapchat ou Instagram et O'Tacos s'est inspiré d'un concept américain appliqué au steak, en lançant tous les jeudis soir le concours du Gigatacos avec les quatre premiers arrivés : celui qui . Sur Facebook, Instagram ou Twitter, le buzz fonctionne et fait décoller la notoriété de l'enseigne de restauration rapide, en récoltant 2,5 millions de fans sur les réseaux sociaux avec pourtant seulement dix-sept personnes qui sont parvenues à finir leur gigatacos. Youtubers et influenceurs du moment se prêtent au jeu du Gigatacos régulièrement, permettant une large publicité grâce à leur popularité. O'Tacos reconnaît que l'utilisation des réseaux sociaux était mais parfaitement maitrisé : les chiffres d'abonnés sont proches de ceux de McDonald's France.

Développement international

L'enseigne se lance à l'étranger avec l'ouverture d'un restaurant à Marrakech, un autre en à Schaerbeek en Belgique, et en , O'Tacos ouvre ses portes à Brooklyn aux États-Unis. Le restaurant O'Tacos à Brooklyn est fermé depuis . L'enseigne se développe en franchise et compte pratiquement 300 restaurants en 2020 dont une cinquantaine à l'étranger.

En , le fonds d'investissement belge Kharis Capital, à travers sa filiale QSRP (également investisseur dans Burger King Belgique ou Quick Belgique) prend le contrôle de O'Tacos afin de développer l'enseigne à l'étranger.

Activités vignette|Exemple de Tacos O'Tacos est une chaîne de restauration rapide qui propose un menu de tacos français. Dans les enseignes O'Tacos, le client choisit ses ingrédients (viandes, sauces et suppléments), parmi une quarantaine d'ingrédients dont deux sont des légumes. Les « Otacos » sont disponibles dans plusieurs tailles jusqu'au Gigatacos, plus de deux kilogrammes. L'enseigne utilise des viandes halal qui permet d'accueillir un public de confession musulmane.

Controverses

Diététique

Les produits vendus par la chaîne O'Tacos contiennent essentiellement des viandes, des matières grasses, des sauces sucrées/salées, sans légumes, ce qui mène le JDD d'Europe 1 à le qualifier de et nuance . Les critiques font remarquer que les produits de la chaîne O'Tacos ne sont pas des tacos mexicains, ce qui concorde avec le positionnement de la marque se caractérisant de « French Tacos », comprendre « Tacos français ». En moyenne les tacos font et le rapport à la malbouffe reste totalement assumé aussi bien par l'enseigne que par les clients.

Le nutritionniste Jean-Louis Berta critique le défi du Gigatacos en disant que . Le journaliste Pierre Carrey du journal Libération évoque les Gigatacos comme .

Patrick Pelonero déclare assumer .

Le , le conseil communal de Mouscron vote pour le O'Tacos de sa ville, l'octroi d'une prime de d'aide publique Creashop destinée aux enseignes « de qualité » qui ouvrent en centre-ville pour son ouverture. La conseillère communale d'opposition Rebecca Nuttens estime qu'O'Tacos n'a pas sa place dans cette sélection, en demandant . Mouscron fait également partie du réseau des Villes Santé de l'Organisation mondiale de la santé depuis 2007.

La cheffe et ex-candidate de Top Chef Marie-Victorine Manoa, qui a suivi des cours de nutrition lorsqu'elle se formait à l'Institut Paul Bocuse, affirme que le bilan calorique avec pour la recette populaire de O'Tacos.

Droit du travail Le , le franchisé O'Tacos de Pigalle à Paris est fermé à la suite de la grève des 24 salariés qui accusent le gérant de travail dissimulé par des slogans tels que : « O'Tacos ou O'voleur ? » Ils disent être non rémunérés depuis des mois et victimes de fiches de paie trafiquées, de harcèlement sexuel, d'absence de congés payés et de coups portés aux salariés. La chaîne O'Tacos France a fait savoir qu'elle a .

En janvier 2019, la police aux frontières appréhende un Bangladais en situation irrégulière qui travaille dans le restaurant O'Tacos de Thionville, comme cuisinier ; le responsable de ce restaurant, originaire de Belgique, doit répondre de travail irrégulier d'étranger, et risque une amende pouvant s'élever jusqu'à €.

Le , Yacine M., 28 ans, français d'origine algérienne et gérant des trois restaurants O'tacos de Tours et du restaurant O'Tacos de la place Bardou-Job, à Perpignan, et son associé Yassine Zerizer ont été interpellés, mis en examen et placés en détention provisoire pour abus de bien social, travail dissimulé, conditions de travail et d'hébergement contraires à la dignité. Les deux gérants ont fait travailler une vingtaine de Bangladais en situation irrégulière dans « des conditions de vie déplorables, des heures qui se multiplient, contre 800 € par mois. » Le , une ouverture de liquidation judiciaire des trois sociétés est rendue.

Une affaire similaire concerne le franchisé de la chaîne à Tours. Quatre accusés (associés et gérants) sont jugés en pour travail dissimulé, ayant employé et logé dans des conditions indignes environ 20 bangladais en situation irrégulière.

Notes et références

Source

Voir aussi Articles connexes

Liste de chaînes de restaurants

Liens externes

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