Michel Louis Lucien Fournereau, né le à Paris où il est mort dans le arrondissement le Son acte de décès (n°2974) dans les registres de décès du 4e arrondissement de Paris pour l'année 1906, est un explorateur, archéologue, ethnographe et épigraphe français.
Fournereau a voyagé et recueilli des collections, relevé des inscriptions et photographié des monuments pour le compte du Musée du Trocadéro en Guyane, en Indochine, notamment à Angkor Vat. Il a également réalisé des moulages et des sculptures qu'il exposera lors de grandes expositions, notamment celle d'Angkor à l'Exposition universelle de Paris de 1889. En 1891 et 1892, Fournereau effectue des fouilles archéologiques et ramènera le fruit de ses trouvailles dans les musées. Il est l'auteur de 89 œuvres iconographiques thumb|Angkor photographiée en 1888 par Lucien Fournereau. Archives nationales de France. Biographie Lucien Fournereau, né le à Paris, entreprend des études d'architecte à ENSBA Beaux Arts de Paris.
Ses états de service fournis à la chancellerie de la Légion d'honneur indiquent : . Par la suite, il est attaché au Ministère de la marine et des Colonies du à .
Architecte, Lucien Fournereau voyage en Guyane en 1882, y recueillant alors des collections ethnographiques pour le Musée du Trocadéro, puis est chargé de 1886 à 1888 de plusieurs expéditions archéologiques en Indochine. Il se spécialise dans la province de Siem Reap et étudie en détail l'ancienne ville de d'Angkor Thom dont il lève le plan.
Il commence aussi les travaux de dégagements d'Angkor Vat dont il relève des inscriptions, prend des photographies du site et établit des moulages de sculptures qu'il destine au Musée du Trocadérohttps://amis-musee-cernuschi.org/wp-content/uploads/exposition/2010-Angkor/Dossier_presse_Angkor.pdf.
vignette|Angkor à l'Exposition universelle de Paris de 1889 par Hippolyte Blancard photographe (Musée Cernuschi) En 1889, grâce à ses moulages de sculptures, Fournereau suscitera involontairement la passion pour Angkor chez Henri Marchal, qui deviendra en 1916 le futur deuxième conservateur d'Angkor, à la suite de la mort de Jean Commaille (1868-1916), le premier Conservateur d'Angkor de 1908 à 1916. En effet, à l'heure où les parisiens découvrent l'Asie, Henri Marchal (1876-1970), à l'âge de 13 ans, visite l'Exposition universelle de Paris de 1889 installée sur l'Esplanade des Invalides où il est frappé et émerveillé par un moulage du temple d'Angkor réalisé par l'architecte Lucien Fournereau.https://www.bie-paris.org/site/fr/actus-annonces/expos-passees-2/angkor-a-paris-c-est-arrive-lors-des-expos-universelles. À la suite de cette visite mémorable, Henri Marchal se lance dans les lectures, notamment des écrits d'Henri Mouhot (1826-1861) botaniste et explorateur, qui disparait à l'âge de 35 ans aux environs de Luang Prabang, au Laos. Avec la révélation du moulage d'Angkor de Fournereau et nourri par les lectures des écrits d'Henri Mouhot, le jeune Henri Marchal décide que son objectif de vie est de sauver les temples et plus tard, entreprendra des études d'architecture.
Ces évènements se situent à la veille de la création de la Mission archéologique permanente de l'Indochine instaurée par un arrête du par le Gouverneur Général de l'Indochine, Paul Doumer (1857-1932). Le , cette mission devint l'École française d'Extrême-Orient (EFEO), création entérinée le , avec comme premier directeur de l'EFEO) Louis Finot.
En 1891, Lucien Fournereau est envoyé par le Musée du Trocadéro au Siam, désormais la Thaïlande, il visite le palais royal de Bangkok ainsi que les temples de la ville et les stupas. Il étudie aussi les marchés flottants, les fêtes, les cérémonies religieuses etc.
De à , il effectue des fouilles archéologiques dans la vallée de la Ménam et de son affluent le Méping, visite Pak-Nampo, Kamphaeng Phet et Uttaradit et explore Sukhothaï (ancienne capitale), Sangkhalok puis Lopburi et Ayutthaya (ancienne capitale). Il aura ainsi étudié plus d'une centaine de monuments bouddhiques dont certains étaient inconnus...
En 1903, il est fait Chevalier de la Légion d'honneur pour son rôle dans l'exposition Coloniale de Hanoï au Grand Palais (Hanoï) entre et .
Lucien Fournereau meurt le 19 Décembre 1906 à Paris l'âge de 60 ans, puis est inhumé au cimetière Montmartre, dans la division.
Œuvres Les Ruines khmères du Cambodge siamois, Bulletin de la Société de géographie, vol. II, 1889, Les Ruines d'Angkor, étude artistique et historique, 1890 Les Ruines Khmères, Cambodge et Siam, 1890 Bangkok, Le Tour du monde, vol. II, 1894, Le Siam ancien, archéologie, épigraphie, géographie, 2 vol, Annales du Musée Guimet XXVII et XXXI, 1895-1908
Récompense Il est décoré du titre de Chevalier de la Légion d'honneur le
Notes et références
Annexes
Bibliographie La Géographie, vol.15, 1907, (nécrologie) Numa Broc, Dictionnaire des explorateurs français du siècle, T.2, Asie, CTHS, 1992, François Pouillon, Dictionnaire des orientalistes de langue française, 2012, Arthur Stoclet, Lucien Fournereau (1846-1906) : explorateur, archéologue et photographe au Cambodge et au Siam, Mémoire d'étude de première année de Second Cycle , Paris, École du Louvre, juin 2026
Liens externes
Catégorie:Explorateur français du XIXe siècle Catégorie:Archéologue français du XIXe siècle Catégorie:Chevalier de la Légion d'honneur décoré en 1903 Catégorie:Naissance en mai 1846 Catégorie:Naissance dans l'ancien 5e arrondissement de Paris Catégorie:Décès en décembre 1906 Catégorie:Décès dans le 4e arrondissement de Paris Catégorie:Décès à 60 ans