Le château de Boro est situé sur la commune de Saint-Vincent-sur-Oust dans le département du Morbihan. Le château se trouve sur une butte surplombant marais et bois au bord de l'Oust, rivière séparant les départements de l'Ille-et-Vilaine et du Morbihan.

Toponymie Boro s'écrivait jadis « Borro » et « Bouro » et serait le composé de deux noms bretons : Bod qui signifie habitation et roc'h rocher fortifiéRené de Laigue - courriers. Le nom de « Boro » apparaît pour la première fois au .

Historique Boro est une ancienne châtellenie. Elle provenait d’un démembrement des terres du sire de Molac et relevait directement du duc de Bretagne puis du roi de France. Elle avait droit de haute, basse et moyenne justiceDéclaration faite à la chambre des comptes de Bretagne le 13 février 1677 par Vincent Davy, écuyer seigneur de Boro et de Saint-Perreux lors de la réformation de ce domaine.

Le site de Boro a été occupé depuis l'Antiquité, servant comme d'autres lieux de la région de point de défense le long de l'Oust. Cette ligne de défense existait au ; elle avait été édifiée par le comte Waroc pour se défendre des Francs.

Le château actuel est bâti à l'emplacement d'un ancien édifice dont l'existence est attestée aux . En 1390, Boro était possédé par Geoffroy Garin. La famille Garin possédait de nombreux biens dans la seigneurie de Rieux, dont elle était l'une des familles les plus puissantes. Boro a ensuite été possédé par les Davy, Rio, Launay, Castellan, Pioger et Le Bastart de Villeneuve. Le domaine est resté dans la même famille depuis 1677.

En 1815, au moment des Cent-Jours, le château est investi et pillé par les Redonnais bonapartistes en représailles d'une tentative de prise de force de la ville de Redon par les royalistes locaux.

Un réseau d'accueil (réseau F2 dont étaient membres notamment le docteur Queinnec, Gaston Sébilleau et Pierre Régent) d'aviateurs alliés, dépendant du SOE britannique, y a fonctionné (avec le soutien de Pierre de Villeneuve, alors propriétaire du château), les aviateurs étant ensuite acheminés vers des plages des Côtes-du-Nord ou du Finistère afin qu'ils traversent clandestinement la MancheAlain Lefort et Bernard Lucas, "Les hauts lieux de la Résistance en Bretagne", éditions Ouest-France, 1991 et https://saint-vincent-sur-oust.fr/Patrimoine/.

Du 9 au , 27 miliciens Waffen SS et membres de la Bezen Perrot investissent le château. Certains de ses occupants sont torturés puis déportés. Six résistants furent fusillés dans un bois proche, le Bois de la Grée du HoussacMes évasions (Pierre de Villeneuve). Le réseau de résistance, formé de résistants de Saint-Vincent-sur-Oust, Rieux, Béganne, Saint-Jean-la-Poterie et Caden fut démanteléAlain Lefort et Bernard Lucas, "Les hauts lieux de la Résistance en Bretagne", éditions Ouest-France, 1991..

Architecture Le bâtiment actuel date du début du . Deux pavillons ont été ajoutés en 1840 puis 1890. Un oratoire a été aménagé dans le château en 1855. L’ensemble comprend outre le bâtiment principal, deux corps de communs, une ancienne métairie, un bûcherDépendance d'une maison consacrée au rangement des bûches de bois destinées au chauffage. et une ancienne chapelle autrefois dédiée à saint Guillaume.

Références

Catégorie:Saint-Vincent-sur-Oust Boro Catégorie:Architecture civile du XVIIIe siècle en Bretagne