Antonin Jean Desormeaux (Paris, – Paris, ) est un chirurgien et urologue français, inventeur du premier endoscope largement connu et ayant des applications dans la pratique ; il a aussi créé le mot. Un otoscope (endoscope pour l'oreille) existait avant et était utilisé par son inventeur, Jean-Pierre Bonnafont.
Biographie Antonin Jean Desormeaux naît le Archives en ligne de Paris, fichiers de l'état civil reconstitué, cote V3E/N 722, vue 82/101 dans le quartier de Saint-Germain-des-Prés à Paris. Il est le fils du professeur Marie-Alexandre Desormeaux, médecin accoucheur, titulaire de la chaire de Jean-Louis Baudelocque et inventeur d'un instrument médical. Non seulement son père et ses deux grands-pères étaient médecins, mais, du côté paternel, il était la quatrième génération de cette profession.
Antonin Jean perd sa mère quand il a et son père quand il en a 15. Il étudie dans ce qui est aujourd'hui le lycée Jacques-Decour.
À partir de 1833, il est externe chez Gabriel Andral, Alfred Velpeau, Auguste-François Chomel, Pierre Rayer et Philippe Ricord. . En 1839, il est interne des hôpitaux de Paris ; il est de la même promotion que Claude Bernard et Alfred Richet. Il soutient sa thèse de doctorat en 1844. Il se marie en 1849. En 1851, il écrit les procès-verbaux de la première conférence sanitaire internationale, dont il est le secrétaire.
Il travaille ensuite au Bureau central des hôpitaux, à l'hôpital de la Maternité, à l'hôpital de Lourcine (où il devient chef de service), à l'hôpital Cochin et, à partir de 1862, à l'hôpital Necker (où le service est dirigé par Morel-Lavallée) ; dans ces deux derniers hôpitaux, de 1860 à 1866, il donne aussi des conférences. Il a beaucoup d'attachement pour Necker.
Desormeaux est surtout connu pour son invention de l'endoscope le 1853. Il est aussi le premier à s'en servir sur un patient.
Il meurt à l'âge de le en son domicile de la rue de VerneuilArchives de Paris Acte de décès dressé au 7 arrondissement le 11/10/1894, vue 17 / 31, et est enterré au cimetière du Père-Lachaise ( division) le suivantRegistre journalier d'inhumation, 13 octobre 1894, n°3335, page 17. Il était officier de la Légion d'honneur à titre militaire et membre de nombreuses sociétés savantes.
Contributions vignette|upright=1.45|gauche|L'endoscope de Desormeaux L'invention de Desormeaux a été le premier instrument à pouvoir être utilisé pratiquement pour des opérations simples comme la cautérisation chimique. La nouveauté consistait en l'usage d'une lampe gazogène brûlant un mélange d'alcool (96 %) et de térébenthine ; la lampe avait une cheminée qui exploitait l'effet Venturi et éclairait comme jamais auparavant.
Chef de service à l'hôpital Necker à Paris, il fait connaître, , son instrument aux autres médecins. Mais tous ne sont pas convaincus.
Dans l'histoire de l'endoscopie, Desormeaux suit et son (1805), (1824), Pierre Salomon Ségalas et Jean Civiale. L'illumination électrique (cytoscope de ) a ensuite supplanté l'invention de Desormeaux.
Il pratique la première ablation d'un papillome de l'urètre.
Publications vignette|upright=0.85|Coupe de l'endoscopepar Pierre Lackerbauer Recherches sur la théorie élémentaire de la production des tissus accidentels, thèse de médecine, 1844 « Mémoire sur un cas d'hématurie » présenté à la Société de chirurgie, 1850 « Mémoire sur les luxations incomplètes du tibia en avant », 1852 Du traitement des kystes de l'ovaire, thèse d'agrégation, 1853 « De l'endoscope, instrument propre à éclairer certaines cavités intérieures de l'économie animale », dans Comptes rendus hebdomadaires des séances de l'Académie des sciences, , janvier-juin 1855, (avec Paul Gervais) Description d'un fœtus humain monstrueux devant former un genre à part sous le nom de pseudencéphale, Paris, A. Bertrand, 1860. De l'endoscope et de ses applications au diagnostic et au traitement des affections de l'urèthre [sic] et de la vessie — Leçons faites à l'hôpital Necker, Paris, Baillière, 1865 — Dédié à son maître, Rayer. The endoscope, and its application to the diagnosis and treatment of affections of the genito-urinary passages : lessons given at Necker Hospital, R. P. Hunt, Chicago, Robert Fergus' Sons, 1867, . De l'uréthrotomie : discours prononcé à la Société de chirurgie dans la séance du , Paris, Claye, 1865. Articles dans Sigismond Jaccoud (dir.), Nouveau dictionnaire de médecine et de chirurgie pratiques : « bougie », , 1866, ; (avec Benjamin Anger) « bras », , 1866, ; « cathéter, cathétérisme », , 1867, Titres et travaux scientifiques du , candidat à la place vacante à l'Académie impériale de médecine, pathologie externe, [Paris, impr. Martinet] 1867.
Bibliographie vignette|Position de l'endoscope durant l'application « Desormeaux, Antonin Jean », site du Musée européen de l'urologie Marcel Baudouin, « Nécrologie — le Antonin-Jean Desormeaux (Paris) », dans Le progrès médical : journal de médecine, de chirurgie et de pharmacie, série 02, , 1894, . Pierre Hillemand et Émile Gilbrin, Antonin-Jean Désormeaux (1818–1894), le créateur de l'endoscopie (Non consulté) Pierre Léger, « Antonin Jean Desormeaux », dans Progrès en urologie, 14, 2004, — Aussi en format Web.
Anne Rizzoli, Contribution à la bibliographie de A.-J. Desormeaux « Le père de l'endoscopie », thèse de médecine, Nancy 1, 1987 (Non consulté) Alain Segal, « Le médecin principal de classe Jean-Pierre Bonnafont (1805–1891) — Sa place prépondérante dans l'histoire de l'endoscopie au », dans Histoire des sciences médicales, , , 1983,
Compléments Notes et références
Voir aussi Jean-Pierre Bonnafont
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