La pompe à feu du Gros-Caillou était un système d’élévation des eaux de la Seine afin d'alimenter des fontaines de Paris. Elle était située sur la rive gauche dans le quartier du Gros-Caillou, au niveau du quai d'Orsay et fonctionna de 1788 à 1858.
Historique Le bâtiment est édifié par Béranger et les machineries sont construites par les frères Périer (Jacques-Constantin Périer et Auguste-Charles Périer), qui fonderont plus tard la Compagnie des eaux de Paris. Les mêmes avaient construit également la pompe à feu de Chaillot, mise en service en 1781.
La qualité des eaux était déplorable car la Seine servait à l'époque de tout-à-l'égout. En 1858, l'ingénieur Eugène Belgrand fait un rapport accablant sur la pompe à feu : . D'autre part, la rentabilité du système était de plus en plus déficitaire. Le , son fonctionnement est arrêté. Le bâtiment est détruit en 1909.
Fonctionnement Deux machines à vapeur alimentées en charbon puisaient environ 1300 mètres cubes par jour d'eau dans la Seine et l'élevait dans un réservoir situé au sommet d'une tour carrée d'une vingtaine de mètres de hautLe dénivelé total était de 35 mètres au dessus des basses eaux de la Seine.. Des canalisations alimentaient par gravité les fontaines du quartier du Gros-Caillou, du faubourg Saint-Germain et des environs ainsi qu'une trentaine de points d'eau privés. L'eau chaude produite par la vapeur servait aussi à des bains et à une école de natation.
La pompe alimentait 13 fontaines en 1807Philippe Viguie Desplaces, C'était hier... le , éditions L.M-Le Point, 1995. page 128. : Fontaine du Gros-Caillou (fontaine de Mars) Fontaine des Invalides, détruite. Fontaine des incurables (fontaine du Fellah) Fontaine de la Charité (de Popincourt, ou de Saint-Ambroise), détruite. Fontaine de Grenelle (fontaine des Quatre-Saisons) Fontaine Saint-Sulpice et antérieurement fontaine de la Paix Fontaine de l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés (fontaine Childebert), déplacée. Fontaine des Cordeliers, détruiteElle était auparavant alimentée par la pompe Notre-Dame. Fontaine de l'école de médecine, détruite. Fontaine Saint-BenoîtElle était auparavant alimentée par la pompe Notre-Dame., Fontaine Saint-Victor, détruite. Fontaine Saint-Séverin Fontaine du marché-aux-chevaux (fontaine Poliveau), détruite.
Voir aussi
Pompe à feu Pompe à feu de Chaillot Pavillon de l'eau
Notes
Références
Catégorie:7e arrondissement de Paris Catégorie:Hydrologie à Paris