Joseph Hippolyte Rossignol, né le à Pierre-de-Bresse et mort le à MelunNaissance : Archives de Saône-et-Loire, état civil à Pierre, 5 E 351/9, acte n° 32, vue 63/134. Décès : Archives de Seine-et-Marne, état civil à Melun, 6 E 306/125, acte n° 549, vue 198/230., est un vétérinaire français.

Biographie Il est le fils d'un vétérinaire, Jean Appolline Rossignol (1813-1881) et de Joséphine Marguerite Franon (1816-1892).

Son père entretient une amitié avec des vétérinaires enseignants : Jean-Henri Magne et Félix Lecoq, qu'Hippolyte rencontra donc enfant.

Après de bonnes études au collège de Dole, il entre en 1856 à l’école vétérinaire de Lyon, alors dirigée par Lecoq. Il en sort diplômé au premier rang, en 1860 et il vient s'installer à Montereau-Fault-Yonne vers le milieu de 1861. C'est là qu'il rencontre sa future épouse.

Il épouse, le à Chéroy, Marie Georgette Guillaume (1846-1925) avec laquelle il aura deux fils : Paul Maurice Joseph Rossignol (1866-1948) et Lucien Appoline Rossignol (1870-1940).

En 1868, il quitte Montereau et retourne dans son pays natal où il s'installe comme agriculteur.

Durant la guerre franco-allemande de 1870, il est nommé officier dans une compagnie de gardes nationaux, où il ravitaille en fourrages l'armée de Garibaldi, lors de la bataille de Dijon.

Après l'armistice, il se dépensa avec ardeur pour l'élection des candidats républicains à l'Assemblée nationale.

En 1873, il revient exercer la médecine vétérinaire en Seine-et-Marne et s'installe à Melun où il se fait rapidement une clientèle. Il est constamment élu conseiller municipal de Melun de 1882 à 1896 ; il est administrateur de l'hospice de Melun du au .

Le vétérinaire militant Il s'attacha à la création d'organisations professionnelles pour lutter contre l'empirisme encore en vigueur, alors, dans cette profession. Dès 1861, il seconda son collègue René Pouteau, de Melun, dans son projet de créer une société de médecine vétérinaire en Seine-et-Marne, et en , est fondée, à Melun, la première société de praticiens vétérinaires de la région parisienne. Il y proposa l'organisation d'un Congrès national vétérinaire dont le but principal devait être la préparation d'un projet de loi réglementant l'exercice de la médecine vétérinaire. Le projet échoua.

D'une volonté déterminée, à son retour en Seine-et-Marne, il reprend sa proposition de 1862 relative à un « Congrès national vétérinaire » dont il demande la tenue en 1878, au moment de l'Exposition universelle. De ce congrès sortit un projet de loi sur la police sanitaire.

En , il fonde la « Société de médecine vétérinaire pratique » par la réunion des sociétés départementales de Seine-et-Oise, de Seine-et-Marne et du Loiret ; il en fut le secrétaire général. Le , il fonde la revue l'Echo vétérinaire avec ses confrères Jean-François Quivogne, Thierry, Émilien Griolet et Larmet ; il en quitte la rédaction à la suite d'une brouille. En 1881, il fonde, avec Garnier et Biot, la revue la Presse vétérinaire.

Les expériences de Pouilly-le-Fort vignette|300x300px|Plaque commémorative des expériences de Pouilly-le-Fort par Louis Pasteur chez Hippolyte Rossignol. Hippolyte Rossignol était au départ très critique sur les thèses de Louis Pasteur sur la microbiologieIl écrivait le dans sa nouvelle Presse Vétérinaire : « Voulez-vous du microbe, on en a mis partout. La microbiâtrie est aujourd’hui tout à fait à la mode, elle règne en souveraine, c’est une doctrine qu’on ne discute pas, on doit l’admettre sans réplique, du moment surtout que son grand prêtre, le savant Pasteur, a prononcé le mot sacramentel : J’ai dit. Le microbe seul est et doit être la caractéristique d’une maladie; c’est entendu et convenu, désormais la théorie des germes doit l’emporter sur la clinique pure; le microbe seul est éternellement vrai, et Pasteur est son prophète ».. Il propose néanmoins que sa ferme de Pouilly-le-Fort serve de terrain d’expérimentation à grande échelle de ce qui n’est encore qu’hypothèse du laboratoire : la vaccination.

Le baron de La Rochette, président de la Société d’Agriculture de Melun, signe avec les organisateurs une convention précisant que la Société met à disposition des moutons parmi lesquels certains seront vaccinés et d'autres non, puis on inoculera à tous le microbe du charbon.

Pasteur veut une démonstration éclatante, la vaccination est un événement scientifique et mondain : quantité de personnalités de la science, de la politique et des arts sont conviées à assister à la première injection, qui a lieu le . L’inoculation du microbe actif a lieu le 31 mai, et les premiers résultats sont visibles dès le 2 juin : les moutons vaccinés sont indemnes, les autres sont gravement atteints par la maladie, et en sont morts ou vont en mourir. C’est un triomphe pour Pasteur.

Bibliographie Victor Fraitot (1849-1906), Une page d'histoire du XIX siècle - Pasteur (l’œuvre, l'homme, le savant), Paris : librairie Vuibert, 1905, pp.42-54 Paul Dechambre (1868-1935), Éloge d’Hippolyte Rossignol, Vétérinaire, secrétaire perpétuel de la société de médecine vétérinaire pratique, président de l'association centrale des vétérinaires, Paris : Vigot frères éditeurs , 1923

Références

Voir aussi

Secret de Pouilly-le-Fort

Liens externes

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