Villette-lès-Dole est une commune française située dans le département du Jura, dans la région culturelle et historique de Franche-Comté et la région administrative Bourgogne-Franche-Comté.
Ses habitants sont appelés les Villettois et Villettoises.
Géographie
Villette-lès-Dole est une commune jurassienne située dans le canton de Dole-Nord-Est à six kilomètres de Dole et à quarante-six de Lons-le-Saunier, préfecture du Jura. L'altitude est de au bas du village, et de au niveau du bois.
Villette-lès-Dole est située sur un plateau qui domine le bassin du Doubs, les plaines de Bourgogne, et d'où l'on peut distinguer les premiers plateaux du Jura. La commune est traversée par la Clauge.
Se trouvent également sur le territoire de la commune des sources qui forment une courte rivière, la Mousse, qui finit son court dans la Clauge au niveau du pont de la voie ferrée. La Mousse aurait la particularité de ne jamais geler, ce qui expliquerait également la position géographique du moulin de la Corre (ou de l'Accord) qui lors des hivers rudes était le dernier des six moulins de la Clauge à fonctionner.
La commune possède des bois communaux qui se confondent avec la forêt de Chaux.
Villette-lès-Dole est traversée par la route Paris-Genève, appelée aussi « Route blanche ». Une voie antique appelée « Agrippa » rejoint sur cette route, elle débute au pont de Belmont et traverse les communes de Augerans, de La Loye et de Dole.
Communes limitrophes
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat semi-continental. et est dans une zone de transition entre les régions climatiques « Bourgogne, vallée de la Saône » et « Jura ».. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Dole à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... .
Urbanisme Typologie Au , Villette-lès-Dole est catégorisée ceinture urbaine, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de DoleUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie. , une agglomération intra-départementale regroupant huit communes, dont elle est une commune de la banlieueDans une agglomération multicommunale, une commune est dite de banlieue lorsqu'elle n'est pas ville-centre, à savoir que sa population est inférieure à 50 % de la population de l’agglomération ou de la commune la plus peuplée. Dans le cas de l'unité urbaine de Dole, il y a une ville-centre et sept communes de banlieue... Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Dole, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...
Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (75,7 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (76,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (58,5 %), prairies (17,2 %), zones urbanisées (14 %), forêts (10,2 %), zones agricoles hétérogènes (0,1 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Toponymie
Villette : De l'oïl villette, « petite maison des champs », ou « très petite ville »..
Histoire Villette-les-Dole devient une petite bourgade (petit bourg où les maisons occupent un grand territoire), qui parait avoir compté de nombreuses habitations à l'époque romaine, comme en témoignent les ruines trouvées sur les lieux appelés Champs aux chenevières et La grande brosse.
Moyen Âge Au Moyen Âge, le village compte plusieurs mottes féodales, dont les plus importantes sont : motte de la Mousse ; motte de la Pressagne ; motte des Emards.
Villette-lès-Dole a dépendu en toute justice, pour une partie de la seigneurie de Gevry, et pour l'autre partie de celle de la châtellenie de Dole (seigneurie et juridiction d'un châtelain). Les fiefs des Emards et de la Pressagne s'étendaient sur une vaste portion du territoire de la commune actuelle. Leurs châteaux furent détruits pendant le siège de Dole en 1477, par les Français à l'époque du règne de Louis XI, sort qui fut probablement celui des autres quartiers qui formaient Villette.
L'origine de Pressagne (ou Presseigne) semble venir du latin Pratum Sanguinis qui signifie : « Prés du sang et marquerait donc bien un champ de bataille ». L'origine des Emards (ou des Mars) proviendrait du nom d'une famille noble qui avait possédé ce fief. Il est situé sur le bord de la forêt de Chaux, derrière l'actuel cimetière, et il avait en son centre, une motte artificielle entourée de fossés, sur laquelle avait été construit un château fort. Ce fief s'étendait sur une partie de Parrecey (Parcey), et relevait directement du comté de Bourgogne grâce à leur château de Dole. Une partie de ce fief fut vendue le à Baldoine d'Astel, sœur du propriétaire, épouse du sieur Gremaud, nom très connu et famille à responsabilité encore au . Le reste de l'histoire de cette moitié de fief concerne la commune de Parcey. Comme indiqué ci-dessus, les fiefs de la Pressagne et des Emards furent anéantis en 1477. Ils se recouvrirent, avec le temps, de forêts.
Cependant, c'est grâce aux nouveaux moyens de recherche permis par les avancées scientifiques actuelles, telles que la photographie aérienne, que les archéologues francs-comtois ont pu apporter beaucoup de précisions sur les mottes de Villette.
En 1914, un archéologue signale simplement la « motte du Chatelot » ou « Maison forte de la Pressagne », mais ne mentionne pas de celle des Emards. Il apparaît ainsi d'après lui, que ces deux mottes n'en font en fait qu'une seule : celle du Chatelot (appelée aussi « au château » ou « chatai »). Aucune motte n'ayant été découverte il n'est donc pas possible de déceler l'endroit où était située la Pressagne. D'autre part et comme indiqué ci-dessus, du fait que ces deux fiefs s'étendaient sur une vaste portion du territoire, les historiens chargés de retracer l'histoire des fiefs de la commune ont pu être induits en erreur.
En 1976, aidées en cela par un été particulièrement sec suivi d'un automne exceptionnellement humide, des recherches ont permis de définir avec précision la motte du fief des Emards par l'intermédiaire de la prospection aérienne. Cette prospection à notamment permis de démontrer que la motte des Emards était de forme circulaire, alors que jusqu'à cette date, tous les spécialistes l'avaient définie comme carrée. Il en découla également que la superficie était supérieure à celle estimée en 1914 ; elle aurait ainsi eu un diamètre supérieur à , et une hauteur encore visible en 1914 de , des fossés de dix mètres de largeur : c'est sur cette motte que le châtelet avait été construit. Le sort réservé aux ruines de cette maison-forte, a certainement dû être le même que celui réservé aux autres châteaux de cette époque, à savoir que ces pierres de taille ont servi à la construction de fermes ou de maisons dans les proches alentours.
font état de l'existence d'autres mottes mais les moyens techniques actuels ne permettent toujours pas d'en confirmer l'existence. Inversement, en 1978 lors d'un relevé topographique, une motte qui n'apparaissait sur aucun document à l'exception dans le bas du village. Il s'agit d'une motte féodale dite « à basse-cour », coupée par la grande rue et masquée par les différentes modifications topographique dues au temps. Une prospection aérienne fut ensuite réalisée afin de confirmer les relevés pris au sol, il fut nettement distingué que la motte possédait un enclos circulaire au sud, et une basse-cour qui elle, avait par contre été repérée sur un cadastre de 1812. Elle se trouve au nord de la motte, et est délimitée par les chemins, parcelles, buissons qui forment un vaste enclos en forme de losange.
Villette-lès-Dole a continué de se développer sans connaître l'existence de cette motte, qui plus est, d'après les spécialistes, serait la plus grande des mottes féodales connues à ce jour en Franche-Comté. Elle daterait du ou , et aurait appartenu à des comtes de Bourgogne qui avaient encore des possessions à Villette-lès-Dole au .
Par un acte daté du , Françoise de Rye : Dame de Gevry et Claude-François de Neuchâtel, son époux, donnent à titre d'acensement perpétuel à Jean Michotey : docteur en droit, et à Jean Belin, la forêt de la Pressagne avec pouvoir de la défricher d'y construire des maisons, des granges, et de jouir dans la forêt de Chaux de tous les droits d'usage existants ; le tout moyennant le paiement d'une somme de 300 écus d'or, et à charge d'un cent de deux blancs par journal de terre mis en culture« Cent » : Redevance annuelle, impôt, fermage.
« Blancs » : 1/ de franc.
« Journal » : Unité de mesure de surface de terre cultivable, approximativement égal à 36 ares..
Le bois est donc défriché, et plusieurs maisons y sont construites (vingt maisons en deux ans).
Les pierres utilisées pour la construction des maisons proviendraient de la carrière de Villette-lès-Dole, mais la difficulté de son exploitation l'amena par la suite à l'abandon. Dans cette carrière que se trouve un gouffre à l'origine du nom du chemin.
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