Clinique de déshomosexualisation est le nom donné à un ensemble de centres privés en Équateur, souvent associés à des groupes évangéliques, qui proposent des traitements pour guérir de l'homosexualité. Ces centres, qui sont illégaux« Équateur. De faux hôpitaux pour "guérir" l’homosexualité », Courrier international, . et se dissimulent souvent derrière la lutte contre l'alcoolisme et la dépendance à la drogue ou comme cure de désintoxication« Le Comité pour l'élimination de la discrimination à l'égard des femmes examine le rapport de l'Équateur », Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l'homme, 19 février 2015., ont été comptabilisés jusqu'au nombre de deux cents dans ce pays « El maltrato reina en centros de “deshomosexualismo” », El Telégrafo, 29 août 2011. « Clínicas ilegales en Ecuador prometen “curar” la homosexualidad », Dos Manzanas, 27 novembre 2010. « Ecuador clausura decenas de clínicas en las que se intentaba “curar” la homosexualidad », Dos Manzanas, 16 septembre 2011..

Ce type de centres a été dénoncé par le Comité d'Amérique latine et des Caraïbes pour la défense des droits humains (Cladem-Ecuador) en 2009, rappelant que l'état devait . Selon le Cladem, ces centres existaient depuis une dizaine d'années.

Les centres offrent aux parents la de leurs enfants, de sorte que souvent les victimes sont séquestrées et forcées à entrer avec l'aide de leurs proches. La Fondation Équité et Genre reçoit quinze plaintes par an de personnes qui ont été internées contre leur volonté. L'association Silueta X a lancé en 2013 une campagne pour fermer ces centres, après la multiplication de ces témoignages Tiempo de igualdad, Clinicas de Deshomosexualización o tortura LGBT en Ecuador, sur Youtube, 30 mai 2013..

Les traitements dans ces cliniques peuvent coûter jusqu'à 1500 dollars par mois. Des témoignages de gays et de lesbiennes passés dans ces centres révèlent que dans certains cas, ces traitements recourent à la violence et à des formes de torture, comme , la thérapie par aversion, la privation de nourriture ou de sommeil.

En 2011, le ministère de la santé publique de l'Équateur a annoncé la fermeture d'une trentaine de centres de ce type « Ecuador clausura casi 30 clínicas ilegales que ofrecían cura a homosexualidad », La Hora nacional, 16 août 2011.. La nouvelle ministre de la santé depuis 2012, la militante lesbienne Carina Vance Mafla, a promis de poursuivre le plan de fermeture de l'année précédente Michelle Garcia, « Ecuador: Lesbian Activist Appointed to Presidential Cabinet », The Advocate, 24 janvier 2012.. Des descentes dans trois de ces cliniques ont permis de secourir une douzaine de femmes qui y étaient séquestrées « Rights groups hail Ecuador's crackdown on lesbian 'torture clinics' », NBC News, 25 janvier 2012..

Notes et références

Catégorie:Traitement pseudo-scientifique de l'homosexualité Catégorie:LGBT en Équateur Catégorie:Torture en Équateur