thumb|Un makerspace en Allemagne. Un est un tiers-lieu de type atelier de fabrication numérique, évolution du hackerspace, ouvert au public. Il met à disposition des machines-outils et machines-outils à commande numérique habituellement réservées à des professionnels dans un but de prototypage rapide ou de production à petite échelle.
Caractéristiques Le site Makerspace.com décrit ces endroits comme :
Évolution du hackerspace, donc perpétuant l'éthique hacker, ces endroits cherchent, en plus de fournir des outils, à fournir des compétences et des savoirs. Nicolas Bard, cofondateur de ICI Montreuil, insiste sur ce point, montrant le rattachement aux valeurs de la culture maker :
Éthique et valeurs Dans L'Éthique hacker et l'esprit de l'ère de l'information, Pekka Himanen, philosophe finlandais, définit l'éthique hacker en plusieurs points dont deux caractérisant directement tiers-lieux, et . : travail : la mise au travail des hackers du logiciel libre consiste dans le plaisir, dans le jeu, dans l’engagement dans une passion. Pour Linus Torvalds, Les hackers parviennent à s’affranchir du recours à l’autorité hiérarchique pour coordonner leurs activités, en lui substituant comme modalité principale la coopération directe ; financier : le mobile de l’activité du hacker n’est pas l’argent. Un des fondements mêmes du mouvement du logiciel libre, initié par les hackers, consiste précisément à rendre impossible l’appropriabilité privée de la production logicielle et donc la perspective d’en tirer profit. Là encore, on trouve comme mobiles qui président à l’engagement dans le travail coopératif volontaire la passion, la créativité et la socialisation. L’éthique hacker, selon Himanen, est . Elle constitue une innovation sociale susceptible d’avoir une portée qui dépasse largement les limites de l’activité informatique.
Les valeurs de la culture maker sont très proches :
Engendrant aux travers des projets initiés dans chacun d'eux un nombre important de biens communs informationnels, les proposent la possibilité d'alimenter un patrimoine informationnel commun, en général sur le modèle wiki. Cette méthodologie contraignante de documentation systématique des projets initiés au sein du lieu a amené plusieurs et fab labs à se pencher sur le problème..
Histoire Le c-base de Berlin, créé en 1995 est considéré comme le premier hackerspace bien que ait fondé une initiative similaire en 1994. Il a d'abord été considéré comme un hackerspace avant d'évoluer en pour répondre aux besoins en machines de la communauté.
Évolution Le type de le plus connu actuellement est le fab lab, assurant de suivre une charte écrite par le M.I.T. (Massachusetts Institute of Technology)Charte des fablabs du M.I.T. et dont le réseau s'étend dans le monde entierCarte des fablabs à travers le monde.
Neil Gershenfeld, physicien et informaticien, professeur au sein du M.I.T., posa les bases de ce qu'allaient devenir les fab labs, le premier ouvrant au sein de l'université en 2001.
Néanmoins la charte des fab labs étant ouverte à de nombreuses interprétations quant à la gestion des droits d'auteurs ainsi qu'à l'application des licences MIT.., permissives, voire laxistes, rendant difficile leur défense en justice, plusieurs ont refusé délibérément d'être des fab labs, c'est par exemple le cas de MicroFactory, à Bruxelles.
Là où beaucoup de se créeront autour d'une communauté voulant partager des compétences, le phénomène de mode autour des fab labs fera se créer des fab labs disposant , d'après Nicolas Bard, cofondateur du ICI Montreuil.
Plusieurs autres initiatives cherchant à créer un réseau de ont vu le jour, par exemple le réseau d'ateliers TechShop auquel s'est associé Leroy Merlin en France.
Née au début des années 1990, l'initiative , principalement présente en Australie et comptant maintenant près de , cherche à renouer un lien social chez les personnes âgées par le travail et le partage des connaissances... Cette initiative est considérée comme un cousin des car elle a évolué et s'étend maintenant à d'autres catégories de personnes et d'autres domaines.
Enjeux en matière de développement
Au sein de ces lieux de fabrication, la créativité individuelle est encouragée autour du terme Do It Yourself. Cette philosophie représente un modèle d'innovation centré sur l'utilisateur, décrit par : les consommateurs sont à l'origine d'une innovation ascendante, à hauteur de 77 % pour les instruments scientifiques.
La majorité de ces innovations issues d'un utilisateur ou bricolo-créateur (), intéressent dans un premier temps uniquement leur propre créateur, puis son entourage ou son milieu professionnel. Par les outils numériques grandissant, la distribution de ces innovations deviendrait un enjeu économique.
Selon une hypothèse, ce serait la fin de l'obsolescence programmée, puisque la fabrication d'objets libres permettrait de remplacer les pièces usées. Donc un progrès écologique et économique majeur. Selon l'autre, au contraire, il ne serait ni rentable, ni écologiquement durable que chacun puisse disposer de son fab labs, mais certains des auteurs du concept espèrent un jour en faire un périphérique distant, mais courant des ordinateurs individuels, permettant la création (éventuellement collaborative et libre) de nouveaux objets, ou la réalisation d'objets directement à partir de plans disponibles librement sur le web. Des logiciels libres pouvant également être utilisés.
Enjeux sociaux, éthiques, économiques et prospectifs
Le développement des , dû en grande partie à l'initiative Fab lab du MIT, qui dépend aussi du maintien de la « bricolabilité » et donc de l'interopérabilité des dispositifs technologies informatiques, pourrait modifier voire bouleverser une partie des logiques d'offre et demande mises en place par l'économie industrielle et de marché des ..
Selon ses usages et localisations, un outil de type pourrait en effet contribuer à appauvrir ou exploiter des sociétés ou populations déjà appauvries ou vulnérables en délocalisant et dématérialisant l'emploi et la production là où l'offre serait la moins chère (avec probablement une protection sociale, sanitaire et environnementale moindre), ou au contraire libérer certaines populations de leur dépendance à des producteurs éloignés (en diminuant les coûts de transports, frais de licence, droit de propriété intellectuelle).
De même selon la manière dont ils seront utilisés, ils pourront exacerber le gaspillage d'énergie et de ressource, ou au contraire s'inscrire dans une logique d'écodéveloppement.
La diffusion des permettrait aussi théoriquement de faciliter la production et diffusion de faux ou de copies illégales d'objets matériels.
Le peut aussi être un outil d'aide à l'insertion et à la formation de publics en difficulté. Un moyen d'amener le numérique vers des publics peu enclin à l'usage de l'informatique et ainsi contribuer à l'e-insertion, à la réduction de la fracture numérique.
Notes et références
Voir aussi Articles connexes Culture Do It Yourself Fab lab Hackerspace Tiers-lieu
* Catégorie:Prototypage rapide Catégorie:Culture alternative Catégorie:Tiers-lieu Catégorie:Innovation sociale Catégorie:Do it yourself