vignette|Pratique du jūkendō aux jeux du sanctuaire Meiji en 1942. Le est l'art martial japonais de combat à la baïonnetteStevens, J. (1985): "The Founder, Ueshiba Morihei." In Richard Strozzi-Heckler (Ed.): Aikido and the new warrior (). Berkeley, CA: North Atlantic. Mather, J. (1990): "A Sensei's story: Karate's Takayuki Kubota." Black Belt, 28(6):40–44.Steele, D. E. (1991): "Training to fight Saddam's army: US troops prepared for hand-to-hand combat against Iraqis." Black Belt, 29(5):33–36.Lowry, D. (2009): The Karate way: Discovering the spirit of practice (). Boston, MA: Shambhala. . Il ne devient – comme précisé sur le site de la fédération – un budô, qu’en 1941. Son nom – d’abord jûsô kakutô (combat au fusil-lance) ou kenjû kakusô (combat à la baïonnette), puis jûken jutsu – devient alors officiellement jûkendô, avec la création de l’Association de promotion du jûkendô du Grand Japon (Dai nippon jûkendô shinkôkai). Les techniques de jūkendō sont basées sur le sōjutsu (art de combattre à la lance), ainsi que très largement sur les techniques de baïonnette enseignées par l'armée française lors des missions militaires au Japon. La définition de la Fédération nie pourtant l’influence française : « Le jûkendô est un budô fondé sur la “technique d’estoc” du sôjutsu [art de la lance], lequel est un bujutsu traditionnel de notre pays, qui s’est constitué puis développé au début de l’ère Meiji ».

Durant l'ère Meiji, les techniques japonaises de combat à la baïonnette sont institutionnalisées dans un système appelé jukenjutsuFighting Arts: Jukendo (c. 2008). Retrieved on February 28, 2010. et enseignées à l'académie militaire de Toyama à Tokyo. Morihei Ueshiba, fondateur de l'aïkido, s'entraîne au jukenjutsu et incorpore des éléments de cet art dans son propre artde Jong, H. (c. 2007): Aikido Retrieved on February 28, 2010..

Après la Seconde Guerre mondiale, la pratique du jukenjutsu sous sa forme moderne de jūkendō est interdite par les autorités d'occupation américaines (seul le sumô n’avait pas été touché par l’interdiction). "En effet le développement est singulier par rapport aux autres budô. En effet, tandis que jûdô, kendô ou kyûdô (avant récupération idéologique) se constituent en « principe » (dô), en s’affranchissant de l’aspect pratique, le « combat à la baïonnette », lui, est enseigné dans les écoles militaires à des fins on ne peut plus « pragmatiques » – tuer –, une nécessité renforcée par les différentes guerres dans lesquelles le Japon se retrouve engagé à partir de 1894. Il y a donc, jusque dans les années 1930, d’un côté, les budô – qui, en sus de contribuer à former des corps robustes, peuvent être vus, au mieux, dans l’ambition qui a présidé à leur « invention », comme des moyens de formation et de socialisation de l’homme, au pire comme des vecteurs d’inculcation d’un esprit guerrier au parfum d’un bushidô idéalisé – et, de l’autre, le jûken jutsu, pour que le soldat – que tout citoyen peut être amené à devenir – puisse, au corps à corps, terrasser l’ennemi, en le transperçant si besoin".

La fédération japonaise de jūkendō amateur est établie en 1952Wagner, E. A. (1989): Sport in Asia and Africa: A comparative handbook (). New York: Greenwood. . La fédération japonaise de jūkendō est établie en All Japan Jukendo Federation. Retrieved on February 28, 2010..

Le jūkendō moderne utilise un mokujū, une réplique en bois d'un fusil avec une baïonnette émoussée attachée à l'extrémité, à la place d'un vrai fusilClayton, B. D., Horwitz, R., & Pollard, E. (2004): Shotokan's secret: The hidden truth behind Karate's fighting origins (). Black Belt Books. .

Le , le ministère de l’Éducation organise une consultation publique via Internet à propos des nouvelles directives pour le collège. Tout citoyen a un mois pour s’exprimer sur la proposition du texte mis en ligne, et dans lequel figurent huit des budô qui seront mentionnés dans la version finale, mais pas le jûkendô. La publication des nouvelles directives du contiendra pourtant le jûkendô. Le journal Mainichi (en général favorable au gouvernement) ne peut s’empêcher d’inter-titrer la fin de son article « Le processus ayant mené à la mention du jûkendô est étrange ».

L'art est pratiqué autant par les forces japonaises d'autodéfense que les civils. Le , lors d’une session de la commission parlementaire sur la diplomatie et la défense, Satô « Hige » Masahisa, membre du PLD, élu à la Chambre des représentants en 2007 et ministre des Affaires étrangères en annonce que le jûkendô est fort de quelque compétiteurs et, puisqu’il s’agit d’une activité obligatoire pour tout nouvel entrant dans l’armée de terre ou de l’air (plus de par an), il estime le nombre de pratiquants entre et . Pourtant, sur (armées de l’air et de terre cumulées), si seuls pratiquent, dont au moins par contrainte, c’est que sitôt que cela leur est possible, ils abandonnent. De plus, cela veut dire que la quasi-totalité des pratiquants du jûkendô est soit militaire, soit ex-militaire. L’activité n’est d’ailleurs proposée en club scolaire que dans 15 lycées.  

L'entraînement incorpore des kata (mouvements codifiés), des enchaînements à deux personnes, et des matchs de compétition utilisant le mokujū et des armures de protection. Les trois principales cibles sur le corps humain sont le cœur, la gorge, et le côté inférieur gauche de l'adversaire.

Voir aussi Jōdō

Références

Liens externes All Japan Jukendo Federation International Jukendo Federation

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