Gourbera est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département des Landes (région Nouvelle-Aquitaine).

Ses habitants sont appelés les Gourberasiens.

Géographie

Localisation

vignette|centre|redresse=1.4|Situation de la commune.

Communes limitrophes

Géologie et relief Toute la superficie de la commune fait partie intégrante du sud des Landes de Gascogne recouvrant un plateau de sédiments de sables enrichis d'humus en surface, puis agglomérés pareillement à une sorte de grès en couche d'alios à une faible profondeur, sous laquelle se retrouve du sable naturel sans impureté sur une épaisseur de plusieurs mètres. Ce plateau désigné comme Plateau landais s'applique bien à Gourbera dont la partie septentrionale de plusieurs centaines d'hectares s'appelle le Plat s'élevant à environ , pour s'incliner vers le sud jusqu'à moins de , par l'érosion des petits cours d'eau le drainant dans de modestes vallonnements creusant les seuls reliefs de la commune.

Hydrographie Cours d'eau Les ruisseaux de Pountimbéou, Mouliot, La Moulaque, Guadet prennent leur source au nord de la commune, entre le hameau de Caphore et le plateau Le Plat, autour de d'altitude, pour former ensuite le ruisseau de Bouhette, avant de se nommer ruisseau de Cabanes, affluent droit de l'Adour, dès son entrée sur la commune de Saint-Paul-les-Dax à d'altitude.

Hydrologie La nappe phréatique est présente dès de profondeur, comme l'attestent encore les quelques puits à balancier visibles dans les airials. Lors des années pluvieuses, elle affleure même dans les fossés bordant certains chemins. La couche d'alios se rencontre assez fréquemment à moins d'un mètre, donnant sa teinte rouille au lit des ruisseaux comme celui de la Moulaque, coulant à l'est du quartier Rougicq (orthographié Rouyicq dans le passé), peut-être à l'origine de ce nom Rouge eau ou Rouille eau. La couche d'alios se forme précisément en filtrant les eaux sédimentaires drainant l'humus du couvert végétal, teintant au fil du temps tout matériau plus résistant longuement exposé à cette eau ferrugineuse. Jusqu'au début des années 1980, chaque ferme ou airial se contentait de l'eau potable puisée grâce au balancier ou chadouf équipant les puits de briques en quartiers maçonnées de chaux, n'excédant pas de profondeur. Pompes manuelles à levier, au corps de cuivre ou de fonte, amélioraient le débit à la demande des besoins ménagers quotidiens, lorsque les chadoufs manquaient trop de souplesse d'utilisation pour la quantité d'eau demandée sur le champ en continu, dans les modestes métairies. Des forages modernes dotés de pompes électriques, plus profonds, assuraient l'approvisionnement d'une eau potable de qualité et théoriquement intarissable aux habitations s'adaptant plus volontiers au progrès, hébergeant de plus jeunes générations auprès des anciens, depuis le milieu du siècle dernier.

Au début des années 1980, un concours de circonstances va engendrer une évolution historique dans l'approvisionnement de l'eau sur la commune. Tout d'abord, la culture du maïs doux nécessitant une irrigation par aspersion aérienne intensive n'a pu être lancée qu'au prix de forages très profonds à gros débit et de canalisations enfouies le long des accès, prolongées d'adductions souples et mobiles opérationnelles toute la journée jusque tard en soirée. La sécheresse de ces premiers étés de culture, très grosse consommatrice d'eau, a peut-être expliqué la baisse de la nappe phréatique alimentant les forages domestiques, moins profonds, durant l'hiver 1983, jusqu'à désamorcer celui du Petit-Rougicq, tout en provoquant l'étiage temporaire de son puits à balancier. Son propriétaire également conseiller municipal d'alors soumit dès les jours suivants la proposition écrite d'étudier le projet d'adduction d'eau potable vers tous les quartiers accessibles par voie communale, en connectant ce réseau au château d'eau d'Herm, judicieusement installé près de la limite Ouest de la commune de Gourbera, à l'embranchement de la route de Taller, non loin du hameau de Cluquelardit. Préoccupé aussi par le maintien de l'école communale à classe unique et de son instituteur, dépendant de la venue de nouveaux jeunes couples avec enfants scolarisables, et donc en créant des logements pour les accueillir, le conseil municipal et son maire adoptèrent sans trop de réticence, malgré son coût, cette proposition pour lancer dans le courant de l'année les études de faisabilité pour réalisation à court terme. Au printemps 1987, l'eau courante parvenait au robinet d'un grand nombre de foyers gourberasiens, ouvrant à la commune un potentiel d'urbanisation progressive et maîtrisée proche de ce réseau. Le nombre de nouvelles villas, assez souvent avec piscine, et le rattrapage démographique de la commune depuis cette époque en sont le reflet et un résultat indéniables.

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique. et est dans la région climatique Littoral charentais et aquitain, caractérisée par une pluviométrie élevée en automne et en hiver, un bon ensoleillement, des hivers doux (), soumis à la brise de mer.. Elle est en outre dans la zone H2c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Dax à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... .

Urbanisme Typologie Au , Gourbera est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Dax, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...

Occupation des sols vignette|redresse=1.4|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC). L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (86,9 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (92,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (51,2 %), forêts (35,7 %), terres arables (7,8 %), zones agricoles hétérogènes (4,1 %), zones urbanisées (1,2 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)..

Hameaux et lieux-dits Gourbera se caractérise par le nombre de hameaux et lieux-dits au regard de sa superficie et de sa population, qui a été longtemps dispersée parmi les clairières habitées (espace désigné airial) dans le massif forestier jusqu'au siècle dernier.. Ces quartiers ont évolué depuis en agglomérant près de leur noyau initial quelques villas sur des parcelles un peu plus réduites souvent entourées de haies formatées, mais donnant toujours au village un aspect aéré très en phase avec l'environnement. Depuis 2002, un lotissement d'une trentaine de parcelles assez proches du centre apporte par ses grandes villas modernes plus de densité au cœur du village, sans toutefois rompre l'éparpillement initial des habitations, grâce à leur faible hauteur et leur style, construites généralement au milieu de ces vastes parcelles arborées, gazonnées et clôturées en lisses de bois adoucissant leur intégration environnementale. La plupart des hameaux issus d'anciens airiaux encore reconnaissables par leur puits à balancier, leurs typiques granges charretières, présentent aussi des habitations toujours imprégnées de leur style originel et traditionnel, dont le plan de base et les volumes ont été respectés malgré leur rénovation adaptée au goût actuel (décloisonnement des pièces à vivre).

Voies de communication et transports Dès l'Antiquité, Gourbera était le lieu de passage nord-sud d'une voie romaine, au tracé encore mal défini, allant de Bordeaux à Dax. Comme expliqué dans la sous section histoire, les pèlerins de saint Jacques de Compostelle ont repris ce parcours, mieux balisé sur son territoire entre les deux étapes hospitalières de Clucq à Taller et de Pouymartet à Gourbera, matérialisé à présent par le , aussi désigné Via Turonensis. La tranquillité actuelle du village laisse difficilement imaginer le passage d'un tel axe de circulation piétonne entre l'Europe Germanique et l'extrémité nord-ouest de l'Espagne.

La commune est depuis traversée d'ouest en est par la départementale 150 reliant Azur à Pontonx, en desservant directement le centre du village, concrétisé par la mairie et l'église, entre lesquels elle passe pour former à proximité un carrefour aménagé en coquet rond-point, avec la départementale 342 la joignant vers le sud à Saint-Paul-lès-Dax, et vers le nord à Laluque. La départementale 947 allant de Castets à Navarrenx tranche en ligne droite son territoire à l'ouest sur plus de , longeant son hameau de Piston.

Ce même petit groupe de maisons serait également approché au sud par la LGV Bordeaux-Espagne balafrant sur environ (du au inclus) le vert manteau forestier couvrant le sud de la commune jusqu'aux abords nord de l'étang de Bouhette, à l'est, si elle voit le jour en 2027. Gourbera bénéficie d'un accès quasi direct à de la sortie 12 (Castets) de la voie express Paris-Espagne, et à de la sortie nord de Saint-Paul-les-Dax sur la voie express D824 Mont-de-Marsan - Saint-Geours-de-Maremne, variante de l'axe Toulouse - Bayonne via Auch. Une douzaine de kilomètres la sépare du centre de la communauté d'agglomération du Grand Dax dont elle fait partie, et de sa gare SNCF, nœud ferroviaire aiguillant des TGV vers la Côte Basque puis l'Espagne, et les Pyrénées centrales, peut-être un jour directement vers l'Aragon. d'une route dégagée mènent à Messanges, plage océanique la plus proche. Sans les inconvénients d'un carrefour plus important, le village dispose cependant d'accès faciles, appréciés par ses habitants et les touristes, attrait contribuant tout à fait à son développement.

Risques majeurs