L'abbé Jean Nicolas Voyaux (ou Voyaux-Defranoux, Voyaux de Franoux ou Voyaux de FranousOn trouve dans les documents historiques des graphies différentes du nom de famille. Sur les registres paroissiaux de l'intéressé et de sa famille au , il est noté "Defranou", sur d'autres "de Franoux" ou DeFranoux", et au "Defranoux".), né le à Tendon et mort le à Londres, est un ecclésiastique français. Chanoine à l'église Sainte-Marie de Chelsea à Londres, il crée et finance à Tendon l'hospice et l'école de filles de la commune.
Généalogie Jean Nicolas Voyaux voit le jour le vendredi à Tendon, dans le duché de Lorraine. Il est le fils légitime de Jean Joseph Voyaux, greffier au ban Saint-Joseph de Tendon, et de Catherine DefranouxRegistre paroissial de la commune de Tendon (Vosges), page 32, ,.
Il est baptisé à Tendon le par l'officiant religieux Georges Joseph Vointre. Il a comme parrain son grand-père Jean Nicolas Voyaux et comme marraine Catherine Dieudonné.
Son père Jean Joseph meurt le et sa mère Catherine le . Jean-Nicolas ajoute à son nom celui de « Defranoux » en mémoire de sa mère.
Jean Nicolas Voyaux meurt le lundi , à l'âge de 80 ans, à Londres. Selon l'inscription sur sa pierre tombale à Sainte-Marie de Chelsea, à Soho, il serait mort à l'âge de .
Biographie 290px|vignette|droite|Affiche : Nos prêtres de Tendon Jean Nicolas Voyaux est élève au collège de Saint-Claude à Toul, puis étudie la philosophie et la théologie au séminaire de Saint-Dié. Il est envoyé par Barthélemy-Louis-Martin Chaumont, premier évêque de Saint-Dié, poursuivre ses études à la Sorbonne à Paris et devient docteur en théologie.
Il est nommé prêtre ; il devient procureur du séminaire des Trente-trois à Paris en 1790. Pendant la Révolution française, il émigre en 1792 en Angleterre ; il est nommé vicaire apostolique et fonde l'église Sainte-Marie de Chelsea dans le quartier de Soho à Londres Dominic Aidan Bellenger, « ‘Fearless resting place’: the Exiled French Clergy in Great Britain, 1789-1815 », dans The French Émigrés in Europe and the Struggle against Revolution, 1789–1814, Londres, Palgrave Macmillan, 1999, p. 214-229..
Sous la Restauration, Louis XVIII le nomme aumônier de l'ambassade de France à Londres et chanoine honoraire du chapitre royal de Saint-Denis, fondé par l'ordonnance du La France ecclésiastique : almanach du clergé 1835-1836 publié sur les documents du ministère des cultes, page 311..
Ses actions
L’hospice de TendonArchives départementales des Vosges de Tendon est créé par l’ordonnance royale du autorisant sa fondation par Jean Nicolas Voyaux. Il a pour vocation d’accueillir des indigents malades ou infirmes, mais ne prend pas en charge, conformément à son règlement, les malades incurables, contagieux ou militaires. Géré par trois sœurs de la Providence de Portieux, l’établissement comprend, outre les chambres, une pharmacie, une école de filles et une exploitation agricole.
Hommage Son portrait, dans lequel il arbore la décoration de l'Ordre du Saint-Esprit au cordon bleu, trône à l'intérieur de la salle du conseil municipal de Tendon.
Références Notes
Références
Annexes Bibliographie André Becherand, « L'abbé Voyaux de Franoux », dans Dictionnaire des Vosgiens célèbres, 1990, p. 366. Auguste Marchal, L'abbé Voyaux de Franoux. Fondation d'une école gratuite de filles et d'un hospice à Tendon (Vosges), Saint-Dié, L. Humbert, 1895, 192 p. G. Baumont, « Abbé Voyaux, un vosgien dans la charrette d'André Chenier » dans : La Révolution dans les Vosges, t. XXI, 1933. Liens externes
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