Rion-des-Landes est une commune française située dans le département des Landes en région Nouvelle-Aquitaine. Ses habitants sont appelés Rionnais et Rionnaises.

À proximité des voies romaine de Bordeaux à Dax, les origines antiques de Rion sont attestées par la découverte de plusieurs vestiges. Durant les troubles liés à la guerre de Cent Ans, le bourg est élevé en place forte avec une église forteresse.

Élevé en baronnie au , le village est enrichi grâce au passage des pèlerins depuis les deux voies secondaires du chemin de Compostelle qui le traversait.

Bouleversée par la Révolution française, l'économie de Rion se relève au milieu du grâce à la voie ferrée de Bordeaux à Dax et à la plantation massive de pins maritimes. L'essor économique continue de nos jours avec l'implantation d'industries comme Egger Panneaux et Décors et Arkema.

En 2017, la commune de Boos est fusionnée avec la commune de Rion-des-Landes.

Géographie Localisation Rion-des-Landes est située au centre du département des Landes, dans le pays landais de la Grande-Lande (dit la Haute Lande) . La ville fait partie du canton du pays Tarusate depuis 1997.

Communes limitrophes

Hydrographie Rion des landes dénombre cinq ruisseaux, un canal et une rivière : Le Menjouec prend sa source au niveau du Mineur sur la route de Lesperon, passe derrière le cimetière de Fourchette et se jette dans le Maubay au niveau de Mâa. Le Maubay, long de 5,1km, prend sa source vers les lieux dits Pouytauzin, Biron, Maubay, longe la fontaine St jean ainsi que le parc du château et rejoint le Retjons au niveau du Sablar et de L'Auto. Le Prit long de 5 km, il longe la voie ferrée du nord au sud côté est, et qui se jette dans le Retjons Le Braou de Lasserre long de 7,3 km, il prend source au niveau de Cerboueyre dans la zone du Braou et rejoint l'Estuchat après le lieu dit Le Moulin d'Estuchat. L'Estuchat prend sa source vers Estuchat et rejoint le Braou de Lasserre, les deux formes la rivière du Retjons. Le canal de la Mollenave, il est une dérivation du Retjons à partir de la gendarmerie, il dessert la station d'épuration et rejoint le Retjons après la Mollenave. La rivière du Retjons, elle parcourt 31 km, elle prend forme à la confluence de l'Estuchat et du Braou de Lasserre vers Cournaou, donne le lieu de Pouchon et arrive au bourg par le cimetière Nogaro, elle traverse les communes de Beylongue, Carcen-Ponson, et Bégaar. Son tracé originel a été modifié afin qu'il puisse passer au sein de la papeterie de Tartas et puis rejoint la Midouze dans le bassin versant de l'Adour..

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique. et est dans une zone de transition entre les régions climatiques « Littoral charentais et aquitain » et « Aquitaine, Gascogne ».. Elle est en outre dans la zone H2c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique installée sur la commune est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... .

Urbanisme Typologie Au , Rion-des-Landes est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de Rion-des-LandesUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie. , une unité urbaine monocommunale constituant une ville isolée.. La commune est en outre hors attraction des villes...

Risques majeurs Le territoire de la commune de Rion-des-Landes est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), feux de forêts, mouvements de terrains et séisme (sismicité très faible). Il est également exposé à deux risques technologiques, le transport de matières dangereuses et le risque industriel.. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle..

Risques naturels Rion-des-Landes est exposée au risque de feu de forêt. Depuis le , les départements de la Gironde, des Landes et de Lot-et-Garonne disposent d’un règlement interdépartemental de protection de la forêt contre les incendies. Ce règlement vise à mieux prévenir les incendies de forêt, à faciliter les interventions des services et à limiter les conséquences, que ce soit par le débroussaillement, la limitation de l’apport du feu ou la réglementation des activités en forêt. Il définit en particulier cinq niveaux de vigilance croissants auxquels sont associés différentes mesures., chapitre Feux de forêts..

Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont des tassements différentiels, chapitre Mouvements de terrain..

vignette|redresse=1.4|Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Rion-des-Landes. Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. 23,8 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (19,2 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les dénombrés sur la commune en 2019, 230 sont en aléa moyen ou fort, soit 17 %, à comparer aux 17 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM...

La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1999 et 2009 et par des mouvements de terrain en 1999

Risques technologiques La commune est exposée au risque industriel du fait de la présence sur son territoire d'une entreprise soumise à la directive européenne SEVESO, classée seuil haut, chapitre Risque industriel. : MLPC International SA (notamment pour le stockage de produits hydrocarbures, de solides inflammables et de produits de toxicité aiguë)..

Le risque de transport de matières dangereuses sur la commune est lié à sa traversée par une ou des infrastructures routières ou ferroviaires importantes ou la présence d'une canalisation de transport d'hydrocarbures. Un accident se produisant sur de telles infrastructures est susceptible d’avoir des effets graves sur les biens, les personnes ou l'environnement, selon la nature du matériau transporté. Des dispositions d’urbanisme peuvent être préconisées en conséquence, chapitre Risque transport de matières dangereuses..

Toponymie Par les textes anciens, Arrion est le premier nom de la ville, prononcé [ arrioun' ] en gascon ; deux traductions sont possibles.

Selon Bénédicte Boyrie-Fénié, ce nom proviendrait du latin Arrione. Ce nom vient du nom Arrius suivi par le suffixe d'appartenance -one, ce qui donne en latin Arrione soit « le domaine d'Arrius ». Celui-ci serait le nom du propriétaire d'une villa gallo-romaine à Rion. La découverte de céramiques datant du I siècle avant JC au I siècle après JC atteste une occupation antique de Rion.

D'après Julien Lesbats, Arrion proviendrait du gascon , signifiant « ruisseau », en référence à un affluent indirect de l'Adour passant par Rion et Tartas..

Les différentes appellations qu'a connues la ville dans son histoire sont en latin au -, Rion en 1255, Arrion dans un procès au vicomte de Tartas en 1278, Ryon en 1299, Ryons en 1305 qui vient de Ryoncio, en latin, Ryun en 1305, Lo loc d'Arrion dans un traité de paix entre français et anglais du , Pion (Carte s.), Arrion (carte de 1638), Arion (carte de 1647), Arrion (carte de 1651), Pion au début , Rion (carte de 1714), Arrion (carte de 1733) et Rion des Landes le 30 aout 1846...

Histoire Antiquité L'origine antique de la ville est attestée par la découverte en 1992, à 1 km au sud-ouest du bourg au niveau du pont de la D 27, de plusieurs fragments d'une dizaine de vases, de petits blocs de terre cuite rose incrustés d'éléments végétaux, et de fragments d'une jatte à anse interne dont la conception permet de dater la trouvaille entre les et .

Avant l'arrivée des Romains, Arrion se situait sur l'ancien territoire du peuple aquitain des Cocosates. Au av JC ce peuple fut annexé avec celui des Tarbelles.

Dès le après JC, le domaine d'Arrius (Arrion) se trouvait à proximité de deux voies romaines reliant Bordeaux à Dax, (Burdigala - Aquae Tarbelicae). Le premier itinéraire dit la voie de l'intérieur est retranscrit dans le guide de voyage l'itinéraire d'Antonin. L'hypothèse de son tracé originel et qu'à partir de la station relais de Coequosa qui se trouvait à Sindères, la voie partait en ligne droite sur Dax. Le tracé fut repris au début du Moyen Âge pour la création des limites des paroisses, ainsi selon les recherches archéologiques récente la voie romaine est la frontière entre les communes Rion et Lesperon, ensuite la frontière des communes Laluque et Taller et puis atteignait Gourbera.

La deuxième voie est mise au jour début 2024 par les archéologues du CRAL Romain Meynot et Didier Vignaud, en utilisant la technologie du Lidar. Cette via terena (voie non pavée en sable ou en terre) avérée dite la voie des rivières, part de Moustey, elle passe à Trensacq, Sabres, Arengosse (Bézuadun), elle longe l'actuelle route D41 qui relie Villenave à Carcen-Ponson (au sud est de Rion), longe Tartas et arrive à Gouts où elle rejoint une voie romaine qui relie Dax à Aire-sur-l'Adour (Aquae Tarbelicae - Atura).....

Moyen Âge vignette|Le bourg de Rion le 29 mai 1825 selon le plan cadastral napoléonien. En violet, l'église avec ses remparts.Au Moyen Âge, le village d'Arrion formait dès le (vers 960) une seigneurie de la vicomté de Tartas. Le territoire faisait partie de la sénéchaussée de Dax, qui était une subdivision du duché de Vasconie et plus tard du duché d'Aquitaine. La paroisse de Rion faisant partie du diocèse de Dax et de l'archiprêtré de Lanescq.

Au est édifiée au bourg une chapelle romane dédiée à Notre-Dame qui sera remplacé par l'église saint Barthélemy, le seul vestige est le portail roman actuel qui date entre le et le .

Selon le cartulaire de la cathédrale de Dax, une première église fut édifiée dans la seconde moitié du dédiée à saint Martin et nommée « Sanctus Martinus de Arrione ». Pierre Cuzacq atteste l'existence de l'édifice grâce à un testament datant où un habitant de Rion « demande à être inhumé au cimetière de l'église Saint Martin du dit Rion ». Cet édifice, selon les Notes de l'abbé Foix, existait encore au milieu du , avec son cimetière, dans le quartier de Saint Martin situé à l'est du bourg de Rion. Le quartier portait encore ce nom au début du .