Le d'artillerie () est une unité d'artillerie de l'armée française, formée pendant le siège de Paris en 1870.

Création et différentes dénominations : formation du () 1872 : reconstitution du () conformément au décret du 1883 : d'artillerie de campagne () : régiment de marche 22/255, par regroupement avec le 1919 : d'artillerie de campagne () 1923 : dissolution 1939 : d'artillerie divisionnaire () : régiment détruit à cette date

Chefs de corps : Elisabeth Henri Augustin Villiers : Charles Eugène de Gressot : Paul Edouard Hennet 1874 : colonel Delange 1878 : Albert Peting de Vaulgrenant Albert Peting de Vaulgrenant sur la base Leonore 1883 : colonel Condren 1888 : colonel Noël 1892 : colonel Decharme 1894 : colonel Avon 1895 : colonel de Maistre 1897 : colonel Méert ... 1907 colonel Régnault ... : Jean Estienne : lieutenant-colonel de Miribel : lieutenant-colonel Cavally : lieutenant-colonel de Bonnault

Historique des garnisons, combats et batailles 1870 - 1914 Le régiment est formé le pendant le siège de Paris, avec des batteries provenant.Louis Susane : Histoire de l'artillerie FrançaiseHistoriques des corps de troupe de l'armée française (1569-1900). : un détachement d'artillerie du régiment monté de la Garde impériale un détachement d'artillerie du et de chasseurs à pied un détachement d'artillerie du du du du du du du du du

Le régiment participe à la défense de Paris et se trouve engagé à la bataille de Champigny, le où les batteries tiennent leur position malgré les lourdes pertes subies à la deuxième bataille du Bourget le 21 décembre 1870 et à la bataille de Montretout lors de la bataille de Buzenval le .

Il prend ses quartiers à Versailles à partir du .

Conformément au décret du il est reconstitué avec 8 de ses batteries, 2 batteries du et 1 batterie du . Il cède en même temps 5 batteries au et 1 batterie au .

En 1873, il fait partie de la , garde 8 de ses batteries, reçoit 1 batterie du et verse 2 batteries au et ses 2 batteries au .

Première Guerre mondiale Affectation En 1914, il est caserné à Versailles et est rattachée en temps de paix à la d'artillerie. Composé de trois groupes, de neuf batteries de 75 modèle 1897 (trente-six canons), le régiment forme l'artillerie divisionnaire de la d'infanterie, ou /6.. En , la division est renforcée par une section légère d'aviation formée de deux avions Blériot et de trois pilotes observateurs.

Le groupe de renforcement du composé de trois batteries (dépôt Versailles), forme dès le début du conflit le d'artillerie de campagne de la d'infanterie, ou /53, dont il suit le mouvement indépendamment du reste du régiment.. Le , il constitue le (, et ) du nouvellement créé..

1914 3 - : transport par V.F., concentration dans la région de Rethel. 8 - : mouvement vers la Belgique dans la région de Charleroi. 21 - : engagée dans la bataille de Charleroi, combats dans les régions de Chamborgneau, Bouffioulx et Nalinnes en soutien du d'infanterie. - : Retraite française de la Belgique vers la France pour atteindre la Marne. : franchissement de l'Oise. : engagée dans la bataille de Guise, entre Guise et Origny-Sainte-Benoite. : passage par Laon et franchissement de l'Aisne le lendemain. : franchissement de la Marne à Verneuil. 6 - : engagée dans la bataille de la Marne, (bataille des Deux Morins). Une observation aérienne identifie une forte concentration d'artillerie allemande vers Montceaux-lès-Provins. Le régiment renforcé d'un groupe de 75 et d'un groupe de 120L disperse les forces allemandes leur occasionnant des pertes sensibles. 11 - : poursuite des troupes allemandes. Engagé dans la bataille de l'Aisne, le régiment subit des pertes importantes. - : occupation d'un secteur devant le Godat. Mise en place d'un système de recoupement des lueurs de batteries allemandes à partir de trois observatoires afin de détruire le matériel allemand. , : actions locales françaises.

1915 avril - : retrait du front, repos dans la région de Ville-en-Tardenois. Le , le d'armée est transporté en Artois. - : occupation d'un secteur vers Berthonval et Mont-Saint-Éloi. 25 - : engagé dans la bataille de l'Artois où le régiment est chargé pour la première fois de détruire des réseaux de fils de fer barbelés. - : mouvement de rocade, la d'infanterie relève une division britannique sur le front de la et occupe un secteur vers Frise et Dompierre-Becquincourt. - : retrait du front, repos dans la région d'Amiens.

1916 - : transport par camions dans la région de Vic-sur-Aisne, renforcement des positions de l'artillerie divisionnaire dans la région de la cote 138 au nord de Vic-sur-Aisne. - : retrait du front, repos dans la région de Villers-Cotterêts et de Cœuvres. À partir du , transport par V.F. dans la région de Verdun. - : engagé dans la bataille de Verdun, occupation du secteur Tavannes - Vaux. Le régiment subit des pertes importantes en hommes et matériel. Le , les trente-six canons du régiment sont détruits ou endommagés et doivent être tous remplacés. 6 - : retrait du front, repos dans la région de Salmagne. - : mouvement vers le front, à nouveau engagé dans la bataille de Verdun dans le secteur de Souville. Le lieutenant-colonel de Miribel a sous ses ordres huit groupes de 75 et six groupes d'artillerie lourde. : attaque allemande, prise du bois de la Caillette. - : tirs de barrage continuel pour bloquer la progression des troupes allemandes. : attaque allemande en direction de Fleury, tirs de barrage nécessitant plus de quatre mille obus par jour pour certaines batteries, soit 30 tonnes de munition. 14 - : relevé par l'artillerie divisionnaire de la d'infanterie, repos le long de la ligne de chemin de fer entre Bar-le-Duc et Ligny-en-Barrois. - : mouvement vers le front, occupation d'un secteur vers le fort de Troyon. - : à nouveau engagé dans la bataille de Verdun, mouvement vers la ligne de front en renforcement de la d'infanterie entre Hardaumont et Bezonvaux.

1917 - : retrait du front, repos et instruction au camp de Gondrecourt. 2 - : renforcement de la ligne de front, mouvement vers le nord du Sanon, du 9 au deux groupes de 75 du renforcent la défense de la forêt de Parroy. - : transport par V.F. de la région de Nancy vers la région de Château-Thierry ; à partir du , le d'artillerie renforce l'artillerie de la d'infanterie vers Moussy-Verneuil et participe aux tirs de barrage roulant. Durant cette période le régiment perd plus de deux cents chevaux par blessures ou épuisement. 6 - : retrait du front, le régiment réintègre la vers Fère-en-Tardenois. - : le régiment est associé à l'artillerie divisionnaire de la d'infanterie pour préparer une attaque sur le fort de la Malmaison. Cette attaque est finalement annulée. 7 - : le régiment réintègre la d'infanterie dans la région de Vailly-sur-Aisne, actions locales continuelles. : très violent bombardement allemand avec des obus toxiques et lacrymogènes. - : mouvement de rocade, occupation d'un nouveau secteur dans le secteur de Pargnan et d'Ailles, actions locales de part et d'autre. : violente attaque allemande avec bombardement aux obus toxiques. - : retrait du front, repos et instruction au camp d'Onvillers. - : mouvement vers le front, occupation d'un secteur dans la région sud de Saint-Quentin. Les cantonnements sont bombardés régulièrement par l'aviation allemande.

1918 - : retrait du front, repos et instruction au camp de Mailly. - : le régiment relève l'artillerie divisionnaire de la d'infanterie en Champagne dans la région de Tahure. - : transport par V.F. de la Champagne en Picardie dans la région de Montmidier. À partir du , occupation d'un secteur vers Gournay-sur-Aronde. 8 - : engagé dans la bataille de Picardie, les canons sont avancés à moins de du front pour pouvoir soutenir l'attaque. Contre-batterie allemande avec des tirs d'obus toxiques à base d'arsine et d'ypérite. : repli allemand derrière Catigny et le canal du Nord. - : retrait du front, regroupement avec la d'infanterie, repos. - : mouvement vers Château-Thierry, puis vers le front, occupation d'un secteur de front vers Paars. : occupation d'un secteur vers Baslieux-lès-Fismes et Blanzy-lès-Fismes, participe à la retraite des troupes allemandes au-delà de l'Aisne. : franchissement de l'Aisne et progression en direction du camp de Sissonne. Progression en lien avec la , puis retrait du front le . 7 - : retrait du front.

Pertes Au cours de la Première Guerre mondiale, le régiment déplore la perte de quatorze officiers tués et ; de tués et ainsi que tués et blessés.

Entre-deux-guerres En 1920, le régiment est rattaché au d'armée et au gouvernement militaire de Paris. Régiment d'artillerie de campagne hippomobile, il est caserné à Versailles..

Seconde Guerre mondiale

vignette|Préparatifs d'embarquement du à la gare de Caen le . Le d'artillerie divisionnaire est mobilisé le au 3 (Caen et Cherbourg). Rattaché à la d'infanterie (qui devient ensuite légère d'infanterie), il participe à la bataille de France de 1940. Le du régiment est affecté à l'organe de défense côtière A..

Étendard Il porte, cousues en lettres d'or dans ses plis, les inscriptions suivantes Décision /SGA/DPMA/SHD/DAT du 14 septembre 2007 relative aux inscriptions de noms de batailles sur les drapeaux et étendards des corps de troupe de l'armée de terre, du service de santé des armées et du service des essences des armées, Bulletin officiel des armées, , 9 novembre 2007 : Les-Deux-Morins 1914 ; Verdun 1916 ; L'Aisne 1917 ; Noyon 1918

Décorations Sa cravate est décorée de la Croix de guerre 1914-1918 avec deux citations à l'ordre de l'armée.

Il porte la fourragère aux couleurs du ruban de la Croix de guerre 1914-1918.

Personnalités ayant servi au

Edmond Boichut (général), au en 1903 ; Catulle Cambier (homme politique communiste), au au début de 1914 (avant-guerre) ; Jean Estienne (général), colonel du entre 1914 et 1916 ; Gaston Goüin (industriel), au entre 1914 et 1916 ; Léo Lagrange (sous-secrétaire d'État aux sports en 1936), au en 1919 ; Robert Laurent-Vibert (industriel), au entre 1914 et 1916 ; André Lavoinne,homme politique, de 1887 à 1888 ; Charles Nollet (général et ministre de la guerre en 1924-1925), au en 1892 ; Ernest Siben (général), au en 1882 ; Jacques Stosskopf (résistant), au en 1917-1919 ;

Sources et bibliographie Histoire de l'armée française, Pierre Montagnon. , . Louis Susane : Histoire de l'artillerie Française Historiques des corps de troupe de l'armée française (1569-1900)

Notes et références

Voir aussi Liens externes

Articles connexes Liste de régiments français Liste des régiments d'artillerie français Ordre de bataille de l'armée française en août 1914 Armée française en 1940

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