vignette|Enregistrement des températures mondiales moyennes compilées par la de l'Université de East Anglia et le du bureau météorologique britannique
Le changement climatique au Royaume-Uni est un sujet controversé. De nombreuses politiques ont été mises en œuvre pour atténuer ses effets. On estime que les émissions devront être réduites de 80 à 85 % dans l'Union Européenne sur la période 2008-2050, et ce aussi vite que techniquement possibleLe changement climatique est de plus en plus fort 30.12.2008 . Le gouvernement s'est engagé à réduire les émissions de équivalent de 80 % d'ici 2050 par rapport au niveau de 1990 et de 50 % d'ici 2025 par rapport à 1990.
Contexte
Émissions
+ Émissions de CO2 cumulées, 1850–2007, par habitant actuel pour une sélection de paysQuels pays sont vraiment responsables du changement climatique - carte interactive The Guardian 8.12.2011 (Pour tous les biens et services consommés, source : Peter et al., PNAS, 2011) Pays Émissions (tonnes de CO2) Luxembourg 1.429 Royaume-Uni 1.127 États-Unis 1.126 Belgique 1.026 République tchèque 1.006 Allemagne 987 Estonie 877 Canada 779 Kazakhstan 682 Russie 666 Danemark 653 Bahreïn 631 Koweït 629 Australie 622 Pologne 594 Qatar 584 Trinité-et-Tobago 582 Slovaquie 579 Pays-Bas 576
En 2012, les émissions totales étaient de 581 MtCO2e, soit par habitant. Les émissions de CO2 ont diminué de 17 % entre 1990 et 2012, alors qu'elles ont baissé de 21 % en AllemagneÉmissions de gaz à effet de serre au Royaume-Uni The Guardian, 18 février 2014.
Les émissions liées aux importations au Royaume-Uni étaient de 35 % en 1992 et de 67 % en 2004. Les émissions liées à la consommation ont augmenté de façon constante sur la période 1992-2004 et sont 18% plus élevées en 2004 par rapport à 1992, tandis que les émissions totales du pays déclarées à la CCNUCC ont baissé de 5 % sur la même période Développement d'un indicateur d'émissions importées , T.Wiedmann, R.Wood, M. Lenzen, J. Minx, D. Guan, et J. Barrett(2008).
Le Committee on Climate Change, un organe indépendant qui conseille le gouvernement et les gouvernements décentralisés (Irlande du Nord, pays de Galles, Écosse), publie un rapport d'activités annuel avec pour but d’examiner le changement climatique au Royaume-Uni. Pour respecter ses engagements, le Royaume-Uni a l'obligation de réduire ses émissions d'au moins 3 % par an. Comme indiqué par le rapport de , les émissions de gaz à effet de serre ont augmenté de 3,5 % en 2012 à cause d'un hiver plus froid comparé à 2011 et de l'utilisation du charbon pour la production d'électricité. Les 594 MtCO2e d'émissions du Royaume-Uni se répartissent de la façon suivante : 24 % pour la production d'électricité, 19 % pour l'industrie, 18 % pour les transports terrestres, 14 % pour le bâtiment, environ 1 % pour l'agriculture et l'UTCATFÉmissions britannique par secteur en 2011. C'est dans l'aviation que l'augmentation est la plus importante : les émissions de CO2 liées au transport aérien au Royaume-Uni sont passées d'environ 17 MtCO2e en 1990 à 34 MtCO2e en 2011, soit plus de 5 % des émissions totalesL'aviation au Royaume-Uni, juin 2013 Résumé: Cinquième rapport officiel au Parlement sur la réalisation des objectifs climatiques Rapport juin 2013.
Le rapport Stern
Le gouvernement britannique et l'économiste Nicholas Stern ont publié en 2006 le rapport Stern sur l'économie du changement climatique. Selon le rapport, le changement climatique est la défaillance de marché la plus importante et la plus large jamais constatée, ce qui représente un défi sans précédent pour les économistes. Le rapport fournit des recommandations notamment l'instauration d'une fiscalité environnementale pour minimiser les perturbations économiques et sociales. La principale conclusion du rapport Stern est que les bénéfices d'une action rapide et déterminée contre le changement climatique dépassent de loin les coûtsSommaire exécutif (version longue), Rapport Stern sur l'économie du changement climatique, 2006.
Le rapport souligne les impacts potentiels du changement climatique sur les ressources en eau, la production agricole, la santé et l'environnement. Selon le rapport, le coût global du changement climatique en l'absence d'actions correctives représentera l'équivalent d'une perte annuelle de 5 % du produit intérieur brut (PIB) mondial à partir d'aujourd'hui. On atteint même 20 % du PIB ou plus si l'on inclut davantage de risques et d'impacts prévisibles.
Personne ne peut prédire avec certitude les conséquences du changement climatique, mais nous en connaissons aujourd'hui assez pour comprendre les risques. La conclusion du rapport est simple : le bénéfice d'une action rapide et déterminée dépasse le coût.
Le rapport Stern a été l'objet de nombreuses critiques lors de sa sortie. Selon Partha Dasgupta, professeur d'économie à l'université de Cambridge, les hypothèses de Stern supposerait pour la génération actuelle de ne pas dépenser plus 2,5 % de la richesse produite : « il faut balayer cette idée d'un revers de la main tellement elle est absurde... Choisir des valeurs de paramètres qui donnent les résultats que l'on souhaite ne peut que desservir la cause que l'on sert. » Pour William Nordhaus, économiste à Yale, il faut lire le rapport Stern principalement comme « un document politique par nature et dont le but est de convaincre »La finance durable du rapport Stern, par Christian Gollier. Une phrase prise dans le rapport lui-même semble confirmer cette affirmation : "Le rôle principal des politiques publiques aujourd'hui est de changer les habitudes."
Impact économique D'après les calculs parus fin 2013 dans une étude des conseillers climatiques du gouvernement britannique, le pays pourrait économiser 85 milliards de livres par an s'il remplissait ses objectifs climatiques. Il est prévu de diviser les émissions par deux d'ici 2025. La moindre utilisation des énergies fossiles et l'augmentation de l'efficacité énergétique réduisent les dépenses liées à la qualité de l'air et à la santé, les factures énergétiques, le bruit, les déchets, les embouteillages, les accidents de la route et contribuent à la préservation de la biodiversité et de l'eauLes objectifs climatiques peuvent permettre au Royaume-Uni d'économiser 85 milliards de livres par an The Guardian, 11 décembre 2013 .
Phénomènes météorologiques extrêmes
En 2014, les sept années les plus chaudes et les 4-5 années les plus humides au Royaume-Uni ont eu lieu entre 2000 et 2014. La hausse des températures favorise l'évaporation et augmente le niveau des pluies. En Angleterre, 2014 a été l'hiver le plus humide en plus de 250 ans, provoquant des inondations généraliséesL'année 2014 en passe d'être l'année la plus chaude jamais enregistrée en Angleterre depuis 300 ans The Guardian, 3 décembre 2014 .
Inondations
Le gouvernement britannique estime que le nombre de foyers concernés par le risque de crues augmentera fortement pour atteindre 970.000 ménages dans les années 2020, contre environ 370.000 en Le gouvernement joue un jeu dangereux en excluant le changement climatique de l'accord sur les assurances inondations Les Amis de la Terre, 6 décembre 2013 .
Les Amis de la Terre ont critiqué la décision du gouvernement britannique de couper dans les dépenses de protection contre les crues. Des investissements supplémentaires seront nécessaires pour assurer la protection contre le risque accru d'inondations du fait du changement climatique. En 2009, l' britannique a calculé que le pays devra dépenser 20 millions de livres de plus chaque année jusqu'en 2035 par rapport au niveau de 2010-2011, et ce juste pour suivre le rythme du changement climatiqueLes déclarations de Cameron sur les protections contre les crues ne passent pas Les Amis de la Terre, 6 janvier 2014 .
Le Bureau Météorologique britannique a annoncé que les chiffres enregistrés pour et correspondaient aux mois les plus humides depuis que les mesures existent (1910). Les crues et la gestion des risques de crues représentent pour le Royaume-Uni un coût de 2,2 milliards de livres par an, alors que les dépenses pour la protection contre les crues et leur gestion s'élèvent à moins d'un milliard de livresInondations en Angleterre – tout ce que vous devez savoir The Guardian, 11 janvier 2014 .
En , pendant les inondations au Royaume-Uni, l'Église d'Angleterre a annoncé vouloir retirer ses investissements des entreprises qui ne font pas assez pour combattre le "grand démon" du changement climatique et qui ignorent les priorités théologiques, morales et sociales de l'ÉgliseL'Église d'Angleterre appelle à combattre le "grand démon" du changement climatique, 12 février 2014 .
Températures Du fait du changement climatique, 2014 est considérée comme l'année la plus chaude en 350 ans de mesures.
Action de lutte contre le réchauffement climatique
Le paquet climat-énergie de l'UE en 2008 Fin 2008, le Parlement Européen a approuvé le paquet climat-énergie, qui stipule notamment deLe paquet énergie-climat de l'Union Européenne : baisser de 20 % les émissions de gaz à effet de serre entre 1990 et 2020 atteindre 20 % d'énergies renouvelables dans la consommation énergétique européenne d'ici à 2020 améliorer l'efficacité énergétique de 20 % d'ici à 2020
Énergies renouvelables La puissance installée en énergie éolienne devrait augmenter chaque année de 1 à pour l'éolien terrestre et de 1 à pour l'éolien en mer entre 2008 et 2022.
La figure 7 du document en référence montre l'objectif d'augmentation de la part des énergies renouvelables pour le Royaume-Uni entre 2008 et 2020, ainsi que l'augmentation de l'efficacité énergétiqueRapport d’avancement du Comité sur le Changement Climatique .
Politique Le a été lancé en par le gouvernement britannique ; il s'agissait de la réponse aux engagements pris à la Conférence des Nations unies sur l'Environnement et le Développement en 1992.
est un projet dont l'objectif est de réduire les émissions de gaz à effet de serre des entités basées à Londres de 60 % d'ici à 2025, y compris pour les nouveaux bâtiments. Les zones urbaines représentent 80 % des émissions mondiales de CO2 mais moins de 1 % de la surface du globeVilles du futur, futur des villes. Site du Sénat.
Législation Il existe une législation nationale, des accords internationaux et des directives européennes. La directive européenne 2001/77/EU encourage la production d'éleé à partir des énergies renouvelables.
Le est une loi britannique dont le but est de favoriser la création d'unités de cogénération au Royaume-Uni, contribuant ainsi à réduire les émissions de carbone et la précarité énergétique.
Le Climate Change Act 2008 oblige le ministre de l'Environnement à s'assurer que les émissions de gaz à effet de serre britanniques pour les six gaz retenus par le protocole de Kyoto diminuent d'au moins 80 % par rapport à l'année de référence, 1990.
Financement Les dépenses annuelles pour préparer le Royaume-Uni aux impacts du changement climatique sont passées de 29,1 millions de livres en 2012-2013 à 17,2 en 2013-2014Les dépenses pour la lutte contre le changement climatique divisées par deux sous Owen Paterson, article du Guardian, 27 janvier 2014 .
Groupes de pression Au Royaume-Uni, il existe de nombreux groupes de pression spécialisés sur le thème du changement climatique comme les Amis de la Terre (à l'origine de la campagne Big Ask), la coalition , la Youth Climate Coalition britannique, la et 350.org.
Controverse et polémique
Utilisation de bois en substitution au charbon