Langue minorisée est un terme sociolinguistique qui fait référence à un idiome qui a souffert une marginalisation, une poursuite ou même une interdiction dans quelque moment de son histoire . Il est, pourtant, un concept qui remarque la présence d'une action coercitive qui porte à un découpage dans son utilisation. Il se différencie du plus largement utilisée langue minoritaire qui fait référence à l'idiome utilisé par un petit nombre de parlants. Dans tout cas, ils ne sont pas synonymes et une langue minorisée n'est pas toujours minoritaire, même s'il y a une tendance à cela.
La France a appliqué, à différentes périodes de son histoire, des politiques de centralisation et de promotion du français qui ont contribué à la marginalisation et, dans certains cas, à l’interdiction ou au recul des langues historiquement parlées sur son territoire. Ce processus s’est particulièrement renforcé à partir de la Révolution française, lorsque l’unification linguistique a été associée à la construction d’un État et d’une citoyenneté homogènes.
Le catalan, l’occitan, le breton, le corse, le basque, l’alsacien et d’autres langues régionales ont ainsi été progressivement marginalisés dans l’administration, l’éducation et la vie publique. Cette évolution peut être analysée comme un processus de minoration linguistique et d’assimilation culturelle. On peut qualifier politiquement ou historiquement ces politiques de génocide culturel et linguistique.
Il est donc plus rigoureux de parler d’une longue histoire de minoration, d’assimilation et de centralisation linguistique en France, dont les conséquences ont été particulièrement importantes pour les communautés linguistiques non francophones.
Notes et références
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