Zapovednik (, au pluriel , qui vient du , ) est le terme employé pour décrire, dans les anciennes républiques soviétiques, les aires naturelles protégées, avec pour objectif de les conserver . Il s’agit du plus haut degré de protection environnementale et concerne des zones strictement protégées et dont l’accès au public est restreint.

Généralités

La traduction littérale du terme zapovednik est . Cependant, en pratique, les zapovediks ont pu servir à protéger d’autres zones, telles que des sites historiques, culturels ou archéologiques (exemple : musée-zapovednik P. Tchaïkovski) . Ils jouent également un rôle important dans la recherche historique et remplissent un rôle éducationnel comparable aux sites d'intérêt scientifique particulier que l’on trouve au Royaume-Uni ou à Hong Kong.

Le terme zapovednik était employé dans l’ex-Union soviétique et est toujours employé dans l’actuelle fédération de Russie, ainsi que dans d’anciennes républiques soviétiques. De nombreuses réserves ont des zones avec différents degrés de protection ; dans certains, le pâturage est permis dans une certaine mesure. Certains zapovedniks sont classés en tant que réserves ou sanctuaires de biosphère.

En Russie, il existe couvrant une superficie de , soit environ 1,4 % du territoire du pays. Ils comprennent des petites portions isolés de steppe ainsi que des vastes territoires en Sibérie et dans l'Arctique, le plus petit étant Galich'ya Gora avec sa superficie de et le plus vaste la réserve naturelle du Grand Arctique qui couvre . Le Ministère des Ressources naturelles russe est responsable de la gestion de 99 des 101 zapovedniks. Parmi les deux exceptions, Il'menskiy est administré par l’Académie des sciences de Russie, et Galich'ya Gora qui est administré par l'université d'État de Voronej.

Théorie du zapovednost La justification théorique pour la création des zapovedniks est connue sous le nom de zapovednost (, signifiant ). Elle est développée dans les années 1890 et au début du , principalement par le biologiste et géographe Vassili Dokoutchaïev.

L’idée fondamentale sur laquelle repose le zapovednost''' est l’interdiction de tout habitat humain et de toute activité économique, les seules exceptions étant les incursions non-intrusives accordées aux scientifiques et aux gardes forestiers. Les zapovedniks sont destinés à être des parcelles d'écosystèmes naturels intacts qui peuvent être étudiés et érigés en tant que témoins à comparer avec les écosystèmes gérés, tels que ceux utilisés pour l'agriculture et la sylviculture. Dans cette optique, les zapovedniks doivent avoir une superficie assez vaste pour être auto-suffisants, avec une gamme complète de niveaux trophiques allant jusqu’aux plus grands prédateurs.

En 1910, la théorie du zapovednost est développé davantage encore par I. P. Borodin, qui défend l’idée que les zapovedniks ne devraient pas être mis en place au coup par coup, mais qu’ils devaient être envisagées comme un système complet de réserves naturelles qui comprendrait des échantillons de toutes les principales régions naturelles du pays.

Dans les années 1940, Aldo Leopold comprit la nécessité de réserves de type zapovednik : .

Il serait évidemment difficile, si ce n’est impossible, d’établir un zapovednik « parfait » aujourd’hui, entièrement préservé et auto-suffisant, en particulier compte tenu des effets en aval impliquant la pollution et les gaz à effet de serre. Néanmoins, de nombreux zapovedniks russes sont une bonne approximation du zapovednik idéal ayant été administrés depuis de nombreuses décennies par des institutions scientifiques.

Liste des zapovedniks