L'École nationale supérieure Mines-Télécom Atlantique Bretagne Pays de la Loire (nom d'usage : IMT Atlantique) est l'une des françaises accréditées au à délivrer un diplôme d'ingénieur..
Créée le , IMT Atlantique est issue de la fusion de l'École nationale supérieure des mines de Nantes et de Télécom Bretagne. L'école s'étend sur trois campus situés à Brest, Nantes et Rennes. Elle est membre de l'Institut Mines-Télécom, dont elle est une des composantes les plus prestigieuses (selon les récents classements publiés par L'Étudiant et L'Usine nouvelle). IMT Atlantique propose un diplôme d'ingénieur généraliste unique, pour lequel elle recrute des étudiants issus des classes préparatoires aux grandes écoles au travers du concours commun Mines-Ponts, mais aussi par le biais d'admissions parallèles pour les universitaires.
Du fait de sa spécialisation dans certains domaines (notamment le numérique), IMT Atlantique est l'une des écoles d'application de l'École polytechnique.
Histoire L’École nationale supérieure des télécommunications de Bretagne est créée en 1977 et l’École nationale supérieure des techniques industrielles et des mines de Nantes est créée en 1991. Elle est placée en 2009 sous la tutelle du Conseil général de l'économie, de l'industrie, de l'énergie et des technologies.
En 2012, les écoles des mines sont rattachées à l'Institut Télécom qui devient l’Institut Mines-Télécom. Le rapprochement entre l'École des Mines de Nantes et Télécom Bretagne est alors envisagé à partir de 2014. La fusion est décidée le et devient effective le .
Le , les directeurs d'IMT Atlantique et de l'ENSTA Bretagne signent une convention de partenariat entre les deux établissements en présence du ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian. La convention prévoit la mise en place, à court et moyen termes, d’actions coordonnées en formation (notamment grâce à l'échange d'étudiants entre les 2 écoles), recherche, innovation et internationalisation et la création d'un pôle d'ingénierie.
Direction Directeurs
- : Paul Friedel À partir du : Christophe Lerouge
Présidents du Conseil d'école
- : Guillaume Texier, directeur général de Rexel
Formation
Ingénieur généraliste IMT Atlantique propose une formation d'ingénieur généraliste avec un recrutement principal sur le Concours commun Mines-Ponts. Cette formation est organisée principalement sur les campus de Brest et de Nantes, au moins en année.
Ingénieur par apprentissage IMT Atlantique assure trois formations d'ingénieurs par apprentissage, spécialisées dans le numérique, en partenariat avec les instances régionales de Bretagne et des Pays de la Loire (Conseil régional et institut des techniques d'ingénieur de l'industrie) : Informatique, réseaux et télécommunications (campus de Brest, et campus de Rennes), en partenariat avec l'ITII Bretagne. Ingénierie logicielle (campus de Nantes), en partenariat avec l'Institut des techniques d'ingénieur de l'industrie des Pays de la Loire. Transformation digitale des systèmes industriels (campus de Nantes, à partir de ), en partenariat avec l'Institut des techniques d'ingénieur de l'industrie des Pays de la Loire.
Masters Master of science - masters internationaux Information Technology track Communication system and network engineering track Datascience track Architecture and engineering for the internet of things Management of production, logistics and procurement track Management and optimization of supply chains and transport Process and bioprocess engineering track Project management for environmental and energy engineering Nuclear Engineering track Advanced Nuclear Waste Management track Nuclear Energy Production and Industrial Applications track Medical applications Erasmus Mundus Joint Master Degree Management and Engineering of Environment and Energy Safe and Reliable Nuclear Applications Masters - diplôme national de master (DNM) Management de l'innovation Électronique, énergie électrique, automatique Électronique, systèmes et réseaux de communications Informatique Physique fondamentale et applications Actuariat Génie des procédés et bioprocédés
Mastères spécialisés Cybersécurité (campus de Rennes) en co-accrédité avec CentraleSupélec
Classements
Classements nationaux (classée en tant qu'IMT Atlantique au titre de ses diplômes d'ingénieur) NomAnnéeRangAnnéeRangAnnéeRangAnnéeRangDAUR 202217202317202414202516L’Étudiant20225-6202352024420253L’Usine Nouvelle2022102023N.C.202417Le Figaro Étudiant202316202414202518
Classements internationaux (classée en tant qu'IMT Atlantique) NomAnnéeRang (monde)Rang (France)CWUR2023114550QS Top Universities2023N.C.N.C.Shanghai Ranking2023N.C.N.C.Times Higher Education2023351-40011
Elle est également classée en 2023 :
ShanghaiRanking's Global Ranking of Academic Subjects : Physics [401-500] and Management [201-300]. THE: IMT Atlantique conforte sa position dans les 400 premières universités mondiales du classement 2023. L'école est 11e sur les 46 établissements français classés.Classement par sujets (2023): Engineering [126-150] - Computer Science [151-175] - Physical sciences [251-300]. THE Impact : TOP 200, 1er établissement français. THE Young University : 60e université mondiale de moins de 50 ans, 7e établissement français et 1re école d'ingénieur de France. THE World’s Best Small Universities Rankings (2022): IMT Atlantique entre cette année dans le classement THE mondial des meilleures universités de moins de 5 000 étudiants à la 22e place. QS World University Rankings: Classement par grands domaines (Broad Area) : Engineering and Technology : 163e mondial et 8ème en France Natural Sciences : 401-450 mondial et 17ème en France Classement par disciplines (Subjects): Computer Science and Information Systems : 98e mondial et 5ème en France Engineering - Electrical and Electronic : 151-200 mondial et 7ème en France Physics & Astronomy : 301-350 mondial et 14ème en France Statistics & Operational research : 151- 201 mondial et 6ème France Business & Management Studies : 501-550 mondial et 16ème en France
Recherche Doctorat IMT Atlantique couvre 20 spécialités de doctorat au sein des 3 écoles doctorales de l'université Bretagne Loire pour lesquelles elle est co-accréditée (SPIN, 3M, SPIGA). Les 20 spécialités sont biologie-santé, biomécanique, chimie théorique, combustion, constituants élémentaires et physique théorique, électronique, énergétique, génie des procédés et bio procédés, informatique, mathématiques, mathématiques et applications, mécanique des milieux fluides, physique et analytique, physique subatomique et instrumentation nucléaire, productique et robotique, radiochimie, sciences de l'ingénieur, sciences de la matière, sciences et technologies de l'information et de la communication, traitement du signal et télécommunications.
Travail dissimulé des doctorants et redressement fiscal En 2004, les associations de doctorants des écoles des Mines d'Alès, d'Albi, de Douai, de Saint-Étienne et de Nantes adressent un courrier à plusieurs ministères dont celui de tutelle des écoles des mines et de la recherche qui signale que les rémunérations des doctorants sont considérées comme imposables par l'administration fiscales mais qu'elles ne font pourtant ni l'objet de cotisations sociales, ni de déclarations à l'Urssaf, ce qui les précarise et ne leur permet pas de bénéficier du régime général d'assurance maladie. La Confédération des jeunes chercheurs publie alors un rapport sur « Les Conditions de travail illégales des jeunes chercheurs » qui dénonce ces pratiques assimilables à du « travail dissimulé », ou travail au noir.
Un tiers des des écoles des mines, celle de Nantes comme des 5 autres écoles, y compris l'école des mines de Paris, est alors payé par des « bourses », qui sont des libéralités, depuis . Ceux-ci n'ont pas de feuilles de salaire et ne cotisent ni pour la retraite, ni pour le chômage. Les associations de doctorants s'adressent à l'Urssaf qui lance une enquête nationale. Les salaires des doctorants de l'année 2024 sont alors transformés en salaires. L'Urssaf impose également une amende de aux des mines sous tutelle du ministère de l'Industrie. En 2004, l'école des ponts et chaussées, qui rémunère alors ses doctorants de même similaire prend les devants et régularise leur rémunération sous forme de salaire.
La Confédération des jeunes chercheurs estime que et docteurs CDD sont payés sous forme de libéralités, sans salaire légal. En 2007, le ministère de la recherche publie une circulaire sur « la résorption des libéralités » rappelant aux employeurs que verser des rémunérations sous forme de bourses n'est ni légal ni éthique.
Départements d'enseignement et de recherche de l'école La recherche est structurée en douze départements d'enseignement et de recherche :
Automatique, productique & informatique (Nantes) Informatique (Brest) Data Science (Brest), issu de la fusion de LUSSI et ITI Langues, médiation scientifique, activités physiques, sportives et d'expression, créé le et issu de la fusion du département Langues et culture internationale, du centre de ressources en langues, du centre de ressources en pratiques expérimentales et du service des activités physiques, sportives et artistiques (Brest et Nantes). Mathematical and Electrical Engineering (Brest), issu de la fusion des départements Électronique et Signal & Communications le (Brest). Micro-ondes (Brest) Optique (Brest) Physique subatomique et technologies associées (Nantes) Interdisciplinaire de Sciences sociales (Nantes et Brest) Systèmes énergétiques et de l'environnement (Nantes) Systèmes Réseaux, Cybersécurité et Droit du numérique (Rennes)
Unités de recherche L'école est également rattachée à différentes unités mixtes de recherche : GEPEA - Génie des procédés pour les écotechnologies et les bioressources (avec le CNRS, ONIRIS et l'université de Nantes) IRISA - Institut de recherche en informatique et systèmes aléatoires (avec le CNRS, l'ENS Rennes, l'Inria, l'INSA de Rennes, l'université Bretagne-Sud et l'université Rennes-I et CentraleSupélec) Lab-STICC - Laboratoire des sciences et techniques de l'information, de la communication et de la connaissance (avec le CNRS, l'université de Bretagne-Occidentale et l'université Bretagne-Sud, l'ENSTA Bretagne et l'ENIB) LaTIM - Laboratoire de traitement de l’information médicale (avec l’Inserm et l’université de Bretagne-Occidentale et associant le CHRU de Brest) LS2N - Laboratoire des Sciences du Numérique de Nantes (avec le CNRS, l’université de Nantes, l’École Centrale de Nantes et Inria) Subatech - Laboratoire de physique subatomique et des technologies associées (avec l'IN2P3 du CNRS et l’université de Nantes)
Chaires IMT Atlantique est labellisé Institut Carnot pour la qualité de sa recherche partenariale et développe une politique de développement de liens de long terme avec les entreprises à travers la création de structures de recherche innovantes.
Il est membre de 15 chaires industrielles : [AI-4-Child] Aide aux patients atteints de paralysie cérébrale [AI-Oceanix] Physics-Informed AI for Observation-driven Ocean AnalytiX [ArchOps] Architecture, déploiement et administration des infrastructures IT agiles : chaire d'enseignement en partenariat avec Bodet Software [BOPA] Bloc opératoire augmenté [C2M] Caractérisation, Modélisation, Maîtrise de l’exposition aux Ondes électromagnétiques Cyber CNI (Cybersécurité des infrastructures Critiques) avec Orange, Nokia, BNP Paribas, La Poste, EDF, Airbus Défense, Amossys et la Société générale Cybernavale (Cyberdéfense des systèmes navals) avec l'École navale, Naval Group (ex DCNS) et Thales Industrie du Futur [IoTad-CEO] Internet of things avec Tadashi Matsumoto [M@D] Maintien à domicile Merite2 chaire d'enseignement pour la diffusion de la culture scientifique, technologique et industrielle avec Assystem