L’Institut bouddhiste de Larung Gar ( ou ; ) est un institut fondé en 1980 par le lama nyingmapa Khenpo Jigme Phuntsok à Larung Gar, bourg-canton du xian de Sêrtar, dans la préfecture autonome tibétaine de Garzê, dans le Sichuan (République populaire de Chine).
L'institut bouddhique est un des plus grands au monde avec environ en ., dont une grande part de Chinois Han qui viennent recevoir à l'Institut des enseignements sur le bouddhisme dispensés en mandarin et spécifiquement conçus pour eux. Selon plusieurs ONG, ont été chassés de Larung Gar entre seulement 2016 et début 2020, mais les démolitions des bâtiments commencés en 2001.
Historique L’Institut bouddhiste de Larung Gar est fondé en 1980 par le lama nyingmapa Khenpo Jigme Phuntsok à Larung Gar, bourg-canton du xian de Sêrtar, dans la préfecture autonome tibétaine de Garzê, dans le Sichuan (République populaire de Chine)..
La popularité de l'institut s'accroît jusqu'à attirer dont environ originaires de la Chine continentale. En 1999, le « front uni du travail du Sichuan » fait pression sur lui au sujet de la question de son soutien au dalaï-lama et exige qu’il réduise le nombre des étudiants de l'institut.
Destructions en 2001 En 2001, selon différentes sources journalistiques à sont expulsées et détruits.... Khenpo Jigme Phuntsok aurait été emmené par les autorités, emprisonné puis placé en résidence surveillée à Chengdu. Il y décède le à , à la suite d'une maladie cardiaque pour laquelle il devait être opéré dans un hôpital militaireTibet Information Network (aujourd'hui disparu), repris sur le site Tibet-info, 20/08/2001..
Violence en 2012
Le , selon l'organisation pro-tibétaine Free Tibet, de nouvelles violences entre manifestants tibétains et police font au moins deux morts dans la localité de Xian de Sêrtar. Les autorités annoncent que « des groupes séparatistes étrangers » ont pour objectif la déstabilisation du gouvernement. Selon des sources citées par la station américaine Radio Free Asia, « une sorte de loi martiale a été imposée ». Un bonze du monastère de Drakgo, contacté directement par l'Agence France-Presse, considère que 1000 à 2000 policiers ceinturent le monastère : ..
Incendie en 2014 L'institut fait l'objet d'un incendie, aux causes inconnues, en .. Environ 150 cellules sont détruites mais on ne recense aucune victime.
Démolitions en 2016 Le gouvernement, affirmant réaliser des travaux de rénovation, entreprend la démolition de plus de 600 structures résidentielles à partir du . Une nonne, Rinzin Dolma, se suicide par pendaison, laissant une note mettant en cause le harcèlement du gouvernement envers les Tibétains et donnant la vue de la destruction systématique de l'institut Larung Gar comme raison de son suicide. Le Département d'État américain exhorte le gouvernement chinois à « cesser toute action aggravant la tension » et appelle au respect de la liberté religieuse du peuple tibétain Tibetan Nun Commits Suicide Due to Ongoing Demolition in Larung Gar, VOA, 10 août 2016.. Deux autres nonnes bouddhistes vivant à Larung Gar se suicident en août pour les mêmes raisons, et la tentative de suicide d'une autre femme peut être empêchée par des amis à la dernière minute, selon des sources tibétaines More Suicides Reported in Protest of Destruction at Sichuan's Larung Gar, RFA, 29 août 2016..
Début , les autorités de Sertar expulsent plus de nonnes étudiant à l'Académie bouddhiste de Larung Gar Tenzin Monlam, Over 2,000 nuns evicted from Larung Gar, Phayul.com, 4 octobre 2016.. Selon Dolma Tsering Teykhang, après la destruction d’une partie de l’institut bouddhiste de Larung Gar, cinq cents nonnes ont été envoyées en rééducation patriotique, elles auraient été forcées de chanter des « hymnes de loyauté au communisme »..
Réfutant les allégations de démolition du site et d'expulsion de ses résidents, le gouvernement du comté de Sertar déclare, en , qu'il s'agit d'aménager le complexe bouddhiste afin de le mettre aux normes de sécurité et de santé publiques. Les cabanes en bois qui ont été démolies, l'ont été pour dégager des voies d'accès aux camions des pompiers ; les occupants ont été relogés dans une ville voisine. L'institut s'était construit et développé de façon anarchique et sans tenir compte des risques géologiques propres à cette région sujette aux tremblements de terre China says rebuilding major western Buddhist learning center, Associated Press, 14 mars 2017..
En , Tashi Wangmo, un chercheur tibétain du groupe de réflexion de l'administration centrale tibétaine, Tibet Policy Institute, écrit que des religieuses tibétaines expulsées de l'Institut bouddhiste de Larung Gar et de Yarchen Gar sont soumises à des violences psychologiques et sexuelles dans des centres de détention chinois Tenzin Dharpo, Expelled nuns subjected to psychological and sexual abuse in Chinese detention centers: Tibetan researcher, Phayul.com, 21 août 2019.
Selon plusieurs ONG, ont été chassés de Larung Gar entre 2016 et début 2020. Pour la tibétologue Katia Buffetrille : Au Tibet, la répression est tombée dans l’oubli RFI, 3 mai 2020.
Démolitions en juillet 2026 Les autorités chinoises lancent de nouvelles démolitions à l'Institut bouddhiste de Larung Gar vers le 13 juillet 2026. Menées de nuit pour éviter toute documentation publique, elles se poursuivent en plein jour. Au 15 juillet, six résidences sont rasées, et les autorités prévoient de détruire 1 060 logements appartenant à des moines et des nonnes dans les semaines et les mois à venir.
Notes et références
Annexes Bibliographie David Germano, Re-membering the Dismembered Body of Tibet: Contemporary Tibetan Visionary Movements in the People's Republic of China, de Melvyn C. Goldstein, Matthew T. Kapstein (eds.), Buddhism in Contemporary Tibet: Religious Revival and Cultural Identity, Motila Banarsidass Publisher, 1999, 207 p. (voir notamment les pages 61 à 68).
Liens internes Yarchen Gar Khenpo Sodargye
Liens externes
(Association internationale bouddhiste).
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