Jigmé Gyatso (, aussi appelé Guri est un moine et ancien prisonnier politique né en 1966 dans le village de Luchang, Sangchu, dans la Préfecture autonome tibétaine de Gannan, province du Gansu en Chine. Il est mort à son domicile du Gansu le , sa mauvaise santé depuis sa sortie de prison en 2016 aurait provoqué sa mort.

Biographie Jigmé Gyatso est né en 1966 dans le village de Luchang, canton de Jiujia, Sangchu, préfecture autonome tibétaine de Gannan, province du Gansu en Chine. Il entra au monastère de Labrang à l'âge de 14 ans pour devenir un moine bouddhiste. Il a deux sœurs et un frère, et le fils de son frère, Sangay Gyatso, a vécu avec lui au monastère dès son jeune âge.

Il a d'abord été arrêté par les autorités après un voyage en 2006 pour avoir rencontré le dalaï-lama, leader tibétain en exil en Inde. À son retour, il a été immédiatement mis en détention sans inculpation pendant quarante jours avant d'être libéré faute de preuves tandis que plus de yuans (environ €) en espèces destinés au monastère lui aurait été confisqués et n'ont pas été rendus.

vignette|gauche|Jigme Guri Il a été emprisonné à plusieurs reprises par le gouvernement de la République populaire de Chine notamment pour avoir pris part à des manifestations d'opposition à la domination chinoise. Considéré comme un héros dans la communauté tibétaine après une vidéo de 2009 où il décrit les tortures sévères qu'il subit en garde à vue a été largement diffusé sur Internet. Il y déclare : Choekyi Lhamo, Tibetans enraged over the death of former political prisoner Jigme Gyatso in Gansu, Phayul.com, 5 juillet 2022.

Il a été libéré discrètement le après 5 ans de prison Jigme Gyatso is Released From Prison in Gansu, RFA, 26 octobre 2016 après avoir purgé sa peine de prison China gagging news of repeatedly tortured former Tibetan political prisoner’s death, Tibetan Review, 4 juillet 2022. Des agents locaux du Bureau de sécurité publique l'ont alors surveillé dans sa ville natale de Sangchu, et il n'a pas été autorisé à reprendre ses études religieuses au monastère de Labrang ou à porter l'habit de moine. Les autorités pénitentiaires ne lui ont pas rendu ses effets personnels, dont son ordinateur, ses documents, sa bourse et cartes d'identité de résident permanent, l'empêchant d'obtenir un traitement dans un hôpital privé Tenzin Dharpo, Former political prisoner hospitalized, subjected to scrutiny, Phayul.com, 27 décembre 2016.

Peu de temps après sa libération après cinq ans de prison où on lui a diagnostiqué « un diabète, de l'hypertension, et d'autres complications liées à son cœur, foie et yeux », il est admis le à l'hôpital du gouvernement local du comté de Sangchu, dans le Gansu.

Il est le seul Tibétain connu à avoir enregistré une vidéo au Tibet qu'il put faire parvenir au monde extérieur où il décrit son emprisonnement et ses opinions sur la politique du gouvernement chinois contre le dalaï-lama. Diffusé par le service en tibétain de Voice of America en 2008, il y déclare : « En tant que témoin, je dévoile l'histoire des Tibétains tués, torturés dans les prisons et en sont morts, de sorte que les médias puissent rapporter ces situations. »Former Political Prisoner Jigme Gyatso Sends Letter of Courage and Truth After Surviving Five-year Prison Term, VOA 31 janvier 2017

Mort Labrang Jigme Gyatso est mort à son domicile du Gansu le , sa mauvaise santé depuis sa sortie de prison en 2016 aurait provoqué sa mort.

La directrice exécutive du Centre tibétain pour les droits de l'homme et la démocratie, Tsering Tsomo, a déclaré qu'il était

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