Thomas Massie, né le à Huntington (Virginie-Occidentale), est un homme politique américain. Membre du Parti républicain, il représente le Kentucky à la Chambre des représentants des États-Unis depuis 2012.

Biographie Études et carrière professionnelle Né en Virginie-Occidentale, Massie fréquente le lycée du comté de Lewis dans le Kentucky voisin. Il étudie au Massachusetts Institute of Technology, dont il est diplômé d'un baccalauréat universitaire en sciences en 1993 et d'un master en sciences en 1996..

Après ses études, il fonde sa société avec sa petite-amie de lycée Rhonda, également diplômée du MIT. SensAble Technologies vend des produits donnant aux utilisateurs d'ordinateurs la sensation de toucher des objets présents à l'écran, notamment utiles pour les étudiants en médecine. Le couple revend la société au début des années 2000 et retourne dans le Kentucky..

En 2010, Thomas Massie est élu du comté de Lewis, c'est-à-dire chef du pouvoir exécutif du comté, après avoir critiqué les choix fiscaux et urbanistiques de ses prédécesseurs.

Représentant des États-Unis

Lors des élections de 2012, Massie se présente à la Chambre des représentants des États-Unis dans le du Kentucky, qui comprend les banlieues sud de Cincinnati.. Durant la primaire, il reçoit notamment le soutien du sénateur Rand Paul et de plusieurs super PAC qui dépensent des centaines de milliers de dollars en sa faveur : , FreedomWorks et surtout Liberty for All.. Le représentant sortant, , soutient de son côté la candidature de la représentante locale . Profitant de la vague du Tea Party, il remporte facilement la primaire républicaine avec 45 % des voix, devant Webb-Edgington (29 %) et le juge-exécutif du comté de Boone Gary Moore (15 %). Il est alors assuré d'être élu en novembre dans une circonscription acquise aux républicains.

Le , Massie est effectivement élu à la Chambre des représentants fédérale pour terminer le mandat de Geoff Davis, démissionnaire, et pour le mandat suivant en rassemblant 62,1 % des voix.. Il est réélu en 2014, 2016 et 2018 avec des scores compris entre 60 et 70 % des suffrages..

vignette|Thomas Massie à la conférence internationale de Students for Liberty à Washington en 2015.

Le , il fait partie d'un groupe de sept républicains signant une lettre pour expliquer qu'il ne se joindront pas à la majorité de leur groupe pour voter contre la certification des résultats de l'élection présidentielle de remportée par Joe Biden, estimant que le Congrès n'a pas d'autorité pour contester les résultats. La lettre donne toutefois du crédit aux accusations de fraude électorale formulées par Donald Trump.

Il publie en une photographie le montrant avec sa famille devant un sapin de Noël et de nombreuses armes à feu à la main, accompagnée du commentaire : . Cette photographie, publiée quelques jours après la fusillade du lycée d'Oxford, provoque une polémique.

Il est la cible d’une violente campagne publicitaire menée contre lui par l'Aipac (American Israel Public Affairs Committee), le plus grand lobby pro-Israël aux États-Unis, lors des primaires républicaines de 2024. , selon les publicités qui cherchent sa chute politique. Il remporte néanmoins la primaire avec plus de 76 % des voix et est ensuite réélu sans opposant le suivant.

En , il est le seul élu républicain à s'opposer à la réélection de Mike Johnson comme président de la Chambre des représentants pour le congrès.

En , Donald Trump apporte son soutien à , un Navy Seal se présentant contre Massie à la primaire républicaine pour les élections de mi-mandat de 2026. Lors de la primaire du , Massie ne remporte que 45 % des suffrages et est battu par son rival soutenu par le président. Il s'agit de la primaire pour un siège à la Chambre des représentants où le plus d'argent a été dépensé (environ 30 millions de dollars)..

Le représentant Thomas Massie annonce le dépôt du projet de loi HR 9694, la Loi sur la transparence des dossiers Epstein II. Ce projet de loi confère aux procureurs généraux des États américains, aux victimes de Jeffrey Epstein et de ses complices, ainsi qu’aux membres du Congrès, le droit d’intenter une action en justice contre le ministère de la Justice (DOJ) pour manquement à son obligation de divulguer les documents requis par la loi publique 119-38.

Prises de position Massie est un conservateur à tendance libertarienne.

Au Congrès, il est parfois surnommé (« monsieur Non ») en raison de son opposition régulière à des propositions faisant consensus au sein de la classe politique américaine, comme la résolution soutenant les droits de l'Homme à Hong Kong ou la proposition de loi visant à faire du lynchage un crime fédéral. Le , alors que le Congrès adopte une loi fédérale faisant du le onzième jour férié national pour commémorer l'émancipation des derniers esclaves afro-américains, il fait partie des à voter contre le texte. En , après l'invasion de l'Ukraine par la Russie, il est l'un des huit seuls représentants à voter contre la suspension des relations commerciales avec la Russie.

En 2019, il a voté avec les démocrates pour contester l'état d'urgence instauré par Donald Trump en vue de construire un mur à la frontière mexicaine. En 2020, il s'oppose avec virulence à un plan de soutien face au Covid-19.

Sur les questions de guerre et de paix, il se range souvent du côté des progressistes, s'opposant à l'interventionnisme militaire américain et aux programmes d'aide militaire aux pays étrangers, y compris Israël. Il a aussi refusé de voter des résolutions soutenant le gouvernement de Benyamin Netanyahou dans la guerre à Gaza, ce qui a été très critiqué.

Lors des primaires républicaines pour l'élection présidentielle de 2024, il apporte son soutien à Ron DeSantis. Il se déclare ensuite en faveur de Donald Trump en vue de l'élection générale.

En 2025, il s’oppose aux bombardements américains sur l'Iran, dénonçant le fait que cette décision a été prise unilatéralement par Donald Trump, sans consultation du Congrès. Cette position lui vaut de subir un torrent d'injures du président américain. Le camp pro-Trump tente ensuite d’empêcher sa réélection à la chambre des représentants.

Il fait également partie des représentants ayant plaidé pour la déclassification et la publication des dossiers liés à l’affaire Epstein, au nom de la transparence gouvernementale.

En en pleine crise du Groenland, il s'associe à une initiative bipartisane initiée par William R. Keating, visant à interdire toute invasion d’un autre État membre de l'OTAN. Elle regroupe 60 parlementaires au , dont seulement deux républicains, Don Bacon et lui-même.

Le , il est un des trois représentants républicains à voter en faveur d'un texte visant à mettre fin à la guerre en Iran en forçant l'administration Trump à obtenir l'autorisation du Congrès pour poursuivre les opérations militaires, un revirement de sa position après s'être opposé à des initiatives similaires dans les semaines précédentes. Recevant 212 voix pour et 212 voix contre, le texte n'est toutefois pas adopté. Il vote en faveur d'une résolution similaire avec trois collègues républicains lors d'un nouveau vote le , et le texte est cette fois-ci adopté par 215 voix contre 208.

Notes et références

Voir aussi Articles connexes Liste des représentants des États-Unis pour le Kentucky

Liens externes

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