Antoine Vidalot, né le à Valence-d'Agen (généralité de Bordeaux, actuel département du Tarn-et-Garonne), mort le dans la même ville, est un homme politique de la Révolution française.

Entre 1791 et 1798, il est député du Lot-et-Garonne, à l'Assemblée nationale législative, à la Convention nationale où il vote la mort de Louis XVI, et au Conseil des Anciens.

Biographie

Mandat à la Législative La France devient une monarchie constitutionnelle en application de la constitution du 3 septembre 1791. Le même mois, Antoine Vidalot, alors juge au tribunal du district de Valence, est élu député du département du Lot-et-Garonne, le huitième sur neuf, à l'Assemblée nationale législative.

Il siège sur les bancs de la gauche de l'Assemblée. En , il vote en faveur de la mise en accusation de Bertrand de Molleville, le ministre de la Marine. En avril, il vote pour que les soldats du régiment de Châteauxvieux, qui s'étaient mutinés lors de l'affaire de Nancy, soient admis aux honneurs de la séance. En août, il vote en faveur de la mise en accusation du marquis de La Fayette.

Mandat à la Convention La monarchie prend fin à l'issue de la journée du 10 août 1792 : les bataillons de fédérés bretons et marseillais et les insurgés des faubourgs de Paris prennent le palais des Tuileries. Louis XVI est suspendu et incarcéré, avec sa famille, à la tour du Temple.

En , Antoine Vidalot est réélu député du Lot-et-Garonne, le premier sur neuf, à la Convention nationale.

Il siège sur les bancs de la Plaine, mais affiche des proximités avec la Gironde. Lors du procès de Louis XVI, il vote la mort, et rejette l'appel au peuple et le sursis à l'exécution de la peine : [...] la loi prononce la mort contre les conspirateurs ; la mort de Louis est nécessaire à l'intérêt de la République. Je vote pour la mort. Le , il vote en faveur de la mise en accusation de Jean-Paul Marat : Je n'ai jamais su composer avec ma conscience. Dans Lafayette, ma conscience m'a montré un traître, un audacieux contre-révolutionnaire. [...] Dans Louis Capet, ma conscience m'a montré un roi perfide, le chef des contre-révolutionnaires. [...] Dans Marat, ma conscience me montre un ennemi déclaré de toutes les lois, et conséquemment du peuple, dont il a l'audace de se proclamer l'ami... un impudent provocateur au meurtre, au pillage... le persécuteur acharné de la Convention nationale, qu'il a perpétuellement cherché à troubler, à diviser, à avilir, à faire égorger... [...] Il y a lieu à accusation contre Marat. Le , en retour, Marat le dénonce dans son journal comme membre de la « faction des hommes d’État ». Le , il vote en faveur du rétablissement de la Commission des Douze.

Le 8 brumaire an III (le ), Antoine Vidalot est élu membre de la Commission des Vingt-et-Un, chargée d'examiner la conduite de Jean-Baptiste Carrier (député du Cantal), accusé d'avoir provoqué les fusillades et les noyades de Nantes.

Mandat aux Anciens Sous le Directoire, Antoine Vidalot est réélu député et siège au Conseil des Anciens. Il est tiré au sort pour quitter le Conseil le prairial an VI (le ).

Sources

Catégorie:Naissance en août 1734 Catégorie:Naissance en Lot-et-Garonne Catégorie:Décès en février 1808 Catégorie:Décès à Villeneuve-sur-Lot Catégorie:Député de Lot-et-Garonne Catégorie:Membre du Conseil des Anciens Catégorie:Membre de l'Assemblée législative de 1791-1792 Catégorie:Député de la Convention nationale Catégorie:Conventionnel régicide Catégorie:Décès à 73 ans