, né le 25 avril 1748 à Saint-Pourçain-sur-Sioule (généralité de Moulins, actuel département de l'Allier), mort le 25 avril 1836 à Paris (ancien 9e arrondissement), est un homme politique de la Révolution française.

Entre 1792 et 1798, il est député de l'Allier à la Convention nationale, où il vote la mort de Louis XVI, puis au Conseil des Anciens.

Biographie Pourçain Martel est né le à Saint-Pourçain-sur-Sioule. Il y devient notaire royal en 1775.

La monarchie constitutionnelle, mise en application par la constitution du 3 septembre 1791, prend fin à l'issue de la journée du 10 août 1792 : les bataillons de fédérés bretons et marseillais et les insurgés des faubourgs de Paris prennent le palais des Tuileries. Louis XVI est suspendu et incarcéré, avec sa famille, à la tour du Temple.

En septembre 1792, Pourçain Martel, alors juge de paix, est élu député de l'Allier, le troisième sur sept, à la Convention nationale.

Lors du procès de Louis XVI, comme ses collègues bourbonnais Pierre-Jacques Forestier et Claude-Lazare Petitjean, il vote la mort « dans les vingt-quatre heures » et rejette l'appel au peuple et le sursis à l'exécution de la peine. Le 13 avril 1793, il vote contre la mise en accusation de Jean-Paul Marat : Comme un juge doit être sévèrement instruit des faits sur lesquels il a à prononcer ; comme jusqu'à présent je n'ai vu en Marat qu'un défenseur intrépide de la liberté et de l'égalité, que je n'ai vu en Marat, que le surveillant et le dénonciateur des Lafayette, des Dumouriez et de tous les traîtres qui ont trahi la patrie ; [...] non. Le 28 mai, il est absent lors du scrutin sur le rétablissement de la Commission des Douze.

Sous le Directoire, Pourçain Martel est réélu député de l'Allier et siège au Conseil des Anciens. Il est tiré au sort pour quitter le Conseil le 1er prairial an VI (le 20 mai 1798).

Exilé à Liège en 1816, en tant que conventionnel régicideEn votant pour la mort de Louis XVI, il déclare : « Je consulte la raison, la justice, l'humanité; je réponds que je ne crois pas devoir renvoyer au peuple la mission qu'il m'a donnée, parce que la désobéissance est attentatoire à la souveraineté du peuple ; d'ailleurs, j'ai pensé que l'appel au peuple n'était qu'une mesure pusillanime. Je dis non. » Louis-Gabriel Michaud, Biographie universelle, ancienne et moderne, Supplément, vol. 73, 1843, (en ligne)., il rentre à Paris après la Révolution de Juillet.. Il y meurt le , à 88 ans.

Notes et références

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