vignette|droite|Agung L'agung est un instrument de musique à percussion de type idiophone. Il est composé de deux gongs suspendus verticalement. On le retrouve dans les kulintangs. Il est utilisé chez les Maguindanaos, les Maranaos, les Bajau, les Tausūg, notamment aux Philippines (Palawan, Panay, Mindoro, Mindanao), en Malaisie (Sabah, Sarawak) et en Indonésie (Célèbes, Kalimantan).
Description vignette|droite|Joueur d'agung faisant une démonstration technique avec son maillet L'agung utilise des gongs gros et lourds. pesant généralement entre 6 et 7 kilos. Il peut néanmoins peser de 2 à 13 kilos en fonction du métal utilisé (bronze, laiton ou fer). Leur diamètre varie généralement de 56 à 61 centimètres pour une profondeur de 33 centimètre bosse comprise.
Ils sont suspendus au-dessus du sol par des cordes accrochées à des structures de bois, des poutres ou au plafond.
Le plus petit est appelé « panentekan » chez les Maguindanaos et « p'malsan » ou « pumalsan » chez les Maranaos. Il est généralement situé à gauche de l'instrumentiste.
Origines L'origine de l'agung serait en Indonésie, le mot « agong » ou « agung » en malais dériverait de « agong » en indonésien ou « ageng » en javanais Usopay Hamdag Cadar, The Maranao Kolintang Music: An Analysis of the Instruments, Musical Organization, Ethmologies, and Historical Documents, 1971, Seattle : University of Washington..
L'explorateur Thomas Forrest, a décrit l'instrument en 1770 statuant que les Philippins était « amateurs de gongs musicaux provenant de Cheribon sur Java et sur lesquels on peut voir une bosse » Thomas Forrest, A Voyage to New Guinea and the Moluccas: 1774-1776, 1969, Kuala Lumpur : Oxford University Press..
Technique L'instrumentiste est généralement situé derrière l'agung. Il tient généralement la bride avec sa main gauche et frappe sur la bosse des gongs avec un maillet à l'aide de sa main gauche. Ces maillets appelés « balu » mesurent environ 15 centimètres.
Utilisations vignette|Pièces anciennes d'un karatung L'agung est utilisé chez les Maguindanaos et les Maranaos dans les ensembles de kulintang. Chez les Maguindanaos, il existe des compétitions de solo d'agung Philip Dominguez Mercurio, Traditional Music of the Southern Philippines, 28 février 2006.. Des ensembles d'agung existent notamment chez les Bidayuhs et les Ibans à Sarawak, chez les Subanons (où ces ensembles y sont nommés gagung sua) et les Tirurays (où on les appelle kelo-agung, kalatong ou karatung) aux Philippines.
Secondairement, il était également utilisé par les jeunes hommes pour attirer l'attention des jeunes femmes dans une société de tradition musulmane dans laquelle les rendez-vous galants ou les conversations entre jeunes célibataires étaient réprouvés Yoshitaka Terada, Variational and Improvisational Techniques of Gandingan Playing in the Maguindanaon Kulintang Ensemble, Asian Music XXVII.2, 1996, pages 53–79.. Traditionnellement, chez les Maguindanaos, ils avaient aussi la réputation d'avoir le pouvoir d'atténuer la force des tremblements de terre.
Notes et références
Catégorie:Instrument de la musique indonésienne Catégorie:Instrument de la musique malaisienne Catégorie:Instrument de la musique philippine Catégorie:Idiophone