La Confédération générale du travail (en ; CGT) est une organisation syndicale interprofessionnelle libertaire espagnole issue d'une scission de la CNT en 1977, Stéphane Pelletier, L'Espagne d'aujourd'hui, Armand Colin, 2014, page 137..

Dès le début des années 2000, avec 50 000 affiliés, la CGT est la troisième force syndicale d'EspagneIsabelle Sommier, Olivier Fillieule, Eric Agrikoliansky, Généalogie des mouvements altermondialistes en Europe. Une perspective comparée, Éditions Karthala, 2008, page 155..

Histoire

La scission originelle

En 1975, la mort de Franco signe la fin de la dictature. En 1976, la CNT est à nouveau autorisée. Elle redevient un puissant syndicat d'environ cent mille adhérentsChristophe Bourseiller, Extrémismes : enquête sur une grande peur contemporaine, CNRS Éditions, 2012, page 125, ..

En 1977, un intense débat interne entre « orthodoxes » et « réformistes » Miguel Iñiguez, Esbozo de una Enciclopedia histórica del anarquismo español, Fundación de Estudios Libertarios Anselmo Lorenzo, Madrid, 2001, page 153. sur la « modernisation » des pratiques de l'anarcho-syndicalisme provoque une scission qui aboutit à la création de la Confédération générale du travail d'Espagne.

Ce qui sépare les deux nouveaux syndicats n'a rien d'anecdotique. La CNT maintient ses principes d’action directe et de non participation aux instances de représentation du personnel. La CGT défend une vision plus moderniste d'un syndicalisme révolutionnaire rénové. Elle accepte de participer aux élections syndicales, perçoit des subventions gouvernementales et salarie ses permanentsPhilippe Darantière, Espagne : la régulation sociale à l'épreuve de la crise économique, Institut supérieur du travail, 2 avril 2010, ..

Le développement

Considérée comme étant le plus grand syndicat libertaire au monde, la CGT compte environ membres, tout en représentant autour de 2 millions d'ouvriers. Elle est aujourd'hui puissante en Catalogne, où historiquement, l'anarchisme était puissant. La CGT représente une force syndicale importante à RENFE (chemins de fer) et à SEAT.

La CGT est membre de Solidarité internationale libertaire et de la Fédération européenne du syndicalisme alternatif (FESAL).

La CGT publie le mensuel Rojo y Negro Peter Jan Margry, Cristina Sánchez-Carretero, Grassroots Memorials: The Politics of Memorializing Traumatic Death, Berghahn Books, 2011, page 259, note 12.Rédaction, Rojo y Negro, Journal mensuel de la CGT espagnole, Le Monde libertaire, 2004. Helmut K Anheier, Yudhishthir Raj Isar, Cultures and Globalization : Heritage, Memory and Identity, SAGE Publications Ltd, 2011, page 109..

Elle anime un centre d'études historiques, la .

Solidaridad Obrera À Madrid en 1990, une scission de la CGT fonde la confédération syndicale, Solidaridad Obrera. L'orientation de cette dernière se veut intermédiaire entre la CNT considérée comme trop intransigeante et la CGT considérée comme trop réformisteSite officiel de Solidaridad obrera..

Bibliographie et sources Confederación general del trabajo, sur le site du journal El Pais, . . .

Notes et références

Notes

Références

Articles connexes Confédération nationale du travail (CNT) Solidaires Unitaires Démocratiques (SUD) Sveriges Arbetares Centralorganisation (SAC) Confederazione Italiana di Base Unicobas (CIB Unicobas) Solidarité internationale libertaire (SIL) Tomás Ibáñez

Liens externes

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