La première présidence de Donald Trump, , commence le , faisant suite à celle de Barack Obama. Le Parti républicain occupe alors la présidence en plus du Sénat et de la Chambre des représentants, alors qu'il est déjà majoritaire dans les deux assemblées lors du second mandat d'Obama. Durant la campagne, Donald Trump choisit comme colistier le gouverneur de l'Indiana, Mike Pence, qui occupe le poste de vice-président des États-Unis durant la totalité du quadriennat. Le mandat de Donald Trump se termine le pour laisser place à celui de Joe Biden.
Élection
Le , le candidat du Parti républicain, l'homme d'affaires Donald Trump, propriétaire de The Trump Organization et novice en politique, déjoue la plupart des pronostics et remporte l'élection présidentielle américaine face à la candidate démocrate, Hillary Clinton, pourtant donnée favorite par les sondages. Il l'emporte en gagnant la plupart des (Ohio, Floride, Iowa, Caroline du Nord, Wisconsin) mais également plusieurs États votant traditionnellement démocrate (Michigan, Pennsylvanie). Trump fédère ainsi sur sa candidature l'Amérique , principalement rurale et issue d'anciens bastions industriels touchés par la crise économique.
L'élection de Donald Trump et son colistier Mike Pence, gouverneur de l'Indiana, est formellement ratifiée par les grands électeurs du collège électoral des États-Unis le , à sur 538. Si Trump et Pence possèdent une avance confortable en termes de grands électeurs grâce aux États peu peuplés, ce sont leurs rivaux démocrates qui remportent le plus de votes populaires, comme cela a été le cas lors de l'élection présidentielle de 2000 entre le républicain George W. Bush et le démocrate Al Gore.
Après son investiture, Trump ne publie pas ses déclarations de revenus, alors que d'autres candidats le font auparavant comme telle est la tradition.. Au lendemain de l'élection, de nombreuses manifestations émergent à travers le pays. Le , jour suivant l'investiture, est également organisée à Washington, D.C. une marche féministe protestant contre le sexisme du nouveau président, rassemblant plus de personnes que la cérémonie d'investiture.
Chronologie de la transition
Rencontre avec le président Obama La période de transition présidentielle démarre dès le lendemain de l'élection de Donald Trump. Cette période doit permettre au président élu de prendre connaissance des dossiers en cours et de mettre en place l'organisation de son cabinet (nomination des secrétaires et hauts fonctionnaires) afin qu'il soit opérationnel dès sa prise de fonction le .
Après s'être durement opposé à Trump durant la campagne, Barack Obama s'engage à une transition en douceur avec son successeur, comme tel est traditionnellement le cas aux États-Unis. Dès le , il invite son successeur à la Maison-Blanche pour une première entrevue.. Le lendemain, Trump est reçu par le président sortant, dans le Bureau ovale.
Équipe de transition vignette|Logotype de la transition présidentielle de Donald Trump. Isolé pendant la campagne par des membres importants du Parti républicain comme Paul Ryan, John McCain ou Mitt Romney, le président élu met en place son futur gouvernement. Le , il étoffe et réorganise son équipe de transition. La direction de l'équipe est confiée au vice-président élu, Mike Pence. Le gouverneur du New Jersey, Chris Christie, en devient le vice-président. Font également partie de cette équipe plusieurs des soutiens indéfectibles de la campagne : Rudy Giuliani, ancien maire de New York ; Newt Gingrich, ancien président de la Chambre des représentants des États-Unis ; Reince Priebus, président du Comité national républicain ; Jeff Sessions, sénateur des États-Unis pour l'Alabama.
Bien que ces derniers sont tous régulièrement cités dans les médias comme devant occuper des postes importants du futur cabinet, seuls deux entrent effectivement au gouvernement. Le , Trump annonce la nomination au poste stratégique de chef de cabinet de la Maison-Blanche de Priebus, entretenant de bonnes relations avec le président de la Chambre des représentants des États-Unis, Paul Ryan, qui s'oppose à Trump durant la campagne.. La nomination est vue comme une main tendue aux républicains modérés. Jeff Sessions est proposé au poste de procureur général des États-Unis le .
Les trois enfants de Trump les plus âgés sont également présents dans l'équipe de transition : Donald Trump, , Eric Trump et Ivanka Trump, ainsi que le mari de cette dernière, Jared Kushner, pressenti pour devenir un proche conseiller du président..
Nominations controversées Donald Trump nomme son ancien directeur général de campagne, Steve Bannon, au poste de à la Maison-Blanche, fait controversé jusque dans les rangs du Parti républicain, Bannon étant accusé d'avoir fait preuve d' et de lorsqu'il alimentait un site en ligne..
La décision de faire entrer Jeff Sessions au cabinet fait également polémique : ce dernier dirige le département de la Justice alors que le Sénat rejette sa nomination par Ronald Reagan dans les années 1980 à un poste de juge fédéral, pour des commentaires avérés ouvertement discriminatoires envers les Noirs et en faveur du Ku Klux Klan.. Une lettre ouverte signée par de droit appelle le Sénat à rejeter sa nomination. Cependant, il reçoit le soutien de la sénatrice républicaine modérée Susan Collins, qui estime que les attaques envers sa personne sont , ainsi que Gerald A. Reynolds, avocat noir et ancien président de la Commission on Civil Rights (2004-2011)..
La nomination de Betsy DeVos au département de l'Éducation suscite également la controverse. Lors de son audition au Sénat en vue du vote de confirmation, elle se montre incapable de répondre à plusieurs questions et cite de fausses statistiques. Deux sénatrices républicaines modérées, Lisa Murkowski et Susan Collins, s'opposent à son investiture, tout comme l'ensemble des sénateurs démocrates, soit cinquante sénateurs sur cent. Le Sénat étant dans l'incapacité de se départager, le vice-président Mike Pence est appelé à voter. Ce dernier vote logiquement en faveur de la confirmation de DeVos, dans le cadre d'une première historique, jamais un vice-président n'ayant auparavant à trancher une nomination à la tête d'un département fédéral.
Andrew Puzder, PDG du groupe de restauration rapide CKE Restaurants, désigné comme secrétaire au Travail, retire sa candidature après la publication par la presse de révélations sur sa vie privée, notamment de violences conjugales. Alors qu'il fait déjà face à l'opposition des sénateurs démocrates, ces révélations amènent plusieurs sénateurs républicains à annoncer qu'ils ne soutiendront pas sa candidature dans l'éventualité d'un vote.. Trump le remplace alors par l'universitaire et ancien procureur fédéral Alexander Acosta, plus consensuel.
Composition du gouvernement
Vice-président Le vice-président est désigné en même temps que le président des États-Unis. Il n'est pas membre à proprement parler du cabinet mais siège aux réunions de celui-ci. Il est également président du Sénat des États-Unis. Si le président change de vice-président en cours de mandature, celui-ci est confirmé par un vote du Sénat comme les autres membres du cabinet.
Rang Fonction Titulaire Parti Mandat170x70pxVice-président Mike Pence80px Républicain - ()
Membres du cabinet Contrairement au président et au vice-président, désignés par le vote du collège électoral des États-Unis, tous les autres membres du cabinet présidentiel désignés par le président élu doivent faire l'objet de l'approbation du Sénat pour chacun de leur poste avant de prendre leurs fonctions de manière effective, en vertu de l'article de la Constitution des États-Unis, section , clause 2 ().
Les principaux départements, dont les secrétaires ne sont pas confirmés avant le par le Sénat, sont dirigés par intérim par des membres apolitiques de leur administration. Le secrétaire aux Anciens combattants David Shulkin est le seul membre de l'administration Trump à faire l'unanimité au Sénat, obtenant cent voix lors de sa nomination..
Rang Fonction Titulaire Parti Mandat Confirmation270x70px Secrétaire d'État Rex Tillerson 80px Républicain – () 56-43 John J. Sullivan(intérim) 80px Républicain – () — Mike Pompeo 80px Républicain - () 57-42370x70px Secrétaire au Trésor Steven Mnuchin 80px Républicain - () 53-474 70x70px Secrétaire à la Défense James Mattis 80px Indépendant – () 98-1 Patrick Shanahan (intérim) 80px Indépendant – () — Mark T. Esper (intérim) 80px Républicain – () — Richard V. Spencer (intérim) 80px Indépendant – () — Mark T. Esper 80px Républicain - ()90-8 Christopher C. Miller (intérim) 80px Indépendant - () —5 70x70px Procureur général Jeff Sessions 80px Républicain – () 52-47 Matthew Whitaker(intérim) 80px Républicain – () — William Barr 80px Républicain – () 54-45 Jeffrey Rosen(intérim) 80px Républicain - () —670x70px Secrétaire à l'Intérieur Ryan Zinke 80px Républicain – () 68-31 David Bernhardt 80px Républicain - Par intérim du 2 janvier au 11 avril 2019.() 56-41770x70px Secrétaire à l'Agriculture Sonny Perdue 80px Républicain - ()87-11870x70px Secrétaire au Commerce Wilbur L. Ross Jr. 80px Républicain - () 72-28970x70px Secrétaire au Travail Alexander Acosta 80px Républicain – ()60-38 Patrick Pizzella(intérim) 80px Républicain – () — Eugene Scalia 80px Républicain - ()53-441070x70px Secrétaire à la Santé et aux Services sociaux Tom Price 80px Républicain – () 52-47 Don J. Wright(intérim) 80px Indépendant – () — Eric Hargan(intérim) 80px Républicain – () — Alex Azar 80px Républicain - () 55-431170x70px Secrétaire au Logement et au Développement urbain Ben Carson 80px Républicain - () 58-411270x70px Secrétaire aux Transports Elaine Chao 80px Républicain - () 93-6 Steven G. Bradbury (intérim) 80px Républicain 12 - () —1370x70px Secrétaire à l'Énergie Rick Perry 80px Républicain – ()62-37 Dan Brouillette 80px Républicain - () 70-151470x70px Secrétaire à l'Éducation Betsy DeVos 80px Républicain – () 51-50 (incluant le vote du vice-président) (intérim) 80px Républicain 8 - () —1570x70px Secrétaire aux Anciens combattants David Shulkin 80px Indépendant – () 100-0 Robert Wilkie(intérim) 80px Républicain – () — Peter O'Rourke(intérim) 80px Indépendant – () — Robert Wilkie 80px Républicain - () 86-916 70x70px Secrétaire à la Sécurité intérieure John F. Kelly 80px Indépendant – () 88-11 Elaine Duke(intérim) 80px Indépendante – () — Kirstjen Nielsen 80px Indépendante – () 62-37 Kevin McAleenan(intérim) 80px Indépendant – () — Chad Wolf (intérim) 80px Républicain - () — Peter T. Gaynor (intérim) 80px Indépendant 11 - () —
Postes de gouvernement ayant rang au cabinet Huit postes officiels ont rang au cabinet, ce qui signifie qu'ils sont autorisés à assister à ses réunions, mais ne sont pas des secrétaires () responsables d'un département (). Les occupants ne figurent cependant pas dans l'ordre de succession présidentielle.