LÉcole nationale supérieure Mines-Télécom Lille-Douai (ou selon son nom d'usage IMT Nord Europe) est un établissement public à caractère scientifique, culturel et professionnel (EPSCP) et l'une des françaises accréditées au à délivrer un diplôme d'ingénieur..
Elle est rattachée au ministère de l'Économie et des Finances, chargée de l'industrie et du numérique.
École publique généraliste, elle résulte de la fusion en 2017 des deux grandes écoles d'ingénieurs Mines Douai et Télécom Lille.
Elle est située dans le Nord de la France partagée entre différents campus : le site de Douai, la Cité scientifique de l'université de Lille (Villeneuve-d'Ascq, Métropole européenne de Lille), le site de Valenciennes (géré par InGHenia), le site de Dunkerque et le site d'Alençon (ISPA).
L'école est affiliée à l'Institut Mines-Télécom et à l'université de Lille. Elle est membre de la Conférence des grandes écoles et du Collegium des grandes écoles de Lille. qui regroupe les huit grandes écoles publiques de la ville de Lille (Arts et Métiers, Centrale Lille, IMT Lille Douai, ENSCL, ENSAIT, ENSAPL, École supérieure de journalisme de Lille et Sciences Po Lille).
Présentation
Histoire L'École nationale supérieure des mines de Douai est créée en 1878.
Télécom Lille est créée en 1990.
En 2012, l'Institut Mines-Télécom est créé, réunissant les écoles des mines et les écoles des télécommunications. La fusion des Mines de Douai et de Télécom Lille est finalement réalisée le .
En 2021, l'école change de nom pour devenir IMT Nord Europe représentant la diversité de ses campus et se trouvant aux portes du nord de l'Europe.
Identité visuelle
vignette|centre|alt=Logo de l'Institut Mines-Télécom Nord Europe C'est à la suite de la fusion que l'école adopte son nouveau logo, signe de son appartenance à l'Institut Mines-Télécom..
Enseignement IMT Nord Europe délivre jusqu'en 2022 les diplômes d'ingénieurs dispensés respectivement par Mines Douai et Télécom Lille. À partir de 2018, les élèves qui intègrent l'école suivent un cursus unique d'ingénieur généraliste ou des cursus par apprentissage menant à des diplômes d'ingénieurs de spécialité. Les premiers diplômés du cursus ingénieur généraliste dIMT Nord Europe sortent de l'école en 2021.
Recrutement Post-bac
L’école recrute les élèves issus d’un baccalauréat général via le Concours Geipi Polytech pour intégrer le Cycle Préparatoire IMT Nord Europe d’une durée de deux ans.
A l’issu du Cycle Préparatoire, les élèves ont la possibilité de rejoindre le Cycle Ingénieur Généraliste ou l’un des Cycles Ingénieur de Spécialité de l’école.
Post-CPGE
Pour la filière Ingénieur Généraliste, la majorité du recrutement s’effectue auprès des étudiants ayant réalisé une classe préparatoire aux grandes écoles scientifique. Le recrutement se fait sur la banque de notes du concours commun Mines-Ponts via le Concours Mines-Télécom.
Le concours Mines Télécom offre également la possibilité de rejoindre l’école en tant qu’Élèves-Ingénieurs de l'Industrie et des Mines (EIIM). Il s'agit d'un corps d'élèves fonctionnaires de l'État, salariés du Ministère chargé de l'Industrie. Héritage de l'école des Mines, IMT Nord Europe est la seule école à proposer ce titre après une classe préparatoire.
A l’issu d’une Classe Préparatoire aux Grandes écoles il est également possible de rejoindre l’un des cursus Ingénieur de Spécialité par apprentissage via une candidature par dossier sur une plateforme commune à plusieurs écoles du groupe IMT : https://alternance.imt.fr/
Post BUT/ Licence ou BTS
Sur la filière généraliste, des places sont également ouvertes via l'admission sur titre pour des élèves de BUT, L3, M1 ou venant d'écoles ou d'universités françaises ou étrangères (recrutement via Campus France).
A l’issu d’un BUT, d’une Licence ou d’un BTS il est possible de rejoindre l’un des cursus Ingénieur de Spécialité par apprentissage via une candidature par dossier sur la plateforme : https://alternance.imt.fr/
Formation Ingénieur en formation initiale IMT Nord Europe propose une formation d'ingénieur en trois ans (ou en cinq ans pour les étudiants recrutés en post-bac).
Chaque élève choisit une combinaison d'unités de valeurs (UV) lui permettant d'acquérir, au fil des années, des compétences techniques, liées aux domaines de l'école (et des compétences transverses de management, communication, économie, etc.) :
Sciences et technologies du numérique Énergie et environnement Matériaux et structures Processus pour l'industrie et les services
Chaque année, les étudiants effectuent un stage allant de huit semaines pour la L1 à pour le projet de fin d'étude de dernière année.
Pendant son cursus, chaque étudiant doit obligatoirement partir à l'étranger pour une durée minimale de , en stage, séjour académique ou double diplôme, afin de pouvoir obtenir son diplôme d'ingénieur.
Ingénieur par l'apprentissage Cinq diplômes d'ingénieur sont accessibles par la voie de l'apprentissage :
Informatique, Télécommunications et Réseaux Génie industriel Matériaux, Plasturgie et Composites Génie des Infrastructures Ferroviaires Génie Énergétique et Nucléaire
Masters internationaux Ces programmes durent 2 ans et sont totalement enseignés en langue anglaise :
Master international Eco-design and Advanced Composite Structures Master international Advanced Design and Management of Durable Constructions Master international Design and Management of the Industry 4.0
Mastères spécialisés (accréditation CGE) Sept mastères spécialisés accrédités par la Conférence des grandes écoles (CGE) :
Mastère spécialisé Bâtiment à énergie positive Mastère spécialisé Ingénierie de la cybersécurité Mastère spécialisé Management des risques professionnels et technologiques Mastère spécialisé Produits et procédés de l'industrie du béton Mastère spécialisé Ingénierie de l'économie circulaire Mastère spécialisé Expert en IA et réseaux du futur Mastère spécialisé Expert en stratégies et transformations IA et données
Formations professionnelles Des formations à destination des ingénieurs et techniciens en entreprise.
Recherche
Présentation Pour porter les transitions écologiques, numériques et industrielles et répondre à leurs défis, IMT Nord Europe a décidé de développer sa recherche dans 3 grands domaines d’expertises adossés à 3 Centres d’Enseignement, de Recherche et d’Innovation (CERI) : Energie et Environnement (CERI EE), Matériaux et Procédés (CERI MP) et Systèmes Numériques (CERI SN).
Une dimension sciences humaines et sociales pour analyser les transformations des organisations face à la numérisation et à l’internationalisation des entreprises est également portée par 2 départements (Fondamentaux Scientifiques et Management International).
Centres d'Enseignement, de Recherche et d'Innovation
En 2025, les 3 CERI ont été évalués par l’HCERES 4,5,6 avec pour chacun un bilan très positif. Pour le CERI MP, les thématiques développées par l’unité sont jugées pertinentes, répondant à la fois aux attentes scientifiques et sociétales de la tutelle et du tissu économique régional et national dans lequel l’unité est bien ancrée. L’HCERES note notamment la présence de 5 chaires industrielles sur la période.
L’unité a un très bon rayonnement scientifique. La production scientifique est très bonne et de grande qualité avec un ratio de 2,2 publications par enseignant-chercheur. Pour le CERI EE, l’HCERES note que le CERI EE est une unité de recherche ayant un excellent positionnement thématique, des compétences reconnues, une forte activité d'encadrement et une production scientifique de qualité. Les activités de recherche dans le domaine de l'atmosphère ont une excellente visibilité nationale et internationale. L'activité dans le domaine de l'énergie est soutenue avec un ancrage industriel fort tout en développant une production académique de très bonne qualité.
Enfin, pour le CERI SN, le rapport a souligné un rayonnement scientifique et une production scientifique d’un niveau jugé « très bon ». D’autre part, Les interactions du CERI SN avec le milieu industriel à l’échelle régionale et nationale ont également été soulignées avec un niveau également « très bon ». Les actions d’industrialisation de résultats de recherche par le PPI au niveau régional sont à mentionner.
En 2026, une équipe projet commune (EPC) Popopop, constituée de 6 permanents, dont 2 issus du département Fondamentaux Scientifiques), portée par IMT Nord Europe, est créée avec l’INRIA et le Laboratoire Lillois Paul Painlevé.
Travail dissimulé des doctorants et redressement fiscal En 2004, les associations de doctorants des écoles des Mines d'Alès, d'Albi, de Douai, de Saint-Étienne et de Nantes adressent un courrier à plusieurs ministères dont celui de tutelle des écoles des mines et de la recherche qui signale que les rémunérations des doctorants sont considérées comme imposables par l'administration fiscales mais qu'elles ne font pourtant ni l'objet de cotisations sociales, ni de déclarations à l'Urssaf, ce qui les précarise et ne leur permet pas de bénéficier du régime général d'assurance maladie. La Confédération des jeunes chercheurs publie alors un rapport sur « Les Conditions de travail illégales des jeunes chercheurs » qui dénonce ces pratiques assimilables à du « travail dissimulé », ou travail au noir.
Un tiers des des écoles des mines, dont ceux de l'école des mines de Paris, est alors payé par des « bourses », qui sont des libéralités, depuis . Ceux-ci n'ont pas de feuilles de salaire et ne cotisent ni pour la retraite, ni pour le chômage. Les associations de doctorants s'adressent à l'Urssaf qui lance une enquête nationale. Les salaires des doctorants de l'année 2004 sont alors transformés en salaires. L'Urssaf impose également une amende de aux des mines sous tutelle du ministère de l'Industrie. En 2004, l'école des ponts et chaussées, qui rémunère alors ses doctorants de même similaire prend les devants et régularise leur rémunération sous forme de salaire.
La Confédération des jeunes chercheurs estime que et docteurs CDD sont payés sous forme de libéralités, sans salaire légal. En 2007, le ministère de la recherche publie une circulaire sur « la résorption des libéralités » rappelant aux employeurs que verser des rémunérations sous forme de bourses n'est ni légal ni éthique.
Classement
Au niveau national, IMT Nord Europe'' est classée dans le « groupe A+ » par L'Étudiant. Classements nationaux :Nom2019 (Rang)2020 (Rang)2021 (Rang)2022 (rang)2023 (rang)2024 (rang)2025 (rang)2026 (rang)L'Étudiant16331933302715Le Figaro Étudiant (Écoles d'ingénieurs généralistes et pluridisciplinaires) -1110 - -4335Usine Nouvelle6648 - - - -27DAUR6338 -61 -45Classements internationaux :'''
Elle est aussi entrée dans le classement de Shanghai (classement répertoriant les principales universités mondiales), pour la catégorie « Sciences de l'atmosphère » : rang 201-300 des écoles mondiales et rang 14-17 des écoles françaises..
En 2026, IMT Nord Europe est dans le top 200 mondial des établissements ayant le plus d’impact pour le développement durable dans le classement Times Higher Education.
Notes et références
Voir aussi
Liens externes
Articles connexes École nationale supérieure des mines de Douai Institut Mines-Télécom
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