Le Cergne est une commune française située dans le département de la Loire en région Auvergne-Rhône-Alpes.
Géographie vignette|Monument aux morts vignette|Église Saint-Paul
La commune se situe à 70 kilomètres de Lyon.
L'ovale irrégulier dans lequel s'inscrivent les limites de la commune du Cergne se caractérise par un relief accidenté. La médiane de cet ovale est une dorsale étirée selon une direction méridienne et constituée de deux hautes collines boisées entre lesquelles s'inscrit un ensellement où s'est établi le bourg du Cergne. Au nord le gros bombement du Bois de Rottecorde au-dessus de Fontimpe atteint 793 mètres d'altitude et au sud un autre dôme surbaissé, le Bois de Joux, culmine à 709 mètres ; entre les deux, cette sorte de col qui porte le bourg est encore à une altitude de 660 mètres. L'ensemble de ces reliefs, comme tout le territoire de la commune d'ailleurs, y compris les parties les plus déprimées, est modelé dans des terrains granitiques ce qui souligne l'appartenance de ce territoire à la montagne beaujolaise.
L'échine centrale marque une ligne de partage des eaux et détermine l'existence à l'intérieur des limites communales de deux versants ; l'un à l'ouest qui dirige ses eaux vers le ruisseau du Chandonnet et de là vers le Sornin, l'autre à l'est drainé par un affluent de la Trambe (ou Trambouze), tributaire du Rhins. Le Chandonnet prend d'ailleurs sa source sur le territoire même de la commune au-dessous de la Croix Couverte mais ne parcourt du sud-est au nord-ouest qu'un kilomètre avant de servir de limite entre Arcinges et Cuinzier. À l'est naissant sous le bourg un ruisseau (une « goutte » selon le vocabulaire en usage dans la région) coule du nord au sud avant d'entrer après un kilomètre de cours dans le département du Rhône à Cours. Le flanc est du vallon creusé par ce ruisseau s'appuie sur une haute protubérance forestière dont Le Cergne n'a que la base mais dont le sommet frôle les 780 mètres d'altitude. Sur les limites sud de la commune un autre ensellement, le col de la Croix Couverte, nettement plus bas que celui du bourg, ouvre une voie de passage essentielle entre le Haut-Beaujolais et la région plus déprimée du nord-est roannais.
La nature des terrains cristallins et l'altitude dans l'ensemble élevée conjuguent leurs effets pour donner lieu à une couverture forestière importante à tel point que plus de la moitié de la surface de la commune - 306 ha sur 588 soit 52 % - est concernée par ce boisement. Le bourg du Cergne peut même apparaître comme une clairière de défrichement, se prolongeant de Fontimpe à Verville, au milieu d'un espace sylvestre réparti en croissant autour de lui. On ne s'éloigne guère du village sans traverser des bois, excepté en descendant en direction de l'agglomération urbaine proche de Cours.
La commune du Cergne avait été formée par le rassemblement sur le territoire municipal nouvellement délimité d'un peu moins de 800 personnes « prélevées » sur les communes voisines en 1857, c'est-à-dire à la veille de ce qui fut le pic démographique dans la France rurale au . C'est en effet 15 ans seulement plus tard, en 1872, que le maximum de peuplement fut atteint ici avec 863 habitants. Ensuite et conformément à l'évolution démographique générale de la région Le Cergne fut concerné par un exode rural qui lui fit perdre en trois quarts de siècle près de la moitié de sa population l'étiage se plaçant en 1946 alors qu'il ne restait plus sur place que 450 personnes. Il est vrai aussi que le déclin cessa plus tôt que dans maintes communes voisines. Pourtant, pendant les vingt ans qui suivirent la fin de la Seconde Guerre mondiale une certaine stagnation marqua la démographie locale mais un net redressement se produisit ensuite. De 1980 à 2009 la croissance (569 en 1982, 713 en 2009) ne s'était pratiquement jamais démentie même si - liée peut-être à des circonstances passagères - un tassement a été observé entre 2009 et 2014 (659 h. à cette date). La proximité de l'agglomération urbaine de Cours-la-Ville n'est pas étrangère au phénomène de croissance qui récemment encore caractérisait la commune tant le pittoresque de « station de villégiature » du Cergne a eu d'attrait pour certains Coursiauds.
Le paysage de bocage semi-montagnard implique au Cergne comme dans le reste du haut-Beaujolais une dispersion caractéristique de la population en nombreux écarts, hameaux ou simple lieuxdits. L'axe central de la commune rassemble pourtant l'essentiel de la présence humaine avec, en dehors du bourg, deux hameaux principaux, Fontimpe au nord, Verville au sud. Le Poizat constitue une sorte de faubourg du village et, dispersés sur le territoire communal, on peut citer comme lieux habités les Harrivières, les Ronzières, chez Chabat, la Croix Couverte, Chavanis, le Munet, Terre Dessus, Les Gouttes, Matray, Le Ravier, Potier. D'autre part des lotissements récents sont apparus à Lassy et à la Madone.
Deux carrefours routiers existent sur le territoire communal du Cergne. L'un est constitué par le bourg même où quatre directions s'offrent au voyageur : d'ici en effet on peut rejoindre Cours par la en ne parcourant vers le sud que en descente à travers un paysage ouvert ; on peut aussi emprunter la même D 48 vers le nord-ouest en direction d'Arcinges à travers bois; c'est d'ailleurs à l'entrée du grand bois de Rottecorde qu'à 1 km du bourg se greffe sur cette route la D 45 qui mène à Écoche. Depuis le bourg il est également possible de gagner le chef lieu de canton, Belmont-de-la-Loire situé à 10 km du Cergne, par un itinéraire sinueux, à travers un paysage forestier, en passant par le col de la Bûche. Enfin c'est vers le sud-ouest qu'on parvient en 2,5 km au col de la Croix Couverte par la D 31. À la sortie sud-ouest du bourg un chemin vicinal, qui sans être donc classé comme route en assure la fonction, permet de rejoindre directement le bourg de Cuinzier sans passer par la Croix Couverte.
Ce col de la Croix Couverte, à 614 m d'altitude, constitue le second carrefour routier existant dans la commune, sur les confins sud-ouest du territoire municipal. Par là passe une route fréquentée, la D 70 qui relie Cours à Charlieu (éloigné de 14 km du Cergne) par Cuinzier et qui représente ainsi une des liaisons possibles entre le Haut-Beaujolais et la vallée de la Loire. À quelques centaines de mètres à l'ouest du col une bifurcation permet, en quittant la D 70, d'aller vers le bourg de Jarnosse en parcourant 7 km par la D 35. Enfin, la D 31 venant du bourg du Cergne offre, en sens opposé, la possibilité, à partir du col et en quittant immédiatement le territoire municipal, de se diriger vers Coutouvre, La Gresle ou Sevelinges.
Une ligne régulière d'autocar reliant Thizy-les-Bourgs à Charlieu dessert quotidiennement Le Cergne avec trois arrêts, l'un à Verville, un autre au bourg, un autre enfin à la Croix Couverte. La gare ferroviaire de Chauffailles sur la ligne Lyon-Paray-le-Monial se trouve à 16 km, celle de Roanne sur l'itinéraire Lyon-Paris à 20 km.
L'activité économique au Cergne peut s'apparenter à celle d'un commune rurbaine : ainsi, l'agriculture y est à peine présente de nos jours puisque si des terres agricoles sont encore cultivées sur son territoire aucune exploitation n'y a son siège. En revanche l'industrie est représentée par une usine de tôlerie industrielle installée au lieu-dit les Harrivières et par une entreprise de métallerie ; une usine de confection a fonctionné jusqu'à il y a quelques années au Poizat mais a fermé ses portes. L'artisanat du bâtiment rassemble deux entreprises de charpente, deux de maçonnerie, une enfin de plomberie. Un garage de mécanique automobile, un atelier de carrosserie, un élagueur, un sellier, un tapissier-décorateur, deux coiffeuses complètent ce secteur. Une boulangerie-pâtisserie et un restaurant gastronomique au bourg assurent la jonction entre artisanat et commerce. L'activité commerciale fait vivre une épicerie, un bureau de tabac et trois bars.
Communes limitrophes
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne. et est dans une zone de transition entre les régions climatiques « Centre et contreforts nord du Massif Central » et « Nord-est du Massif Central ».. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Nandax à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Urbanisme Typologie Au , Le Cergne est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Cours, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de moins de ...
Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (48,4 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (49 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (48,4 %), prairies (43,8 %), zones urbanisées (7,1 %), zones agricoles hétérogènes (0,7 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Histoire
Le projet de la commune est né le au cours d’une réunion. Le conseil général du Rhône a émis un avis favorable le . Il faudra attendre les démarches faites à Paris par Benoît Puillet pour voir la création effective de la commune : le par arrêté préfectoral. Elle englobait quatre sections des communes de Cours, Sevelinges, Arcinges et Écoche.
Paroisse
La particularité du Cergne réside dans le fait de son entité fut d’abord religieuse avant d’être administrative. Ses habitants s’étaient regroupés en paroisse vers 1835. Ils disposaient d’un prêtre, d’une école et également d’une église ou plus exactement d’une chapelle assez vaste pour la célébration du culte.