Chandon est une commune française située dans le département de la Loire en région Auvergne-Rhône-Alpes.
Géographie
La commune de Chandon appartient au canton de Charlieu dont la commune chef-lieu est d'ailleurs une de ses six voisines. Outre celui de Charlieu, le territoire de Chandon est bordé au nord par celui de Saint-Denis-de-Cabanne ; à l'est par celui de Mars, au sud ceux de Villers et de Saint-Hilaire-sous-Charlieu, à l'ouest celui de Pouilly-sous-Charlieu.
Ses dimensions en font une commune de taille moyenne dans son canton avec un peu plus de (12,38 précisément). Du fait de la forme ramassée du territoire municipal, les distances extrêmes du nord au sud et d'est en ouest sont à peu près équivalentes : à vol d'oiseau.
Dans le domaine géologique, l'aire communale de Chandon se distingue complètement des territoires qui sont ses voisins à l'est, notamment à Mars, où le cristallin est essentiellement représenté. Sur plus des trois quarts de la commune dominent en effet les terrains sédimentaires argileux d'âge tertiaire.
Font exception les seuls secteurs excentriques du sud et de l'est où s'étalent, au contact encore des dernières pentes cristallines du massif beaujolais, des formations de versants siliceuses quaternaires ; à part également les deux vallées du Sornin et surtout du Chandonnet tapissées d'alluvions récentes.
Deux particularités géologiques sont représentées d'une part par la haute terrasse de cailloutis fluviatiles, de surface réduite mais sur laquelle repose l'important quartier de la Croix Leigne ; d'autre part, sur principalement, la rive nord du Chandonnet, par d'étroits affleurements d'un calcaire du jurassique qui fournit une belle pierre de taille d'un jaune doré connue dans la région comme « pierre de Chandon ».
L'examen de la topographie de la commune de Chandon conduit à mettre en évidence la modestie des altitudes à l'intérieur de ce périmètre qui contrastent avec celles que l'on relève plus à l'est. L'altitude moyenne de la commune est de 356 m. Extérieur à la montagne beaujolaise (mais dont les basses pentes sont encore très proches à l'est), le territoire communal de Chandon n'atteint nulle part 500 m d'altitude (maximum : 472 m dans son angle sud-est (soit 120 m de moins que l'altitude maximale à Mars). Il s'incline doucement d'est en ouest conformément à la structure d'ensemble du nord-est roannais et la direction des cours d'eau est conséquente ; c'est sur le rives du Sornin que se place, à 271 m d'altitude, le point le plus bas de la commune (331 m à Mars sur les rives du Chandonnet).
Modelé dans des terrains essentiellement sédimentaires et tendres, son relief place la commune de Chandon dans la zone des basses collines du nord-est roannais. C'est le cours du Chandonnet qui commande l'organisation générale de ce relief ; la rivière traverse le territoire municipal en son beau milieu laissant de part et d'autre approximativement la même superficie soit .
Examinées de plus près ces deux moitiés du territoire de Chandon apparaissent néanmoins dissemblables. Au nord de la rivière, sur l'interfluve qui la sépare du Sornin, deux versants peuvent être distingués : de l'échine sommitale de cet interfluve peu élevée (entre 400 et 330 m) un versant nord s'incline en direction du Sornin (plan incliné que Chandon partage avec Saint-Denis-de-Cabanne) qui rejoint la rivière vers 275 m d'altitude. Sa pente est faible : entre 5,5 et 6 %. La surface de ce versant, dans le périmètre de Chandon, est d'environ . À ce versant s'oppose un versant sud descendant vers le Chandonnet, un peu plus étendu que le précédent, soit , et dont la pente est variable : 10 % au-dessus du lieudit les Carrières, 4 % seulement au-dessous de la Croix Leigne.
Au sud du Chandonnet, sur le large interfluve séparant cette rivière du Jarnossin, un plan incliné s'élève jusqu'aux limites de la commune avec Villers. Ce versant, dont la partie sommitale se trouve sur la commune voisine, couvre une surface à peu près égale à la moitié du territoire municipal de Chandon. Sa largeur varie de . Il s'agit d'un espace plus bosselé que celui au nord de la rivière : de petits tributaires du Chandonnet le dissèquent en y creusant des vallons profonds. C'est dans la partie supérieure de ce glacis que la commune atteint ses altitudes culminantes mais cette surface est doublement inclinée, à la fois vers le nord-ouest - de 472 m près du lieudit Marigny (appartenant à Villers) à 330 m environ sur le Chandonnet - et à la fois vers le sud-ouest - de 472 m à 338 à la Goutte Rouchon - soit dans les deux cas une pente voisine de 6 %.
L'hydrographie de la commune se résume presque entièrement dans le cours de la rivière le Chandonnet qui doit son nom au village. Le cours d'eau traverse le territoire communal en son milieu d'est en ouest sur puis en forme la limite sud avec Saint-Hilaire-sous-Charlieu sur un peu moins de . Sa direction est conséquente est-ouest (conforme à l'inclinaison générale du Roannais oriental) ce qui le met en parallèle avec les autres cours d'eau de la région, le Jarnossin, le Trambouzan ou le Rhodon (qui eux sont d'ailleurs des tributaires directs de la Loire). Son talweg encaissé à son entrée dans la commune dans le secteur des Carrières donne lieu ensuite à un vallon évasé sur le reste de son cours. Sur sa rive gauche il reçoit à Chandon, au lieudit la Rivière, un petit affluent non nommé qui draine, avec les « gouttes » ses tributaires jalonnés d'étangs, le plan incliné qui descend jusqu'à ses rives. (D'un bout à l'autre du Nord-Est roannais les ruisselets sont désignés de la même façon, par le terme de « goutte(s) » soulignant la modestie de leur débit. Toponymie révélatrice : les lieudits la Goutte Rouchon, la Goutte Thessonière à Chandon.
Le dénivelé du cours du Chandonnet (333 m d'altitude à son entrée dans la commune au lieudit les Carrières, 280 m à sa sortie) soit 53 m est ainsi d'environ 9,5 m/km (12,7 à Mars) et la pente moyenne d'environ 1 %.
Le débit du Chandonnet est simplement celui d'un gros ruisseau : au moment où il quitte définitivement le territoire de Chandon il est encore à de son embouchure dans le Sornin - dont il est tributaire - et son débit n'y est que de 16 l/s avec un étiage moyen de 11 l/s.
Un autre cours d'eau concerne la commune de Chandon : il s'agit du Sornin. Cette importante rivière n'intéresse pourtant le territoire communal que marginalement puisque les sinuosités qu'il décrit à travers des prairies inondables en forment seulement la limite nord sur moins de . Proche de son niveau de base dans ces parages, le Sornin roule autour de 600 l/s. Cours d'eau issu de la montagne beaujolaise il présente des fluctuations saisonnières de débit très marquées avec des hautes eaux d'hiver et de printemps et est sujet occasionnellement à de fortes crues.
La nature argileuse des terrains de la commune de Chandon offre de bonnes conditions pédologiques, tandis que l'altitude moyenne modeste et le caractère peu accidenté de son relief constituent des éléments favorables à la mise en valeur agricole. Il en est résulté un défrichement précoce de la forêt. Le taux de boisement est donc depuis longtemps assez réduit, inférieur à 10 % de la surface totale de la commune. Les placages forestiers les plus notables se rencontrent dans le goulet étroit des Carrières de part et d'autre du Chandonnet jusqu'à proximité du bourg et sur le versant tourné vers le nord qui domine le Sornin dans le secteur de Pailleron.
Les deux vallées fluviales du Sornin et du Botoret offrent idéalement des axes de pénétration aisée à travers la commune de Chandon. En réalité les routes profitent peu de l'apparente opportunité que représente le sillon du Chandonnet : les routes de ce secteur convergent en effet vers Charlieu ; or, la rivière ne rejoint le Sornin qu'en aval de la ville. Ainsi donc, cette voie routière importante au niveau local qu'est la route départementale 70 n'emprunte le vallon du Chandonnet que sur quelques centaines de mètres dans le secteur des Carrières mais s'en écarte ensuite pour franchir, par une sorte de saut de mouton, l'interfluve qui le sépare du Sornin avant de rejoindre en forte descente du côté de Pailleron la vallée du Sornin à l'entrée orientale de Charlieu.
La D 70 relie Cours, dans le département voisin du Rhône, et Charlieu par le col de la Croix Couverte, Cuinzier et Mars. Elle constitue ainsi le lien d'une part entre la petite ville industrielle de Cours et son arrière-pays dans la montagne beaujolaise et d'autre part ce centre commerçant que représente Charlieu ; c'est une voie routière importante à l'échelle locale présente sur dans la commune.
La D 70 rencontre à l'entrée de Charlieu la D 4. Celle-ci venant de Saône-et-Loire prend le relais des routes départementales 987 et 83 de ce département. La première de ces deux routes constitue le débouché par La Clayette du Brionnais et du Charolais sur Roanne, la seconde venant de Chauffailles et, au-delà, du col des Écharmeaux, Beaujeu et Villefranche-sur-Saône est un des axes routiers assurant la liaison entre Lyon et Roanne. Cette D 4 est de ce fait une voie routière très passante. Cependant elle n'intéresse que marginalement Chandon puisque le tronçon par lequel elle entre et sort de la commune se situe sur les limites nord du territoire municipal et ne mesure que moins d'un kilomètre.
Le bourg de Chandon, quant à lui, n'est desservi par aucune des deux routes principales traversant la commune ; il n'est pourtant à l'écart des voies communication : quelques centaines de mètres seulement le séparent de cette route très fréquentée qu'est la D 70. Pourtant c'est dans un autre point très voisin du territoire municipal de Chandon que se trouve un authentique nœud routier. Il s'agit du quartier de Pont de Pierre qui, dans la vallée du Sornin, fait face à l'agglomération de Charlieu dont il constitue un véritable faubourg. Là convergent en effet la D 4 dont on a déjà souligné l'importance et deux routes départementales reliant Charlieu à deux communes de son canton. La D 49 se dirige à partir du Pont de Pierre vers Saint-Hilaire-sous-Charlieu à de là tandis que la D 40 va vers Villers distant de . Toutes deux ont un profil semblable : à partir du Pont de Pierre, elles s'élèvent d'abord vers le sommet de l'interfluve Sornin-Chandonnet, le franchissent et redescendent ensuite vers le fond du vallon du Chandonnet. Toutefois, alors que la D 49 quitte la commune en franchissant le cours d'eau au bout de seulement, la route de Villers traverse toute l'aire communale de Chandon du sud-ouest au nord-est et elle est d'ailleurs la seule à desservir l'agglomération prépondérante dans la commune, le quartier de la Croix Leigne. Il reste à mentionner la D 57 qui représente une bretelle entre la D 70 et la D 40 en traversant le petit bourg de la commune.
Aucun service d'autocar ne dessert la commune.
Les habitants de Chandon désireux d'utiliser la voie ferrée ont à leur disposition la gare de Chauffailles sur la ligne ferroviaire Lyon-Paray-le-Monial et Nevers et celle de Roanne sur la ligne Lyon-Paris. Enfin, un autocar de la SNCF leur permet, à partir de son arrêt de Pouilly-sous-Charlieu, de gagner Montchanin et la linge TGV Lyon-Paris.
Chandon se situe à de Roanne, chef-lieu de son arrondissement, à de la métropole régionale Lyon et à du chef-lieu de son département Saint-Étienne.