La congrégation des Sœurs hospitalières de Notre-Dame de Charité de Rouen est un institut religieux catholique féminin fondé en France en 1713 qui a cessé son activité initiale en 1979.

Fondation et histoire Congrégation hospitalière de droit diocésainLa congrégation de Rouen, communauté diocésaine et indépendante ne doit pas être confondue avec l'ordre de Notre-Dame de Charité, ou ordre de Notre-Dame de Charité du Refuge, fondé à Caen par Jean Eudes dans les années 1640. fondée en 1714 à Rouen à l'hôpital général par Marie-Barbe Pellerin de la Coudraye (1686-1763), novice de la congrégation des Servantes de Jésus de CaenCongrégation de droit diocésain fondée à Caen en 1678 par le père jésuite Louis Le Valois et Élisabeth de Saint-Simon de Méautis.. Fille d’un conseiller du roi au bailliage et présidial de Rouen, la jeune novice se voit confier par l'archevêque de Rouen, Mgr Claude-Maur d'Aubigné, la mission de créer à Rouen une communauté religieuse destinée spécifiquement au service de l'hôpital général, à l'exemple de l'hospice Saint-Louis de Caen, où pareille institution rend les plus grands services.

En 1714, s'installe à l'hospice général avec deux sœurs détachées de Caen, et donne à sa communauté l'habit et la règle de la communauté de Caen.

Organisatrice, elle est appelée par l’évêque de Lisieux, pour y fonder en 1727 une institution semblable à celle de Rouen, c’est ainsi que naît la congrégation Notre-Dame de Charité de Lisieux. C’est dans cette congrégation qu’elle trouve refuge quand, en 1750, elle est relevée de ses fonctions. Elle en devient supérieure générale jusqu’à sa mort en 1763.

Lors de la Révolution, les sœurs refusent de prêter serment à la constitution civile du clergé, elles sont chassées en 1793 de l’hôpital général ; certaines, comme la supérieure, sont emprisonnées. Il faut attendre 1803 pour que l’administration les rappelle pour le service de l’hospice. Les administrateurs considéraient qu'il était avantageux de rappeler les anciennes dames hospitalières dont le zèle, les soins et le dévouement étaient connus.

En 1880, la congrégation compte 44 religieuses. Édouard Pontal rapporte que :

Caulle présente ainsi la congrégation en 1926 :

La congrégation de Rouen s'associe à celle de Lisieux en 1967.

En 1979, il est mis fin aux fonctions de la communauté vieillissante, les religieuses sont transférées à la maison de retraite BoucicautÀ la fin du , la maison de retraite Boucicaut s’est établie sur le terrain de la fondation des Maisons des Refuges pour les filles-mères, fondée par , propriétaire du grand magasin Le Bon Marché, à Paris. à Mont-Saint-Aignan. Le bâtiment de la communauté, situé à proximité de la chapelleChapelle Notre-dame de Charité, édifiée à partir de 1785 par l’architecte rouennais Jean-Guillaume Bernard Vauquelin (1748-1823)., et qui les abrite depuis 1936, est rapidement détruit.

Le , Joseph Duval, archevêque de Rouen promulgue les nouvelles constitutions de la congrégation Notre-Dame de Charité.

Supérieures Pellerin de la Coudraye, supérieure de 1713 à 1750 , supérieure de 1750 à 1778 de Saint-Germain, de 1778 à 1794, puis de 1803 à 1804 , de 1804 à 1822 , de 1822 à 1831 de Beaumont, de 1831 à 1849 Coté (sœur Sainte Marie-de-Jésus) de 1849 à 1864 (sœur Saint-Charles) de 1864 à 1890 (sœur Saint-Louis de Gonzague) à partir de 1890 Mère Saint-André, en 1926 Mère CharlesChevalier de l’ordre national du mérite en 1975., de 1954 à 1975 Sœur Marie-Cécile, en 1985

Apostolat Le soin des malades au sein de l’Hospice Général de Rouen, puis animation spirituelle auprès des patients et retraités dans les maisons de retraite.

Établissements La congrégation est liée dès son origine à l’Hospice Général de Rouen, devenu en 1953, l’Hôpital Charles-Nicolle, un des cinq établissements de ce qui est aujourd’hui le Centre hospitalier universitaire de Rouen (CHU de Rouen). Au cours de son histoire, elle a été appelée à desservir des établissements annexes : l’hospice Saint-Julien de Caudebec-en-Caux (aujourd’hui EHPAD Maurice-Collet), jusqu’en 1997 ; l’hospice-sanatorium de Rouen, 135 route de Darnétal, à partir de 1923 ; l’hospice de Bois-Guillaume, entre 1922 et 1932, installé dans les anciens locaux de l’institution Join-Lambert ; l’hôpital de Darnétal, entre 1988 et 1997, à la demande de Joseph Duval, archevêque de Rouen ; la maison de retraite Boucicaut (aujourd’hui EHPAD Boucicaut), de 1970 à nos jours.

Notes et références Notes

Références

Annexes Bibliographie Édouard Pontal, Les congrégations religieuses en France : leurs œuvres et leurs services, Paris, Librairie Poussielgue Frères, 1880, 757 p. Abbé Victor Duval, La charité à Rouen : les œuvres catholiques, de Sourrieu, Rouen, Imprimerie de Lapierre, 1895. Docteur François Hüe, (1855-1937), Histoire de l'Hospice-général de Rouen, 1602-1840, Rouen, Éditions A. Lestrigant, 1903, 324 p. Bulletin religieux de l'Archidiocèse de Rouen, du , Éditeur L. Mégard, imprimeur, Rouen. Marc Boulanger, La Congrégation Notre-Dame de Charité, Éditions Bertout, 2002, 51 p.

Congrégation Notre-Dame de Charité de Rouen Catégorie:Fondation en 1814 Catégorie:Congrégation religieuse de charité