Miguel Gamborino (1760-1828) est un graveur et illustrateur espagnol.
Biographie vignette|Sa plus célèbre œuvre : L'Assassinat de cinq moines à Murviedro (1813), Francisco de Goya s'en étant inspiré pour composer Tres de mayo. vignette|Portrait de Jerónimo Zurita pour (Imprenta Real, 1791).
Il se forme d'abord à l'Académie royale des beaux-arts de San Carlos à Valence puis déménage en 1781 à Barcelone, où il se perfectionne aux techniques de gravure à l' (« école gratuite de dessin ») et participe aux premières expériences aérostatiques sur lesquelles il publie un opuscule édité par Francisco Suria en 1784 intitulé , faisant figuré en frontispice une gravure de lui-même devant une montgolfière s'élevant dans le ciel...
En 1785, un document atteste qu'il est inscrit à l'Académie royale des beaux-arts de San Fernando à Madrid. À partir de 1787, on trouve sa signature sur de nombreuses illustrations de livres à caractère scientifique ou littéraire, comme les nombreuses estampes botaniques qu'il a gravées pour . d'Antonio José Cavanilles ; les gravures des ., roman philosophique de l'abbé Zaccaria Seriman ; ou encore les illustrations pour la Bible éditée par Antonio Baylo (Madrid, 1790). Il participe également à plusieurs des publications à caractère officiel des plus ambitieuses telles que la série des (« portraits des Espagnols illustres », Imprenta Real, 1791), pour laquelle il a réalisé les portraits de Jerónimo Zurita et Louis de Grenade, ou les (« Observations sur l'histoire naturelle, la géographie, l'agriculture, les villages et les fruits du Royaume de Valence ») de Cavanilles (Imprenta Real, 1795-1797), pour lesquelles il a gravé des vues des villages d'Ares del Maestrat et Banyeres de Mariola. Il grave par ailleurs des estampes hors-série de dévotion, dont l'une est consacrée au Chemin de croix, , à partir des dessins de Vicente López y Portaña (Chalcographie nationale d'Espagne, 1798-1800) ; et d'autres de divulgation d'œuvres d'art, comme la reproduction de l’ de Juan de Juanes (1809, Palais royal de Madrid).
Quand éclate la guerre d'indépendance espagnole, il réalise un portrait de Napoléon Bonaparte destiné au (« Catéchisme à l'usage des églises de l'Empire français », Madrid, Collado, 1808), mais il se fait surtout connaître pour ses gravures anti-Français publiées dans les (« Mémoires historiques de la vie et de la mort de Pedro Pascual Rubert, Josef de Xérica, Faustino Igual, Gabriel Pichó et Vicente Bonet, fusillés par les Français à Murviedro le », Valence, José Tomás Nebot, 1813), parmi lesquelles est particulièrement notable la première des eaux-fortes de la série intitulée : c'est en effet l'une des influences principales du Tres de mayo de Francisco de Goya de par sa composition....
La guerre terminée, il fait un portrait du roi Ferdinand VII et consacre une autre série de gravure à partir de dessins de Buenaventura Planella sur la conspiration de Barcelone de 1809 et sa répression par les troupes françaises (1815). Avec la restauration de l'absolutisme, Gamborino illustre les de A. Pope (Madrid, Imprenta de M. de Burgos, 1817) et le (Madrid, Real Compañía de Libreros, 1827), parmi d'autres œuvres pieuses et estampes de dévotion, en plus de portraits de Ferdinand VII (1823 et 1828) et de ses épouses Marie-Isabelle de Portugal et Marie-Josèphe de Saxe. Il achève aussi son œuvre la plus diffusée : les dix-huit gravures du cuivre des (1809-1816), une collection de soixante-douze discours de vendeurs de rue qui parcourent Madrid offrant leur marchandise.
Dans ses dernières années, il s'essaie à la lithographie et réalise , signée «».
Notes et références
Annexes Bibliographie . .
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