Juré est une commune française située dans le département de la Loire en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie Localisation

La superficie de la commune est avec une altitude moyenne de . Juré se trouve à au nord-ouest de Saint-Étienne et à à l'ouest de Lyon. Le bourg se trouve en bordure de l'Aix, où je jette le ruisseau de la Tuilière.

Communes limitrophes

Voies de communication L'autoroute A89 passe au sud de la commune, mais l'échangeur le plus proche est celui de Noirétable (sortie 4). Juré se trouve au carrefour des routes départementales 1 et 86.

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne. et est dans la région climatique Nord-est du Massif Central, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 800 à , bien répartie dans l’année.. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Saint-Just-en-Chevalet à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Urbanisme Typologie Au , Juré est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine et hors attraction des villes...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (76,4 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (77,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (63,5 %), forêts (23,6 %), zones agricoles hétérogènes (12,9 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Histoire

Politique et administration vignette|Mairie

Démographie

Culture locale et patrimoine Lieux et monuments vignette|droite|Le viaduc de la Thuilière vignette|Église Saint-Barthélémy La commune est traversée par le viaduc de la Thuilière à Juré, dit également simplement « viaduc de Juré ». D'une hauteur de , ses arches de granite rose franchissent . Construit au début du , il a servi au passage d'un tacot de Roanne à Vichy entre 1912 et 1939. exploité par la société des Chemins de fer du Centre. Il est pratiquement la copie du viaduc de Saint-Polgues, franchissant en courbe le vallon réunissant les eaux de la Thuilière et de la Baronne..

À l'extrémité côté Roanne du viaduc se trouvent les sources du Gouttay ; à l'époque du tacot s'y est implanté un petit établissement thermal, aujourd'hui disparu, ainsi que les cuves pour le ravitaillement de la locomotive.

Église Saint-Barthélemy de Juré.

Hameaux et lieux-dits

Le centre principal de la commune s'appelle le bourg, mais de nombreux hameaux la composent également :

Bouzon Chavallard Chez Farjon Chez Portalier Chez Vial Couavoux Durelle (ou Durel) Géruzet la Côte la Limandière la Mine le Moulin Barbeau les Combes Peré Vaudier le Quart.

La mine de Juré À partir du , un filon de plomb argentifère est exploité à Juré. Il constitue le prolongement d'un riche filon exploité à Grézolles.

Tout commence par des exploitations faites par « les anciens » au Moyen Âge sur lesquelles on manque de renseignement, de l'aveu des spécialistes. La famille des Blumenstein obtient par arrêt du Conseil d'État du une concession Pierre-Joseph Buch'hoz. Dictionnaire minéralogique et hydrologique de France. Tome troisième. 1774. Paris. Chez Costard et fils, libraire. p.614. Version numérisée consultée le 29 janvier 2012 sur la bibliothèque en ligne Google.. Elle reprend l'investigation en 1734, puis 1740-1742, puis plus profondément en 1770. Après un temps d'incertitude du fait de la dureté des schistes environnant le filon, il est finalement exploité entre 1790 et 1800 par Blumenstein fils, les galeries menant jusque sous le niveau de l'Aix voisine. La concession est renouvelée aux Blumenstein le .. Le texte mentionne l'acte de concession initial, par arrêt du Conseil d'État du . Lors d'une tentative de réouverture de la mine entre 1820 et 1825, une machine à vapeur utilisée pour épuiser les eaux de galerie permet d'approfondir la fouille de 45 m supplémentaires. La mine employait vingt-cinq personnes en 1807, six en 1834Alfred Caillaux. 1875. Tableau général des mines métalliques et des combustibles minéraux de la France. Paris. Librairie polytechnique. Version numérisée consultée le 28 janvier 2012 sur le site archives.org. pp.308-310. Caillaux cite lui-même l'ingénieur König, dans un travail daté de 1766, pour les données relatives à Blumenstein.Louis Emmanuel Gruner. Description géologique et minéralogique du département de la Loire. 1857. Paris. Imprimerie impériale. pp.464-468. Gruner s'appuie lui aussi sur les travaux de König..

L'exploitation cesse en 1825, après que environ de minerai eurent été extraitesLes Richesses minérales de la Loire. Article paru dans Géosciences, N°12, décembre 2010. Consulté sur le site du BRGM le 28 janvier 2012.. Quelques menues prospections sont faites vers 1837-1838 sur un filon secondaire, à BouzonLouis Emmanuel Gruner. op.cit. pp.456-457.. En 1844, après le rachat aux descendants de BlumensteinLouis Emmanuel Gruner. op.cit. p.216., l'exploitation est reprise au sein de la concession de Saint-Martin-la-Sauveté, mais après d'importants investissements en 1855, tout est définitivement abandonnée en 1863Alfred Caillaux. op.cit. p.296. L'exploitation est caractérisée par les forts coûts de boisage, du fait de la faible tenue des terrains.

Toutefois, une dernière tentative d'investigation a eu lieu dans les années 1950 sous l'impulsion de la société PennaroyaFrançois Dumoulin. « Les mines métallifères du département de la Loire. Bilan de sept années de recherches ». Revue archéologique du Centre de la France. Tome 43. 2004. pp.271-275. Mis en ligne le 01 mai 2006, consulté le 28 janvier 2012 sur le site de la revue archéologique du centre de la France..

L'ancienne entrée de mine est encore décelable au lieu-dit Durelle, et les rejets de mine constituent une part des abords du lieu-dit la Mine.

Héraldique

Personnalités liées à la commune

Voir aussi Communes de la Loire

Notes et références Notes et cartes Notes

Cartes

Références

Liens externes

Juré sur le site de l'Institut géographique national La fiche de Juré sur le site de l'INSEE. . Site élaboré à partir des données de projections climatiques de référence DRIAS-2020. Entrer le nom de la commune pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques.

Catégorie:Commune dans la Loire