Marclopt est une commune française située dans le département de la Loire en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie

Marclopt est un village au cœur du Forez sur la rive droite (côté est) de la Loire, à au nord-ouest de Montrond-les-Bains et (à vol d'oiseau) au sud de Feurs, avec les monts du Lyonnais à l'est (« les montagnes du matin ») Couches « Cartes IGN classiques » et « Hydrographie » activées. Les distances à vol d'oiseau se mesurent avec l'outil « Mesurer une distance » dans l'onglet « Outils cartographiques » à droite (symbole de petite clé plate).. Sa sous-préfecture Montbrison est à (par route) au sud-ouest en rive gauche de la Loire, sa préfecture Saint-Étienne à (par route) au sud-est. Les distances par route entre deux points donnés sont calculées dans le panneau latéral (dans l'onglet à gauche de l'écran, cliquer sur "Directions")..

Son altitude varie de 335 m en bord de Loire, à 363 m à l'est de la commune vers le hameau du Châtelard. Sa superficie est de 843 ha..

Avant la Révolution, 9% de sa superficie était occupée par des étangs et l'on identifiait 22 mares dans le village. La commune (châtellenie royale) était traversée par le chemin de Lestra menant de Feurs à Saint-Étienne. Louis XVI, avait pour projet de désenclaver Saint-Étienne (armes et charbon) en construisant une route, qui est finalement réalisée sous Napoléon . Elle traverse la zone des étangs et permet ainsi d'assainir le territoire de Marclopt.

Actuellement, il subsiste un étang de moins d'un ha. La route impériale est devenue la N82 puis la D1082. C'était l'un des itinéraires de la célèbre "Route bleue" reliant Paris à la côte d'Azur.

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne. et est dans la région climatique Nord-est du Massif Central, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 800 à , bien répartie dans l’année.. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Feurs à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Urbanisme Typologie Au , Marclopt est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Saint-Étienne, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (83,5 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (90,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (46,7 %), terres arables (30,9 %), eaux continentalesLes eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres. (10,3 %), zones urbanisées (6,3 %), zones agricoles hétérogènes (5,9 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie Suivant les auteurs et les documents issus des archives municipales, départementales, de l'évêché et surtout de la DIANA., le nom de Marclopt s'orthographie ainsi :

Marcloto, Marcloco, Marclot, Marcloc, Marclop, Merclop, Marcloup,Marclopeio, Marclopeium.

Plusieurs interprétations sur l'origine du nom. Voici les plus plausibles :

Dans l'Histoire des comtes du Forez, Jean-Marie de la Mure, Marclopt serait le nom d'un homme : Marcus Claudius (en latin Marcpeium de Marcus Claudius Pupienus). Il s'agirait d'un général romain ayant cantonné à Feurs ou dans les environs. Les historiens ne retrouvant pas le nom de ce général, pensent qu'il s'agissait plutôt du nom d'un propriétaire romain. Pour Jean-Marie Cassagne et Mariola Korsak., le terme "Malu" renvoie à mauvais, et "clot" en occitan signifierait 'dépression", "mare". Marclopt serait donc : « mauvaises mares ».

Histoire Les premiers signes d'occupation humaine La découverte des premiers signes de l'occupation humaine sur le territoire de notre commune est assez récente. Elle est liée à l'exploitation des gravières dans les varennes, de part et d'autre de la Loire qui ont permis, grâce à archéologie préventive, ont permis de mettre au jour différents vestiges du néolithique à l'âge de fer.

Le maire actuel est Sylvain Pierre Durif, considéré comme "Grand Monarque"

Des prospections préventives ont été réalisées entre 1997 et 2004 à Saint-Laurent-la-Conche, en 2008-2009 à Magneux-Haute-Rive puis en 2012 à Marclopt...

L'occupation humaine est attestée depuis au moins 4000 ans avant notre ère, ce qui veut dire que pendant cette période, le cours de la Loire n’a pu évoluer qu'entre ces fouilles, ce qui correspond actuellement aux chambons.

Au cours des fouilles de 2003, Vincent Georges, de l'INRAP, met au jour la tombe à char d'un aristocrate ségusiave démontrant que Marclopt, avant d'être un village au cœur du Forez, était un village au cœur du pays ségusiave..

Enfin, en 2017, un Marcloptaire a trouvé à Tassin, à proximité des fouilles (2012), une pièce gauloise datant d'un siècle avant notre ère.

vignette|157x157px|alt=|Potin, bronze chargé d'étain, D'après Pierre-Marie Guihard de l'université de Caen Normandie Ingénieur-Docteur au Centre Michel de Boüard-Craham UMR 6273|gauche

La période romaine Jean-Pierre Vallat décrit les contours d'une villa romaine sur Marclopt de (la commune actuelle faisant 843 ha)., située sur les meilleures terres en bord de Loire. Le bâtiment principal (l'habitation) contient plus de 20 pièces. C'est l'une des trois villae ségusiaves encore en activité notable au . Un trésor incluant follis a été mis au jour à Saint-André-le-Puy, assemblé entre 285 et 305 ; il n'y a pas e trace d'incendie, et la question se pose de ce qui a pu amener le propriétaire d'une telle villa à enfouir ce trésor. Il n'y a pas de trace d'incendie et une invasion barbare à cette époque est exclue. Un autre trésor à Iguerande, plus au nord et en bord de Loire aussi, est constitué entre les règnes de Caracalla et Trébonien Galle et est enfoui vers 254, quatre ans avant que les Francs ou Alamans ne passent le limes que vers 258. Vallat suggère que les raisons de ces caches sont les latrones, les esclaves en fuite ou/et les troubles sociaux agitant la Gaule .

Deux inscriptions sont trouvées sur le territoire de cette villa : celle concernant le duumvir de Feurs Sextus Iulus Lucanus (décrite ci-dessous) et une autre concernant un membre d'un collège Titus Audax. Ce sont les deux plus hauts personnages mentionnés par quelque 43 inscriptions étudiées par Vallat.

La plaque funéraire Sur les terres de la villa mentionnée plus haut, à Tassin, quartier nord de Marclopt près de la voie antique venant de Feurs (appelée plus tard la voie Bolène), de nombreux débris ont été découverts en février 1846 (tegulae et substructions diverses non décrites) ainsi qu'une inscription funéraire sur une plaque de bronze () enchâssée dans un cadre en pierre moulurée, sur laquelle on peut lire. :

alt=|vignette|255x255px|Plaque funéraire retrouvé à Tassin Marclopt en 1846

« À Sextus Julius Lacanus, duumvir, prêtre de la cité des Ségusiaves, les appariteurs de condition libre : Tittius, Cicilius, Arda, Cettinus, Casurinus, Atticus ».

Cette plaque en bronze est visible au Musée & Les Amis du patrimoine de Feurs.

Pour les historiens, cette plaque, qui a fait l'objet de nombreuses publications, permet de confirmer la place de Feurs dans le pays ségusiave.

L'autre réponse fournie par cette plaque de Marclop est en regard du nom de la cité, qui y est écrit civitas Segusiavorum ; or la table de Peutinger désigne cette station par les mots Foro Segustavarum. L'inscription de la plaque a permis d'affirmer que l'original primitif indiquait Foro Segusiavorum.

Enfin, Ptolémée avait donné le nom « Forum Segusianorum » et l'habitude avait été prise de désigner sous le nom de Segusiani le peuple gaulois sur le territoire duquel la colonie de Lyon avait été fondée. La plaque de Marclopt a fait rectifier cette appellation en « Segusiavi », ce qui a été confirmé par de nombreuses autres inscriptions.

Le sarcophage En 1851, l'abbé Roux1813-1869 professeur au petit séminaire de l'Argentière (1839), vicaire à Feurs (1842), aumônier du Sacré-Cœur (1850), du Lycée impérial (1857), chapelain, archiviste de l'Archevêché (1858). Membre de la Société historique, archéologique et littéraire de Lyon. fut l'un des premiers à s'intéresser à ce monument dont les pierres gisaient éparses au pied de l’orme. Il demanda au maire de l’époque l’autorisation de démolir le mur de l'écurie communale, afin de rechercher un fragment de l'inscription votive du tombeau. Au cours des siècles, bien des pierres ont disparu, notamment employées lors du comblement des anciens fossés du château. Seul le couvercle du sarcophage demeura à sa place d'origine et fut nommé « la pierre des morts », car d'après la coutume on y déposait les cercueils avant de se rendre à l'église toute proche. Ce couvercle a été inscrit au répertoire des monuments historiques (classé le 10 mars 1961). L'abbé Roux a copié l'inscription avant qu'elle soit tronquée : D...........................................M OFFICIS APUD SUOS FUNCI QUI VIXIT AN NOS XXI MENSI X DIES XI TITIUS AUDAX ER[/]PONENDUM CURAVIT ET SUB ASCIA DEDICAVIT ce que Brassart transcrit par : D(iis) M(anibus) (il manquerait une ligne qui devrait commencer par : ET MEMORIAE AETERNAE, puis le nom du défunt qui s'appelait TITIUS) OFFICIS APUD SUOS FUNSTI QUI VIXIT ANNOS XXI MENSES X DIES XI TITIUS AUDAX (Pat)ER ou (Soc)ER PONONDUM CURAVIT ET SUB ASCIA DEDICAVIT avec la traduction : AUX DIEUX MANES ET A LA MÉMOIRE ÉTERNELLE DE TITIUS QUI TOUS SES DEVOIRS REMPLIS ENVERS LES SIENS VÉCUT 21 ANS 10 MOIS ET 11 JOURS. TITIUS L'AUDACIEUX (SON PÈRE OU BEAU-PÈRE) PRIT SOIN D'ELEVER CE MONUMENT ET LE DÉDIA SOUS L'ACSIA.