Saint-Jean-Bonnefonds est une commune française située dans le département de la Loire, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Ses habitants se nomment les Saint-Jeandaires.

Géographie

La commune, desservie à l'ouest par l'A72 (sortie 16) et au sud par la N88 (sortie 18), est située à de Saint-Étienne. et de Lyon.. Le territoire communal se trouve au-dessus du bassin houiller de la Loire.

La superficie de Saint-Jean-Bonnefonds est de ; son altitude varie de Institut national de l'information géographique et forestière, Répertoire géographique des communes, ..

Voies de communications et de transports Transports en commun La commune est desservie par huit lignes du réseau STAS. : La ligne 10 qui relie la Place Jean Jaurès (Saint-Étienne) à Sorbiers et qui dessert les quartiers de Reveux, Bas-Chaney et la zone industrielle de Molina-la-Chazotte; La ligne 15 qui relie la commune à Saint-Étienne (Square Violette) et qui dessert le centre commercial Steel, le centre de la commune ainsi que le parc tertiaire Metrotech et le lieu-dit du Colombier; La ligne 28 qui assure une desserte interne à la commune en partant du lieu-dit du Colombier et en desservant les lieux-dits de Nantas, du Crêt Beauplomb et en faisant un terminus au Fay. A certaines heures, il dessert aussi les quartiers de Chaney et Bas-Chaney (autrefois assuré par l'ancienne ligne 74 qui a fusionné avec la ligne 28). Aux heures de sorties scolaires, la ligne est prolongée jusqu'au collège Pierre et Marie Curie de La Talaudière. La ligne 42 qui relie le centre-ville de Saint-Chamond à l'Ollagnière (Saint-Chamond) et qui en heures de pointes est prolongée jusqu'au lieu-dit du Poyet; La ligne 71 qui relie en heures de pointe le quartier du Portail Rouge à Saint-Chamond en passant par les lieux-dits Maison Rouge et Le Poyet. La ligne 72 qui aux heures scolaires relie le lieu-dit du Colombier, le centre de la commune et le Crêt du Fond Perdu au collège Aristide Briand dans le quartier stéphanois de Terrenoire; La ligne 84 qui traverse la commune via l'itinéraire de la ligne 10 (quartiers de Reveux, Bas-Chaney et Z.I. de Molina-La Chazotte) une fois par jour et par sens lors de liaisons entre Saint-Étienne et Valfleury. En dehors de ces passages, la ligne est limitée à l'itinéraire La Talaudière <> Valfleury; La ligne 101 (ex-ligne MA) est une ligne de transport à la demande reliant l'arrêt René Cassin sur le territoire communal (correspondance avec la ligne 10) au centre pénitentiaire de Saint-Étienne-La-Talaudière.

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne. et est dans la région climatique Nord-est du Massif Central, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 800 à , bien répartie dans l’année.. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Saint-Étienne à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... .

Urbanisme Typologie Au , Saint-Jean-Bonnefonds est catégorisée ceinture urbaine, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de Saint-ÉtienneUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie., une agglomération inter-départementale regroupant , dont elle est une commune de la banlieueDans une agglomération multicommunale, une commune est dite de banlieue lorsqu'elle n'est pas ville-centre, à savoir que sa population est inférieure à 50 % de la population de l’agglomération ou de la commune la plus peuplée. Dans le cas de l'unité urbaine de Saint-Étienne, il y a une ville-centre et ... Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Saint-Étienne, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (63,8 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (73,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (52,9 %), zones urbanisées (21,7 %), zones agricoles hétérogènes (10,9 %), forêts (8,9 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (5,5 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Histoire

Le toponyme "Bonnefonds" signifie "bonne source"Xavier GOUVERT, Problème et méthodes en toponymie française, Thèse ss. la direction de Jean-Pierre Chambon, 2008, p. 540.. Le presbytère de l'église présente un fragment de mur romain.

Les fouilles lors de la construction de l’hôpital en 1966 au Colombier ont mis au jour les vestiges d'une occupation gauloise puis gallo-romaine du site (un four circulaire gaulois ou gallo-romain, un four tuilier et un déversoir romain, un bassin et une réserve d’eau)Mentions de la campagne de fouille de 1966, http://www.ville-st-jean-bonnefonds.fr/HistoireRéemploi de bloc en appareil réticulé (1,20 m × 0,70 m) dans la cave de la ferme du Colombier et présence de tegulae, J. Granger, 1966, 1967, 1968 et dossier scientifique S.R.A. Rhône-Alpes, Lyon.

La mention dans un acte de donation de 868 de l'église Saint-Jean ("in Garensi ecclesiam in honore Sancti Johannis") correspond vraisemblablement à Saint-Jean-Bonnefonds et donne sa première mention écrite connue au JarezRémi, évêque de Lyon, dote d'une communauté de clercs les basiliques des martyrs Saint-Irénée et des saints évêques et confesseur de Saint-Just de Lyon, à la suite de la restauration du lieu par le chorévêque Audoin. Lire en ligne.

"Sanctus Joannes Bonorum Fontium", est citée en 984 dans les possessions de l'église de LyonConvention de conservation des biens de l’Église Saint-Étienne de Lyon (984), proposition de traduction de musée du diocèse de Lyon Lire en ligneClaude-François Menestrier, Hist. civile et consulaire de Lyon, preuve III. Lire en ligne (en latin).

Elle est également mentionnée en 1173 dans la permutation réalisée lors de la séparation des comtés du Lyonnais et du Forez. À la suite de cet acte, Saint-Jean-Bonnefonds fit partie d'une enclave directement dépendante du chapitre de Lyon, aux confins du Jarez et du Forez et finalement rendue au Forez en 1278"L'Église de Lyon s'était en outre réservé, dans les terres de Guy II, une enclave qui comprenait Saint-Victor-sur-Loire, Saint-Genest-Lerpt et Villars (n.d.r.: ainsi que Saint-Jean-Bonnefonds). Mais ces paroisses furent assez vite restituées au Forez. En 1278, c'était fait accompli." Jean-Étienne Dufour, Dictionnaire topographique du département de la Loire, PUSE, 1946 (rééd. 2006), p. XXII..

Les anciens travaux de mines causes d'importants décaissements de terrain, et les aménagements modernes liés au développement de l'habitat pavillonnaire, ont profondément transformé le paysage communal.

Au milieu du , Saint-Jean, qui s'étire de Rochetaillée à Sorbiers sur plus de hectares, pour une population approchant habitants, est l'une des communes les plus étendues de France. Mine et passementerie sont les principales activités économiques. La construction de la ligne Lyon-St Étienne et l'ouverture d'une gare, amènent l'essor de la sidérurgie — hauts fourneaux à Terrenoire. Des déplacements de population se produisent alors. Le déséquilibre démographique et la pression des maîtres de forges aboutissent, en 1866, à la création de la commune de Terrenoire. En 1872, Saint-Jean, avec Sorbiers, est une nouvelle fois amputée de son territoire, par la création de la commune de La Talaudière — où se concentre une importante activité minière. Au début du , population et activités traditionnelles déclinent, entraînant une diversification du tissu économique.

Blasonnement

Politique et administration Liste des maires

Tendances politiques et résultats

Démographie

En , la commune comptait . L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Une réforme du mode de recensement permet à l'Insee de publier annuellement les populations légales des communes à partir de 2006. Pour Saint-Jean-Bonnefonds, commune de moins de , les recensements ont lieu tous les cinq ans, les populations légales intermédiaires sont quant à elles estimées par calcul.. Les populations légales des années 2004, 2009, 2014 correspondent à des recensements exhaustifs..

Culture locale et patrimoine Lieux et monuments Église Notre-Dame-de-l'Annonciation de la Baraillère

vignette|gauche|redresse=1|Saint-Jean-Bonnefonds.

L'église paroissiale Saint-Jean de Saint-Jean-Bonnefonds L'église paroissiale comporte un chœur aux voûtes romanes du , avec aménagement renaissance. À l'intérieur, se trouvent un grand bénitier de pierre et un retable du . Le dernier agrandissement remonte à 1772.

Le château du Bourg

Le château du Bourg (), à proximité de l'église, est démoli en 1894. Sur le manteau d'une cheminée on pouvait lire cette devise, empruntée au poète latin Horace : " Nulla palescere culpa " (N'avoir à pâlir d'aucune faute).

Le château de Nantas À un kilomètre au nord-est du Bourg s'élevait le château de Nantas, propriété depuis 1662 des Bernou de Rochetaillée. Il est détruit lors d'un incendie en 1894. Des fouilles sur le site de l'hôpital ont permis de retrouver, au lieu-dit "les Murs", les fondations d'une bâtisse féodale antérieure au ainsi que des éléments de construction romains. Des descriptions du y faisait mention d'un édifice public romainCarte archéologique de la Gaule, La Loire 42, Ac. des Inscriptions des Belles-Lettres, 1997. Dossier scientifique, S.R.A. Lyon-Rhône-Alpes.. Aujourd'hui, seule une petite tour de la bâtisse féodale reste visible sur le flanc Ouest du "nouveau" château construit au XIXe siècle.

Le village du Fay