Saint-Sauveur-en-Rue est une commune française située dans le département de la Loire, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

C'est un ancien prieuré particulièrement important jusqu'à la Révolution Française.

Géographie Localisation vignette|gauche|redresse=1|Localisation deSaint-Sauveur-en-Rue.

La commune est située au centre de plusieurs régions montagneuses : le Velay (côté Haute-Loire), le Vivarais (côté Ardèche) et le Pilat. Plus précisément, elle est localisée au pied du col de la République () et du col du Tracol (), sur le contrefort du mont Pyfarat ().

La commune est incluse dans le parc naturel régional du Pilat ; elle se trouve sur la ligne de partage des eaux entre le Rhône et la Loire.

Le clocher du village est à environ à vol d'oiseau des départements de l'Ardèche et de la Haute-Loire.

Le territoire de la commune de Saint-Sauveur-en-Rue abrite la source de la Déôme, rivière du bassin du Rhône, traversant la ville d'Annonay.

Communes limitrophes

Voies de communication et transports Voies routières D 503 : relie le village au Tracol, en direction de Riotord D 501 et d'Yssingeaux, elle prend ensuite la direction de Bourg-Argental, et de la rive droite du Rhône à Saint-Pierre-de-Bœuf ; D 22 : relie le village au col de la République D 28, RN 82 , en direction Saint-Genest-Malifaux, Saint-Étienne ; et monte aussi à Burdignes (D 29), elle croise la D 503 sur la place Guétat ; D 74 : prend sa bifurcation au Tracol sur la D 503 et va en direction de Saint-Régis-du-Coin et de Marlhes (D 28 vers le col de la République). Voie rapide et autoroute les plus proches : N 88, A7

Transports en commun Ligne locale : Saint-Sauveur-en-Rue - Bourg-Argental Ligne 122 : Saint-Étienne-Annonay via Bourg Argental Les sentiers de grandes randonnées : GR65. Il reprend principalement l'ancien tracé de la ligne ferroviaire, elle suit le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle (en direction de l'est : Bourg-Argental/vallée du Rhône, en direction de l'ouest : l'Auvergne, Le Puy). GR42. Il passe à l'est de la commune et croise le GR65 au niveau du hameau du "Cognet", au nord, elle va en direction de Saint-Étienne, au sud, elle traverse l'Ardèche pour se rendre à Avignon. GR7. Il croise le GR65 à Séguille dans la forêt de Taillard au-dessus du Tracol, elle provient du col de la République et va vers l'Ardèche et vers les Pyrénées.

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne. et est dans la région climatique Sud-est du Massif Central, caractérisée par une pluviométrie annuelle de à , minimale en été, maximale en automne.. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Saint-Marcel-lès-Annonay à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Urbanisme Typologie Au , Saint-Sauveur-en-Rue est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine et hors attraction des villes...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (67,7 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (67,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (65,9 %), prairies (24,8 %), zones agricoles hétérogènes (6,2 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (1,8 %), zones urbanisées (1,3 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Projet éolien Un projet éolien est en cours sur le suc des Trois-Chiens et les Cimes, sur la forêt de Taillard.

Via Fluvia Le projet d'une voie-verte est en cours sur l'ancienne ligne ferroviaire. Elle reliera la vallée de la Loire à la vallée du Rhône.

Un aire d'accueil est installé à la Gare, avec un parking et des activités de plein-air. Côté est, la Via Fluvia rejoint Annonay. Côté ouest, elle rejoint Lavoûte-sur-Loire (Haute-Loire) via Yssingeaux. Le tronçon entre la Gare de Saint-Sauveur et Saint-Meyrat à Riotord reste inachevé en l'absence de passage sous le col du Tracol, par l'ancien tunnel ferroviaire de 2,4km de long. Un projet de l'ouvrir est en cours.

Toponymie La commune ne possède aucun vestige de l'antiquité ou du haut Moyen Âge mais on peut s'apercevoir que, grâce à la toponymie des noms de hameaux ou de lieux, il y avait des populations, notamment celtes, sur le territoire de la commune. Par exemple, Vernaly, nom d'un hameau, provient du celte et veut dire « clairière des aulnes ». Lourbat, nom d'un autre hameau, signifie « orphelin »..

Chavojou semble avoir été un lieu de culte, à l’époque gallo-romaine : son nom dériverait du latin « cava », vallée creuse, et « jovis », autre façon de nommer Jupiter.

Depuis le Moyen Âge, le village a porté plusieurs noms : « Saint-Sauveur », « Saint-Sauveur-en-Rue » à partir de 1242 pour se différencier de Saint-Sauveur-en-Vocance, « Saint-Sauveur-en-Velay » car la paroisse était tournée sur le Velay, « Saint-Sauveur-en-Forez » à partir du puis « Déôme » pendant la Révolution.

Dans les anciennes langues, son nom est en latin et en occitan vivarois.

Histoire

Le prieuré de Saint-Sauveur

Saint-Sauveur du à aujourd'hui Sous la Révolution, le , l’abbé Robert, curé de Saint-Sauveur-en-Rue, prêtre réfractaire ayant refusé de prêter serment, a été exécuté à Lyon après avoir clandestinement confessé beaucoup de prévenusPaul Richard, Lyon Sacré, imprimerie J. Vernay, Lyon, 1914.

En 1820, une nouvelle école est fondée par Marcellin Champagnat, c'est la deuxième alors de la congrégation des Frères Maristes. L'école existe toujours aujourd'hui en tant qu'école privé mixte.

Le , la commune de Saint-Régis-du-Coin est créé sur arrêté ministériel en scission de Saint-Sauveur (les Confins, Prélager, La Rouchouze) et Marlhes.

Saint-Sauveur-en-Rue a connu une certaine prospérité au début du avec l'exploitation de la forêt de Taillard pour les bois d'étayage des mines de Saint-Étienne toutes proches et pour le tissage d'unis pour l'impression.

Saint-Sauveur-en-Rue était alors desservi par le train (Ligne Saint-Rambert-d'Albon - Firminy) à partir de 1883 jusqu'en 1953. Contrairement aux villages voisins, la ligne de chemin de fer ne passait pas par le village mais à quelques centaines de mètres au-dessus.

Plusieurs usines sont construites notamment l'usine Jarrosson sur la route du Tracol et l'usine Vacher sur la route de Burdignes. Ce passé industriel reste présent dans le paysage avec les différents bâtiments et cheminées. Le village comptait alors une population au-delà des 2.000 habitants. .. vignette|L'usine Vacher, situé sur la route de Burdignes, dans les années 1900

En 1898, Saint-Sauveur-en-Rue devient le nom officiel de la commune qui s'appelait avant cette date Saint-Sauveur.

L'église Sainte-Blaise a été reconstruite de 1898 à 1900 par Louis Sainte-Marie Perrin, un des architectes de la Basilique Notre-Dame de Fourvière à Lyon.

Au début des années 1970, une station de détection sismique a été installée dans l'ancien tunnel ferroviaire de Badol, du nom du hameau situé à l'est de Saint-Sauveur-en-Rue. Son importance s'est accrue à partir de 1993geoscope.ipgp.fr Observatoire Géoscope.. Elle a été installée pour localiser et étudier les tremblements de terre, elle fait partie d'un réseau mondial de surveillance des séismes.

Aujourd'hui, Saint-Sauveur-en-Rue est principalement un « village dortoir » dont de nombreux habitants travaillent à Saint-Étienne, dans le bassin annonéen ou dans la vallée du Rhône ; quelques artisans et commerces de proximité y subsistent encore.

Les habitants de Saint-Sauveur-en-Rue sont surnommés « les Picatios d’âne » (expression d'occitan Nord-Vivarais qui signifie « pique cul d'âne », car c'était jadis le seul moyen de faire avancer les ânes de renfort sur la montée du Tracol).

Politique et administration

Population et société Démographie

La commune de Saint-Régis-du-Coin n’existait pas avant 1832, Saint-Sauveur partageait donc Saint-Régis-du-Coin avec Marlhes.

Manifestations culturelles et festivités Les principales festivités de Saint-Sauveur-en-Rue sont : durant l'été, la Fête des aborde chaque année des thèmes différents ; les 13 et , l'amicale des Sapeurs Pompiers de Saint-Sauveur organise le feu d'artifice suivi d'un bal et le lendemain un concours de pétanque ; le de septembre, la Taillardine, parcours de marche et VTT, a lieu traditionnellement dans la forêt de Taillard ; en août, la vogue des classards. en décembre, le Téléthon. Au cours de l'année, notamment au printemps, les différentes associations organisent des matinées thématiques (paella, saucisses-tripes, choucroute, etc.).

Lieux et services publics Une école publique Une école privée mixte Une salle des fêtes Une bibliothèque municipale Une agence postale Un boulodrome Un gymnase Une ressourcerie / café associatif "L'Envers du grenier" Un camping municipal "Les Regnières" La Gare : espace de loisirs plein-air (boulodrome extérieur, jeux, parc, etc.)

Activités Sports Saint-Sauveur a un club sportif depuis 1967 : l'OCS (Olympique Club de Saint-Sauveur). Une centaine de licenciés pratique le handball au niveau départemental avec différentes sections selon les âges. Il y a aussi la présence d'une dizaine de licenciés qui pratique du volley-ball, la gymnastique et la pétanque.

Saint-Sauveur possède un gymnase et un boulodrome intérieur et plein-air (terrain de la Gare).

Le village possède aussi un club de Boule lyonnaise appelé "La Boule de Taillard".

Différentes autres activités sont exercées comme le futsal ou le badminton.

Des sports de nature sont pratiqués comme le VTT, la randonnée pédestre (chemins balisés) et le ski de fond avec les domaines nordiques de Saint-Régis-du-Coin et de Burdignes.

Économie Le village a perdu au fil du temps la majorité de son activité industrielle. Aujourd'hui, les artisans restent tout de même nombreux, notamment dans le domaine du bois et de la construction. L'agriculture reste importante, avec plusieurs exploitations agricoles, dont certaines sont en vente directe.