Ana María Oramas González-Moro, née le , est une femme politique espagnole membre de Coalition canarienne (CC).

Elle devient députée de la circonscription de Santa Cruz de Tenerife en .

Biographie Vie privée Née à Santa Cruz de Tenerife en 1959, elle est l'ainée d'une fratrie de dix enfants., nés de l'union d'un père canarien et d'une mère galicienne.. Durant son adolescence, elle travaille dans l'école de cuisine de sa mère. Mariée à l'avocat Pablo Nieto Peña en ., elle est mère d'une fille née en 1994..

Études Elle réalise ses études à l'université de La Laguna (ULL) où elle obtient une licence en sciences économiques. Elle commence sa carrière professionnelle en tant que directrice de la société de garanties réciproques (SGR) de Tenerife SOGARTE ; il s'agit d'une entité financière fondée en 1982 dont l'objet est d'aider au financement des petites et moyennes entreprises.

Dans l'ombre de Manuel Hermoso Âgée de , elle s'inscrit aux jeunesses de l'UCD et fait la rencontre de Javier Arenas lorsque celui-ci donne un meeting à Tenerife. En 1983, peu après avoir achevé sa licence, Ana Oramas rejoint Manuel Hermoso, lequel vient de fonder un nouveau parti nationaliste de centre-droit baptisé Agrupación Tinerfeña de Independientes (ATI) et rassemblant différentes personnalités de la défunte Union du centre démocratique (UCD). Lors des élections municipales de , elle postule sur la liste présentée par Hermoso à Santa Cruz de Tenerife. Cette première échéance électorale se solde positivement pour l'ATI qui remporte la victoire dans les villes de La Orotava, Granadilla de Abona, La Victoria de Acentejo, Adeje et El Sauzal où Paulino Rivero est élu maire. Dans la capitale provinciale, l'ATI obtient le soutien de 53,92 % des suffrages exprimés et une majorité absolue de municipaux sur les 27 à pourvoir.. Ana Oramas est ainsi élue conseillère municipale et siège notamment aux côtés de l'ancien centriste Miguel Zerolo. Elle conserve son mandat lors des élections suivantes de , auxquelles elle concourt en , qui voient l'ATI renforcer sa majorité absolue en obtenant 21 des 27 mandats composant l'assemblée municipale ; loin devant le PSOE qui obtient cinq édiles et l'AP un seul.. Réélu maire, Manuel Hermoso confie à Oramas la gestion des affaires liées aux Festivités.. Elle participe ainsi, le , à l'organisation d'une manifestation demandée par l'ATI visant à s'opposer à la création de l'université de Las Palmas de Gran Canaria afin de préserver l' de La Laguna.. Une fois son mandat terminé, elle retourne travailler dans le secteur privé.

Lors des élections canariennes de , elle est investie en sixième position sur la liste conduite par Hermoso dans la circonscription autonomique de Tenerife.. Elle est alors élue députée au Parlement des Canaries avec six autres de ses collègues.. Bien que le PSOE a remporté le scrutin au niveau régional, il se trouve obligé de négocier l'investiture de son chef avec les nationalistes de l'AIC, arrivés deuxièmes du scrutin. Un accord est trouvé entre les deux formations au début du mois de et porte le socialiste Jerónimo Saavedra à la présidence du gouvernement régional.. Une fois ce dernier investi, il nomme Manuel Hermoso vice-président et compose un exécutif de coalition dans lequel Miguel Zerolo est chargé du Tourisme. Le , Ana Oramas est nommée vice-conseillère à l'Administration territoriale et devient la numéro deux du département dirigé par Hermoso.. Elle remet sa démission le . après la révocation des membres nationalistes du gouvernement par Saavedra à la suite d'un profond désaccord sur la réforme touchant au régime économique fiscal (REF) de l'archipel.. Une motion de censure appuyée par l'ensemble des forces politiques nationalistes présentes au Parlement permet l'investiture de Manuel Hermoso à la présidence de la communauté autonome en suivant et acte la naissance de la Coalition canarienne.. Elle est immédiatement nommée vice-conseillère aux Administrations publiques, sous l'autorité de Miguel Zerolo, désormais conseiller à la Présidence et au Tourisme..

En vue des élections canariennes de , elle conserve sa sixième place sur la liste de Hermoso dans la circonscription de Tenerife.. Réélue parlementaire., elle est choisie comme première secrétaire du bureau du Parlement, dont la présidence revient à José Miguel Bravo de Laguna en vertu d'un pacte entre la Coalition canarienne et le Parti populaire. À ce titre, elle exerce les responsabilités de première secrétaire de la commission du Règlement et de la députation permanente. Elle est logiquement relevée de ses fonctions administratives le .. Au Parlement, elle est également choisie comme vice-présidente de la commission des Budgets et des Finances et de la commission du Contrôle de la radiotélévision régionale ainsi que comme présidente de la commission de l'Économie, du Commerce, de l'Industrie, des Eaux et de l'Énergie.

Maire de San Cristóbal de La Laguna Alors qu'elle ne brigue pas un nouveau mandat parlementaire, elle est choisie par la Coalition canarienne comme tête de liste de son parti pour les élections municipales de à San Cristóbal de La Laguna. Au soir du scrutin, sa candidature récolte 31,87 % des suffrages exprimés et arrive en deuxième position derrière celle du PSOE dirigée par Santiago Pérez., qui obtient 40,19 % des voix et une majorité relative de sur les 27 à pourvoir.. Comptant sur l'appui de ses , elle noue une alliance avec les quatre conseillers du Parti populaire lui permettant d'être élue maire de la ville le . Lors du scrutin local de , elle vire en tête avec 40,43 % des suffrages exprimés et gagne deux mandats de conseillers municipaux, lui permettant d'être automatiquement reconduite dans ses fonctions... Lors de l'échéance de , elle décroche son meilleur score avec 46,71 % des voix et une majorité absolue de ..

Elle annonce le sa démission immédiate de ses fonctions de maire et de son mandat de conseillère municipale et annonce son intention de . Elle indique alors qu'une . Soulignant que la vieille ville a été inscrite au patrimoine mondial au cours de son mandat, elle dément vouloir briguer un poste de l'exécutif régional ni être candidate à la présidence de la communauté autonome. Elle dément également les rumeurs lui attribuant une maladie et dit qu'elle a pris la .. Elle confirme alors le nom de son premier adjoint et conseiller à l'Urbanisme Fernando Clavijo pour prendre le relai à la mairie..

Députée au Congrès Élection et porte-parole Elle est investie en quatrième position sur la liste de Paulino Rivero, présentée dans la circonscription de Santa Cruz de Tenerife, en vue des élections générales de .. Les deux sièges remportés par le parti sont cependant insuffisants pour lui garantir l'élection. Rivero démissionne toutefois de son mandat parlementaire du fait de son élection comme président des Canaries en . et permet l'entrée d'Oramas au Congrès des députés après le renoncement Laura Díaz Concepción, investie en troisième position sur la liste. Dès le mois suivant, elle intègre la députation permanente en tant que suppléante et devient porte-parole du groupe mixte à la commission constitutionnelle ainsi qu'à la commission de la Santé et de la Consommation. Pour les élections législatives de , elle est promue tête de liste. et classe son parti en troisième position derrière le PSOE et le PP en obtenant deux des sept mandants en jeu. Devenu titulaire de la députation permanente, elle remplace Rivero comme porte-parole de la Coalition canarienne au Congrès des députés.. Membre de la commission du Statut des députés, elle est porte-parole de la commission de la Culture, de celle de l'Économie et des Finances et de la commission constitutionnelle. Maintenant de bonnes relations avec le gouvernement socialiste de José Luis Rodríguez Zapatero, elle négocie loi après loi des mesures décidées par l'exécutif afin de garantir la stabilité gouvernementale... Lors du dernier débat sur l'état de la Nation de Zapatero, en , elle déclare qu'il .

En vue des élections générales de , Nouvelles Canaries et Coalition canarienne choisissent de concourir ensemble et d'investir Ana Oramas comme chef de file dans la circonscription de Santa Cruz de Tenerife et Pedro Quevedo (NC) dans celle de Las Palmas.. Avec et 19,78 % des suffrages exprimés, sa liste remporte un seul des sept mandats en jeu. Signant son retour au palais des Cortes, son rôle devient moindre car le PP dispose d'une confortable majorité absolue lui permettant de se passer de tout autre appui parlementaire.. Elle conserve alors l'essentiel de ses responsabilités précédentes mais quitte la commission du Statut des députés pour celle des Pétitions. Elle soutient la candidature de Fernando Clavijo lors des élections canariennes de face à celle de Rivero dans le but de promouvoir un ..

Campagne difficile Dans l'optique des élections législatives de , sa candidature est proposée et validée à l'unanimité par le comité permanent national de la Coalition canarienne... Durant la campagne, elle revendique un modèle de financement égalitaire et juste envers les îles Canaries devant tenir compte de l'insularité de la communauté autonome et de son éloignement de l'Espagne continentale.., tout en réaffirmant la position de la Coalition dans le .. Elle défend également un modèle de société permettant aux femmes de concilier leurs obligations professionnelles et leur vie familiale.. Le , elle se fait attaquer personnellement par le candidat de Podemos Alberto Rodríguez, en présence de Pablo Iglesias et Íñigo Errejón, qui soutient que la famille Oramas , sans apporter de preuve à ses dires.. La liste d'Oramas obtient ainsi que 12,58 % des suffrages exprimés et conserve son mandat parlementaire. Durant l'éphémère législature qui suit, elle est porte-parole titulaire à la commission de l'Emploi et de la Sécurité sociale ainsi qu'à la commission du Règlement. En vue du futur vote d'investiture d'un candidat à la présidence du gouvernement, elle annonce qu'elle votera favorablement pour un candidat qui tiendra compte du .. Le , elle passe de l'abstention au lors du deuxième tour de scrutin pour l'investiture du socialiste Pedro Sánchez à la présidence du gouvernement car les , tout en reconnaissant qu'aucun effort n'a été réalisé de la part du candidat..

Négociatrice indispensable Toujours candidate lors du scrutin anticipé de faisant suite à l'impossibilité d'investir un président du gouvernement, elle parvient à déjouer les sondages qui prévoyaient la disparition de la Coalition canarienne des Cortes Generales... Bien qu'arrivée en quatrième position, sa liste se classe devant celle de Ciudadanos et remporte un mandat après avoir obtenu le soutien de 12,64 % des suffrages exprimés.. Ouvrant la porte à un vote positif lors de l'investiture de Mariano Rajoy face à la nouvelle arithmétique parlementaire., elle négocie avec le président conservateur sortant un pacte de quatorze points incluant la reconnaissance du caractère des Canaries, l'adoption du nouveau régime économique et fiscal (REF) de l'archipel, la réforme du financement des communautés autonomes, le déblocage de la proposition de réforme du statut d'autonomie des Canaries envoyé au Congrès des députés par le Parlement des Canaries ainsi que la mise en place de prestations sociales en matière d'emploi...

En , elle parvient à un accord avec le PP afin de soutenir le projet de loi de finances pour 2017.. Elle obtient ainsi plusieurs bonifications sur les cotisations à la Sécurité sociale pour les travailleurs âgés de 16 à 30 ans et pour les plus de . En plus d'investissements estimés à d'euros, elle décroche l'adoption de nombreuses aides pour l'emploi et le tourisme.. Le jour du vote du projet de loi budgétaire, son vote étant indispensable, elle se déplace pour participer aux scrutins publics bien que son père soit mort le jour même..