Le quartier-maître Bernard Anquetil, né le à Bernières-d'Ailly dans le Calvados, fusillé au fort du Mont-Valérien le , mort pour la France, est un résistant français, compagnon de la Libération..
Biographie Bernard Anquetil était en embarqué sur le sous-marin Ouessant, en carénage à l'arsenal de Brest ; lorsque les Allemands occupèrent la ville, l'équipage du sous-marin fut dispersé. Anquetil trouva un emploi de réparateur radio à Angers. C'est là que, recommandé de l'ancien officier en second de l’Ouessant, le lieutenant de vaisseau Philippon (futur vice-amiral d'escadre), il rencontra le colonel Rémy et qu'avec enthousiasme, Bernard Anquetil accepta d'entrer dans le réseau du BCRA en cours de constitution, pour assurer des liaisons radio avec l'Angleterre. Avec son poste émetteur, il s'installa chez une famille discrète, les Combes à Saumur. Les messages qu'il transmettait concernaient principalement les mouvements des bâtiments allemands à Brest, leurs avaries et leur disponibilité, . C'est en particulier de cette façon que fut également signalé en l'appareillage du Scharnhorst, ce qui permit à la Royal Air Force de l'attaquer avec succès.
Toutefois, les radio-goniomètres allemands finirent par situer l'émetteur et le , précisément à la suite du message relatif au Scharnhorst, Anquetil fut arrêté et transféré à Fresnes. Condamné à mort le , il refusa de révéler l'origine et la teneur des messages transmis, malgré la promesse de l'appui du tribunal pour un recours en grâce. Le , il est fusillé au fort du Mont-Valérien. Il est inhumé au cimetière de Montrouge, au « carré des fusillés ».
Après la guerre, son corps rejoint le caveau de famille de Colleville-sur-Mer dans le département du Calvados.
Distinctions à titre posthume à titre posthume par décret du pour Citation à l'ordre de l'armée de mer () par décret du
Hommages vignette|Hommage à l'entrée de l'ancien hôpital de Thouars, Deux-Sèvres. Une rue longeant la plage de Saint-Laurent-sur-Mer (commune limitrophe de Colleville-sur-Mer) porte son nom depuis les années 1990. Un aviso type A69, de la classe d'Estienne d'Orves, mis en service en 1979 dans la Marine nationale française a porté au sein de celle-ci le nom Quartier-Maître Anquetil, jusqu'à sa revente en 2000 à la Marine turque qui l'a renommé. Un des futurs patrouilleurs hauturiers de la Marine nationale, mise en service prévue entre 2028 et 2030, portera son nom.
Notes et références
Voir aussi
Bibliographie .
Articles connexes Bureau central de renseignements et d'action Compagnon de la Libération
Liens externes
Catégorie:Résistant français Catégorie:Membre du Bureau central de renseignements et d'action Catégorie:Confrérie Notre-Dame Catégorie:Interné résistant Catégorie:Chevalier de la Légion d'honneur (date non précisée) Catégorie:Compagnon de la Libération Catégorie:Titulaire de la croix de guerre 1939-1945 Catégorie:Titulaire de la médaille de la Résistance française avec rosette Catégorie:Naissance en décembre 1916 Catégorie:Naissance dans le Calvados Catégorie:Décès en octobre 1941 Catégorie:Décès à 24 ans Catégorie:Décès dans le département de la Seine Catégorie:Fusillé au fort du Mont-Valérien Catégorie:Personne fusillée en France Catégorie:Personnalité exécutée par le Troisième Reich Catégorie:Mort pour la France Catégorie:Personnalité inhumée dans le Calvados