Saint-Priest-en-Jarez (prononcé []) est une commune française située dans le département de la Loire en région Auvergne-Rhône-Alpes. Ses habitants sont les Mounards.

Le nom de Saint-Priest-en-Jarez viendrait d'un ermite qui s'appelait Saint-Priest et qui a vécu dans une grotte, sur une colline en 666..

Géographie

Saint-Priest est située à de Saint-Étienne..

Communes limitrophes

Géologie La commune s'étend sur . Son altitude varie de Institut national de l'information géographique et forestière, Répertoire géographique des communes, ..

Les niveaux siliceux du crêt de Saint-Priest-en-Jarez marquent des dépôts alternes renfermant des structures semblables à des geyséritesLa Rotonde, Patrimoine géologique du département de la Loire, Le Crêt. Lire en ligne. Ces dépôts hydrothermaux, attribuables à un ancien geyser, témoignent de l'activité volcanique que connut la région au Stéphanien.

Le territoire communal est en grande partie situé sur une colline, .

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne. et est dans la région climatique Nord-est du Massif Central, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 800 à , bien répartie dans l’année.. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Saint-Étienne à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... .

Urbanisme Typologie Au , Saint-Priest-en-Jarez est catégorisée grand centre urbain, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de Saint-ÉtienneUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie., une agglomération inter-départementale regroupant , dont elle est une commune de la banlieueDans une agglomération multicommunale, une commune est dite de banlieue lorsqu'elle n'est pas ville-centre, à savoir que sa population est inférieure à 50 % de la population de l’agglomération ou de la commune la plus peuplée. Dans le cas de l'unité urbaine de Saint-Étienne, il y a une ville-centre et ... Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Saint-Étienne, dont elle est une commune du pôle principalLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires artificialisés (100 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (93,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones urbanisées (62,6 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (29,6 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (7,9 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Histoire

Période mérovingienne La tradition de la fondation de l'église de Saint-Priest-en-Jarez, avancée par l'abbé de Soleysel (1691), reprend les éléments hagiographiques du martyre de Priest de Clermont. Complice d'Ébroïn, il fut traqué puis assassiné à Volvic le en représailles à l'assassinat du patrice de Provence Hector"Saint Prix, évêque d'Auvergne, fut massacré à Volvic, le 25 janvier 676 ; il était allé célébrer avec Childéric II, roi d'Austrasie, les fêtes de Pâques à Autun l'année précédente. Son assassinat fut une vengeance provenant de ce que Childéric, peut-être sur l'avis de l’évêque, avait mis à mort Hector, son patrice de Provence (...) Saint Prix, évêque d'Auvergne, ayant été assassiné le 20 (25?) janvier 676, en représailles de la mort du patrice Hector"., Georges de Manteyer, La Provence du premier au douzième siècle : Études d'histoire et de géographie politique, Librairie Alphonse Picard & fils, Paris, 1908..

Selon la tradition locale, Prix y aurait vécu en ermite, avant de devenir évêque de Clermont de 666 à 676. La construction de l'église est attribuée à l'un de ses assassins Ursion qui expia ainsi sa complicité dans le meurtre du saint auvergnatTestenoire-Lafayette (1905) p. XV.. Cette tradition reprend ainsi les éléments de récit de la fondation de l'église de Vézézoux (Haute-Loire).

Moyen Âge classique Sous le règne du roi de Bourgogne Conrad, l'acte de donation à Cluny de l'église Saint-Priest daté de 966 pourrait se référer à Saint-Priest-en-JarezCollection de 88 chartes originales, de l'abbaye de Cluni, la plupart du ou du commencement du , acquises en 1875 par l'intermédiaire de M. Paillard. Acte de donation de l'église de Saint-Priest en Forez (Jarez?) (966). Lire en ligne.

Pierre de Saint-Priest est mentionné dans un acte rédigé entre 1130 et 1150Chart. du Forez, , ..

Le château de Saint-Priest arborait les armes des comtes de Genève. Il est mentionné en 1167, parmi l'ensemble des places fortes remises par Guy II de Forez au roi Louis VIIClaude-François Menestrier, Histoire civile ou consulaire de la ville de Lyon, justifiée par chartes, titres, chroniques... avec la carte de la ville, comme elle était il y a environ deux siècles, N. et J.-B. de Ville (Lyon), 1696, . https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k95210w/f721.imageCastellum De Sancto Praejecto, 1167, vidimus du (La Mure-Chantelauze, III, 27)In nomine sanctae et individuae Trinitatis, amen. Ego, Ludovicus, Dei gratia Francorum rex... https://sites.google.com/site/agerjarensis/.

En 1173, la permutation entre le comte de Forez et l’Église de Lyon stipule que le serment de fidélité de Saint-Priest, ainsi que tout ce que Gaudemar de Jarez tenait au nom de l’Église, fut aussi remis au comte de sorte qu’il tienne de l’Église le château. Le texte indique également que quiconque aurait désormais le château de Saint-Priest devrait hommage lige et fidélité au comteBulle du Pape Alexandre III confirmant la permutation de 1173-1174 Lire en ligne. Le seigneur de Saint-Priest vit ainsi ses possessions enclavées au milieu de celles "laissées à la liberté de l’Église de Lyon""L'Église de Lyon s'était en outre réservé, dans les terres de Guy II, une enclave qui comprenait Saint-Victor-sur-Loire, Saint-Genest-Lerpt et Villars (n.d.r.: ainsi que Saint-Jean-Bonnefonds)." J.-E. Dufour, Dictionnaire topographique du département de la Loire, PUSE, 1946 (rééd. 2006), p. XXII. autour de la paroisse de Saint-Étienne placée sous son patronage.

Le fief apparaît dès lors rattaché à la famille dite Durgel (d'Urgel) de Saint-Priest. Peut-être issus d'une branche parente des comtes de Provence et de BarceloneS. De Vajay, Comtesse d'origine occitane dans la marche d'Espagne aux et , In : Hidalguía. 28 (1980), S. 585–616, 601–2 Lire en ligne (on considère souvent de nos jours qu'il s'agit d'une légende, d'une fable.., ce que soutenait déjà Le Laboureur — contrairement aux auteurs anciens commeAntoine Verdier ou La Chesnaye des Bois., repris cependant par Louis de Châteauneuf en 1908., ou André Mutel en 1969 : cf. l'article Bertrand > note 2), ses membres entretenaient des liens de parenté aussi bien avec la première et que la seconde maison des comtes de Lyon et de Forez.

Vers 1180-1200, Jocerand Durgel vendit, avec l'accord du comte de Forez, ses terres de la Murette (la Fouillouse) aux Hospitaliers à la suite de l'implantation d'une commanderieE. Perroy, Les familles nobles du Forez au Essai de Filiation vol. 20, Université de Saint-Étienne, 1976, ..

Période moderne et contemporaine En 1641, Saint-Priest passe de la maison des Durgel à celle des Chalus de Cordais d'Orcival, une famille apparentée (, p. 17).

En , François de Chalus vend pour la seigneurie de Saint-Priest et de Saint-Étienne à Abraham Peyrenc de Moras. Son fils François-Marie décède sans héritier en 1771, la seigneurie revient à Gilbert des Voisins qui la vendit à Louis XVI le , pour la somme de 1 million

Au cours de l'été 1911 a eu lieu le premier meeting aérien du département de la Loire, sur le terrain de Champirol (situé à cette époque sur les communes de Villars et de Saint-Priest-en-Jarez), à l'emplacement actuel de l'Hôpital Nord. Parmi les huit pilotes présents à cette manifestation se trouvait Roland GarrosÀ l'occasion de la commémoration de cet événement en octobre 2011 a été émis un timbre postal..

C'est en 1914 que la typographie "Jarez" est définitivement fixéeModifications territoriale et dénomination des communes de la Loire.

La commune fait partie de la paroisse Bienheureux Antoine Chevrier, qui rassemble l'église Saint-Prix (Saint-Priest-en-Jarez), l'église Saint-Laurent (Villars) et l'église du Sacré-Cœur, La Terrasse (Saint-Étienne).

Politique et administration Tendances politiques et résultats

Liste des maires

| align=right| || 1792 || Antoine Badinand||align="center"| || |- | align=right| 1793 || 1794 || Jean Palle||align="center"| || |- | align=right| 1794 || 1795 || Jean-Marie Goujon||align="center"| || |- | align=right| 1800 || 1804 || Jean Palle||align="center"| || |- | align=right| 1804 || 1807 || Étienne Tronchon||align="center"| || |- | align=right| 1830 || 1840 || Louis-Philibert Colcombet||align="center"| || |- | align=right| 1840 || 1846 || Constant Balay||align="center"| || |- | align=right| 1846 || 1848 || Jean-Louis Courbon||align="center"| || |- | align=right| 1848 || 1871 || François Tessey||align="center"| || |- | align=right| 1871 || 1874 || Mr Bonnefoy||align="center"| || |- | align=right| 1874 || 1875 || Jean-Marie Seignol||align="center"| || |- | align=right| 1875 || 1878 || Victor Duchamp||align="center"| || |- | align=right| 1878 || 1881 || Mr Fayard||align="center"| || |- | align=right| 1881 || 1888 || Barthélémy Picon||align="center"| || |- | align=right| 1888 || 1891 || Mr Terrat||align="center"| || |- | align=right| 1891 || 1900 || Jacques Cornet||align="center"| || |- | align=right| 1900 || 1901 || Jacques Rey||align="center"| || |- | align=right| 1901 || 1908 || ?||align="center"| || |-