Le siège de Maastricht de 1794 est le siège de la double seigneurie fortifiée de Maastricht par l'armée révolutionnaire française sous la direction du général Kléber. Le siège a eu lieu dans la seconde moitié de l'année 1794 durant la guerre de la Première Coalition entre la France et la Première coalition et a duré 45 jours jusqu'à la capitulation de Maastricht le . Un an plus tard, la ville a été annexée par Première République française Relations des principaux sièges faits ou soutenus en Europe Volume 2 par Victor Donatien de Musset-Pathay.

Contexte Trois ans après le début de la révolution française de , le roi Louis XVI déclara la guerre à la Monarchie des Habsbourg par laquelle la guerre de la Première Coalition (1792-1797) débuta. En , des troupes françaises révolutionnaires envahissent les Pays-Bas autrichiens, la principauté de Liège et le Brabant des États. En , Ruremonde tomba entre les mains du lieutenant-général vénézuélien Francisco de Miranda. Deux mois plus tard, la ville de Maastricht fut assiégée par le même De Miranda, mais il prit fin début après la défaite française à Aldenhoven. Le , les troupes autrichiennes reprirent la ville de Liège et rétablirent l'autorité du prince-évêque. Le même mois, l'armée austro-prussienne chassa complètement les Français du sud des Pays-Bas lors de la bataille de Neerwinden.

Durant l’été 1794, le nombre de soldats de l’armée française fut porté à près d'un million de soldats avec la conscription. Rapidement, les Français reprirent la main. La bataille de Fleurus du a marqué le tournant dans le sud des Pays-Bas. Un mois après, l'armée révolutionnaire française reprit le centre-ville de Liège. À la fin de l’été 1794, le comté de Looz fut repris. Les villes du Brabant, des régions de Liège, de Gueldre et de Jülich – le long de la Meuse – tombèrent une avec Venlo, qui offrit la résistance la plus longue.

Le , tout en renforçant la garnison de Maastricht de Autrichiens, la majeure partie de l'armée autrichienne se retire des Pays-Bas vers l'Allemagne. Le général Ernst Wilhelm von Klebeck, âgé de 65 ans, fut nommé commandant de la forteresse de Maastricht, sous le gouverneur Van Hessen-Kassel. Les lettres du gouverneur montrent que les relations entre les États et la garnison autrichienne étaient faibles. Les 17 et a eu lieu la bataille de Sprimont, à 30 kilomètres au sud de Maastricht, avec plus de soldats menés par le général Jourdan qui battirent les Autrichiens. La principauté de Liège et les Pays-Bas autrichiens furent alors annexés par la France. Seuls quelques bastions isolés, dont Maastricht et le Luxembourg offrirent toujours une résistance.

Déroulement du siège Le , le lendemain de la bataille de Sprimont, l'armée française – forte de – arrive à Maastricht. Le commandant Jean-Baptiste Kléber établit son quartier général dans le château Neercanne dans le Jekerdal, au sud de la ville. La garnison de Maastricht a essayé d'empêcher le siège en faisant de la place dans cette direction. Le Louw, un petit mont, fut pris à la fin août. Les Français ont alors commencé à creuser des tranchées.

Conséquences du siège

L'une des premières actions de l'armée française d'occupation à Maastricht fut le vol du crâne de Mosasaurus , au cours duquel le géologue français Barthélemy Faujas de Saint-Fond conseilla au commissaire Augustin-Lucie de Frécine d'utiliser le crâne d'un mosasaure (« le grand animal de Maastricht ») et de le faire transférer à Paris. Le fossile fait depuis partie de la collection du Muséum national d'histoire naturelle.

Sources Références

Bibliographie

Catégorie:Années 1790 Siege Catégorie:Bataille gravée sur l'arc de triomphe de l'Étoile