Jean-Marc Bustamante, né le à Toulouse, est un artiste français.

Professeur à l'Académie des beaux-arts de Munich et à l'École nationale supérieure des beaux-arts de Paris, il est directeur des Beaux-Arts de Paris de . à 2018.

Biographie Jean-Marc Bustamante entreprend tout d’abord des études d’économie, avant de s’initier à la photographie, notamment auprès de Denis Brihat, photographe de natures mortes, puis de William Klein dont il devient l’assistant au milieu des années 1970..

À partir de 1978, il réalise des photographies couleur, de grand format, qu’il intitule « Tableaux ».. Ce sont principalement des paysages à la lisière des villes dans la banlieue de Barcelone qui vont asseoir sa réputation..

Depuis les années 1980, son travail se développe à travers un échange constant entre la sculpture, la peinture et la photographie.

En 1983, il rencontre le sculpteur Bernard Bazile avec lequel il collabore pendant trois ans, sous le nom de BazileBustamante. Sous des formes hétérogènes, ils posent à deux la question de l'objet, au-delà des disciplines.

Cette expérience le conduit à développer un travail libre, très ouvert. De la photographie à l'objet, il multiplie les propositions visuelles innovantes sous toutes ses formes. Il met en place à partir du « photographique », qui reste l'essence de son travail, des dispositifs visuels..

En 1997, « Something is missing » est une série de photographies prises dans différentes villes que le titre des œuvres ne permet pas d'identifier.. Bustamante y recherche des formes simples qui ont une résonance picturale..

Plus récemment, le plexiglas devient le support privilégié de son œuvre et l'artiste révèle un profond intérêt pour la couleur.

De même, pour la Biennale de Venise 2003, où il représente la France, il transforme l’espace du pavillon, recréant un monde à la fois réel et imaginaire où le jeu des miroirs, les images flottantes, les portraits photographiques, les lieux de sculptures déplacent les limites du regard autant physiques que psychologiques..

Lors de l'exposition en 2006 au musée de Brégence, il investit les quatre étages du musée créant un dispositif lumineux à l'extérieur du bâtiment. Pour l'exposition intitulée « L'horizon chimérique » au musée d'art moderne et contemporain de Strasbourg., il collabore avec l'artiste américain Ed Ruscha.

En 2011, une exposition rétrospective de ses sculptures et photographies a lieu à la fondation Henry Moore à Leeds, ainsi qu'une présentation de ses derniers travaux à la villa Médicis à Rome.. Dans les années 2012 et 2013, il intensifie la pratique de la peinture produisant plusieurs séries de peintures qu'il expose dans plusieurs pays.

Le , il est élu à l'Académie des beaux-arts, section Peinture, au fauteuil précédemment occupé par Zao Wou-Ki..

Autres activités Professeur à l'École nationale supérieure des beaux-arts de Paris et à l'Académie des beaux-arts de Munich Directeur du festival international d'art de Toulouse de 2012 à 2015

Distinctions

. Membre de l'Académie des beaux-arts, section Peinture

Polémiques Au festival international d'art de Toulouse En 2005, dans un entretien avec Xavier Veilhan et Christine Macel, intitulé « La création contemporaine », Jean-Marc Bustamante avait déclaré :

En 2013, alors qu'il est directeur artistique du festival international d'art de Toulouse (Fiat), les féministes du groupe toulousain Famuni dénoncent ces propos et l'accusent de Voir sur ladepeche.fr du 17 juin 2013.. La présidente du festival, Mathé Perrin, répond aux accusations faites à l’artiste directeur du festival en expliquant :

Comme directeur des Beaux-Arts de Paris En 2018, alors qu'il est directeur des Beaux-Arts de Paris depuis trois ans, deux affaires retentissent au sein de l'école. L'une est relative au harcèlement sexuel et l'autre au harcèlement à caractère racial sur les employés de ménage. Accusé de laxisme et d'inaction par un groupe d'étudiants mobilisé contre ces affaires, qui attendaient, depuis des mois, une réaction de la part du directeur, il est entarté et enfariné par ces mêmes étudiants lors d'une cérémonie.

Il répond aux accusations d’inactivité en soulignant les actions prises par l’Académie sous sa direction, telles que la création d’une charte de bonne conduite, ainsi que la mise en place d’une cellule d’écoute au sein de l’école.. À la suite de l'incident, la ministre de la Culture, Françoise Nyssen, décide de ne pas prolonger son mandat. Bustamante déclare plus tard n’avoir pas été soutenu par la ministre dans cette affaire..

En , le dessinateur de BD et professeur aux Beaux-Arts Joann Sfar défend Bustamante. Il affirme que la création de forums de dénonciation anonymes par l'administration plutôt que l’action d'encourager les étudiants à utiliser le système de travailleurs sociaux de l'école n’a fait qu’exacerber plutôt que de résoudre le problème.. Sfar écrit que la gestion de l’affaire par le ministère a été un numéro de communication, que les étudiants, les enseignants et l’école continuent à payer cher aujourd’hui. Il ajoute :

Collections publiques (sélection)

Notes et références

Liens externes

Galeries Jean-Marc Bustamante chez Xavier Hufkens Jean-Marc Bustamante chez Thaddaeus Ropac

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