Jacques Christophe Luc Mariette, né le à Caen, mort le à Paris, est un homme politique de la Révolution française.

Biographie Sous l'Ancien Régime, Jacques Mariette est avocat au parlement de Rouen.

Mandat à la Convention La monarchie constitutionnelle, mise en application par la constitution du 3 septembre 1791, prend fin à l'issue de la journée du 10 août 1792 : les bataillons de fédérés bretons et marseillais et les insurgés des faubourgs de Paris prennent le palais des Tuileries.

En , Jacques Mariette, alors juge de paix à Rouen, est élu député du département de Seine-Inférieure, le douzième sur seize, à la Convention nationale.

Il siège sur les bancs de la Plaine. Lors du procès de Louis XVI, il vote « la détention, et le bannissement à la paix » et se prononce en faveur de l'appel au peuple et en faveur du sursis à l'exécution de la peine. Le , il est absent lors du scrutin sur la mise en accusation de Jean-Paul Marat. Le , il est également absent lors du scrutin sur le rétablissement de la Commission des Douze.

Le , Mariette et ses collègues Jean-Pierre Duval (député de Seine-Inférieure), Denis-Toussaint Lesage (député d'Eure-et-Loir) et Pierre Plet-Beauprey (député de l'Orne) sont envoyés en mission dans les départements de l'Orne et du Loiret. Ils sont tous les quatre rappelés à l'issue des journées du 31 mai et du 2 juin. Les députés Montagnards François-Louis Bourdon (député de l'Oise) et Jean Julien (député de la Haute-Garonne) les accusent d'avoir « organisé la contre-révolution à Orléans ».

Après la chute de Robespierre, Jacques Mariette adhère à la réaction thermidorienne. Le 22 brumaire an III (le ), il est envoyé en mission dans les ports de Marseille, de Nice, de Sète et de Toulon. Le 7 pluviôse an III (le ), il est adjoint à la mission de ses collègues Paul Cadroy (député des Landes) et Jean-Michel Chambon de la Tour (député du Gard) dans les départements des Bouches-du-Rhône et du Var. Le 16 messidor an III (), il entre au Comité de sûreté générale.

Mandat aux Cinq-Cents En vendémiaire an IV (), Jacques Mariette est réélu député et siège au Conseil des Cinq-Cents. Il est tiré au sort pour quitter le Conseil le prairial an V ().

Le 17 frimaire (le ), lui et ses collègues Cadroy et Chambon de la Tour sont dénoncés par une pétition de Marseille qui les accuse d'avoir favorisé les massacres commis par la compagnie de Jéhu et du Soleil, et d'avoir couvert le massacre des jacobins incarcéré au fort Saint-Jean. La dénonciation est rejetée comme calomnieuse.

Il est juge d'appel à Rouen en 1800 et prévôt des douanes à Anvers en 1811, puis commissaire de Police à Paris.

Sources

Liens externes

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