Craponne-sur-Arzon est une commune française située dans le département de la Haute-Loire en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Commune rurale, elle comptait en , répartis entre son centre ancien, ses quartiers de faubourg et de lotissement, ainsi que dans ses nombreux hameaux établis sur une superficie totale de .

La commune est un bourg-centre, exerçant une influence sur un bassin de vie englobant près de , à cheval sur la Haute-Loire, la Loire et le Puy-de-Dôme. Sa position de carrefour, héritée d'anciennes voies gauloises, gallo-romaines et médiévales, lui confère des fonctions administratives et commerciales locales. Après un apogée démographique et économique au grâce à son agriculture, à la dentelle et au commerce du bois, la ville décline peu à peu dans le siècle suivant, avant d'observer une stagnation après 2010.

La ville est aussi connue pour des évènements annuels, comme le festival country de Craponne-sur-Arzon. et les Rencontres Astronomiques du Printemps (R.A.P.)

Géographie Localisation

La commune de Craponne-sur-Arzon se trouve dans le nord du département de la Haute-Loire, à la limite avec les départements du Puy-de-Dôme au nord, et de la Loire à l'est, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Elle se situe à par la routeLes distances sont mesurées entre chefs-lieux de communes par la voie routière et évaluées à l'aide d'un calculateur d'itinéraires. du Puy-en-Velay., préfecture du département.

Les communes les plus prochesLes distances sont mesurées entre chefs-lieux de communes à vol d'oiseau. sont. : Saint-Jean-d'Aubrigoux (), Saint-Georges-Lagricol (), Jullianges (), Saint-Victor-sur-Arlanc (), Saint-Julien-d'Ance (), Beaune-sur-Arzon (), Sauvessanges (), Chomelix ().

Géologie et relief La superficie de la commune est de .

Située en grande partie à plus de d'altitude, la commune a une altitude minimale de , près du Bois de l'Or, dans la partie sud-est de la commune, le long de l'Ance. Son altitude maximale est quant à elle de , point culminant se situant près du lieu-dit Le Fêtre, dans le nord de la commune. L'abbé Régis Pontvianne, dans son ouvrage La ville et le canton de Craponne, explique que le cœur du bourg se situe à la naissance d'une colline, dans un enfoncement en U, dont l'ouverture est tournée vers le sud..

Au sein du Massif central, Craponne est sise sur un plateau granitique. tourné vers le sud-est. Elle fait partie des monts du Forez, étant située à son extrémité sud, est entourée par la plaine du Forez au nord-est, le bassin d'Ambert au nord-ouest, et le Velay au sud.

Hydrographie vignette|redresse=1.2|alt=Carte en couleurs représentant les cours d'eau|Réseau hydrographique de Craponne-sur-Arzon. Deux rivières principales sillonnent la commune de Craponne. La première, l'Ance, prend sa source dans les monts du Forez près de Pierre-sur-Haute, pour parcourir la commune sur sa partie est. Au contraire, l'Arzon traverse la commune sur sa partie ouest, formant alors l'essentiel de la limite communale à cet endroit. Sa source se situe dans le bois de Viviers, sur la commune de Medeyrolles.

La commune est située dans le bassin hydrographique de la Loire.

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne. et est dans la région climatique Nord-est du Massif Central, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 800 à , bien répartie dans l’année.. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Félines à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Urbanisme Typologie Au , Craponne-sur-Arzon est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine et hors attraction des villes...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (71,5 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (71,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (38,1 %), prairies (31,4 %), forêts (23,3 %), zones urbanisées (3,4 %), zones industrielles (1,6 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (0,2 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)..

Lieux-dits habités Preneyrolles, Les Cours, Feneyrolles, La Chomette, Doulioux, Antreuil, Bougernes, Vernières, Rachap, Cubeyrolles, Chabassenelles, Le Crozet, Frimas, Moulin de Frimas, Ineyres, Le Ponternal, Combréus, Courbevaysse, Fiougoux, Le Monteil, Soulages, Meyrac, Le Monteil-de-Soulages, Vernetchabre, Véac, Paucheville, Ranchoux, Rechimas, La Monatte, La Pradelle, Ollias, Malaveilhe, Paulagnac, Pontempeyrat, Petit-Theux, Orcerolles, Aubissoux, Baissac, Rochette.

Habitat et logement En 2018, le nombre total de logements dans la commune était de , alors qu'il était de en 2013 et de en 2008.

Parmi ces logements, 68,5 % étaient des résidences principales, 15,7 % des résidences secondaires et 15,7 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 75,5 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 24,2 % des appartements..

Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Craponne-sur-Arzon en 2018 en comparaison avec celle de la Haute-Loire et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (15,7 %) inférieure à celle du département (16,1 %) mais supérieure à celle de la France entière (9,7 %). Concernant le statut d'occupation de ces logements, 64,4 % des habitants de la commune sont propriétaires de leur logement (65,6 % en 2013), contre 70 % pour la Haute-Loire et 57,5 pour la France entière..

+ Le logement à Craponne-sur-Arzon en 2018. Typologie Craponne-sur-Arzon. Haute-Loire. France entière. Résidences principales (en %)68,571,582,1 Résidences secondaires et logements occasionnels (en %)15,716,19,7 Logements vacants (en %)15,712,48,2

Voies de communication et transports Longtemps situé au carrefour de chemins, dont la voie gauloise la Bollène, et le chemin de César, voie romaine, trois routes départementales relient ou passent désormais par la commune : la RD1, la RD9 et la RD498.

Le chemin de fer est également parvenu à la ville en 1897, à la suite du prolongement de la voie entre Bonson et Saint-Bonnet-le-Château, puis entre Craponne et Sembadel. Après avoir servi au trafic de voyageurs et de fret, et spécialement de bois à destination des galeries de mines stéphanoises, la voie fut finalement fermée à tout trafic dans les années 1980. Le tronçon Estivareilles-Bonson a été déferré un peu plus tard. Le tronçon Estivareilles-La Chaise-Dieu, passant par Craponne, a été quant à lui repris par l'association du Chemin de fer du Haut-Forez dans un but touristique.. Le tronçon entre Craponne et La Chaise-Dieu, fermé en 2021, fait l'objet de travaux avant d'être rouvert en ..

Concernant le trafic non-touristique, la gare la plus proche est située à Retournac.

Une desserte aérienne est possible avec les aérodromes de Loudes, d'Andrézieux-Bouthéon, de Clermont-Ferrand et de Lyon pour les plus proches..

Toponymie Le nom de Craponne est cité pour la première fois dans le Cartulaire du Monastier, un document datant de l'année 938.. La paroisse de Craponne est également citée un peu plus tard, en 990, dans le même cartulaire.

Plusieurs explications existent quant à l'origine du nom de Craponne, qui pourrait signifier littéralement source du rocher (de ''crap", rocher, et ''onna'', eau d’une source).

L'abbé Régis Pontvianne, dans son ouvrage La ville et le canton de Craponne, évoque de son côté une transformation du vocable de l'église communale dédiée à Saint-Caprais, ou encore une déformation de la formule "cras ponam", autrement dit "à plus tard de bâtir"..

Une autre explication existe avec le rappel de la racine pré-indoeuropéenne kar/kal, qui signifie la pierre, le rocher, à l'instar de la première étymologie citée au-dessus. Cette origine signifierait donc une édification de la ville sur un terrain rocheux.

Explication très proche de la précédente : une racine pré-celtique dont est issu également le mot gaélique d'Écosse et d'Irlande "craig" (rocher).

Enfin, dernière explication, un gallo-romain, du nom de Calpurnius, aurait pu donner son nom à la ville ou à son embryon.

Histoire Préhistoire et antiquité De rares traces anciennes Peu ou pas d'éléments préhistoriques ont été repérés sur les lieux de l'actuel centre-bourg de Craponne. Ailleurs, on note les sites de Véac, de Vernetchabre, de Frimas, d'Antreuil, du Cuberolles ou encore de Bougernes où l'on a décelé des restes néolithiques comme des pierres à cavité, ou à bassin. Un menhir a sans doute été découvert à la Croix Blanche, entre le bourg et le lieu-dit de Frimas, au sud-ouest.

Sur la commune, la société d'histoire locale a relevé deux sites notables : d'abord celui de Paulagnac, ou Polagnac, où des poteries, des monnaies romaines en bronze et aussi des tesselles de mosaïques ont été retrouvées, attestant sûrement la présence antique d'un villa gallo-romaine. Un vieux fût de colonne sert aussi de support de croix, et un cylindre de granit, de mobilier pour un puits. Enfin, de nombreux remplois en bas-relief subsistent dans certains murs de fermes du hameau.

Autre site, celui de Soulages, où l'on a trouvé des fragments de briques striées, caractéristiques.

D'autres éléments de construction ont pu être repérés çà et là, comme des pierres, des bas-reliefs, des colonnes, mais aussi des vases ou une meule : à Pontempeyrat principalement, mais aussi à Douilloux, vers Bougernes, parfois intégrés dans des fermes, des édifices religieux ou des maisons. Aubissoux et Ollias semblent avoir été des lieux de cultes pré-chrétiens.

Une position de carrefour