Saint-Arcons-d'Allier est une commune française située dans le département de la Haute-Loire en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Elle est bordée par les gorges de l'Allier.

Géographie Situation Saint-Arcons-d'Allier est dans la partie ouest de la Haute-Loire, à du Cantal à l'ouest. Langeac est à (à vol d'oiseau) au nord-ouest ( par la route D585) : sa préfecture Le Puy-en-Velay est à (à vol d'oiseau) à l'est ( par la route D590) ; Saint-Flour (Cantal) à (à vol d'oiseau) à l'ouest ( par les routes D590 et D990) ; Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme) à au nord-ouest ( par la route D590).

Toute la commune () est en rive droite (côté nord-est) de l'Allier, plus précisément des gorges de l'Allier.

Le parc naturel régional (PNR) du Livradois-Forez commence à au nord (commune de Sainte-Eugénie-de-Villeneuve), le PNR des Monts d'Ardèche à au sud-est, le PNR de l'Aubrac à au sud-ouest, le PNR des Volcans d'Auvergne à au nord-ouest.

Le parallèle nord passe à Bavat et à au nord de la croix de chemin de Bonneval.

Relief La commune est sur le bord nord-ouest du Devès, .. Le point le plus haut sur la commune est au mont Briançon en bordure nord-ouest, à d'altitude. Le point le plus bas est l'endroit où l'Allier sort de la commune, à d'altitude. La limite sud-ouest de la commune est marquée par les gorges de l'Allier. Les monts de la Margeride commencent de l'autre côté de l'Allier, en rive gauche.

Communes limitrophes

Hameaux et villages La commune compte hameaux, avec du nord au sud : Navat ; le Jarrisson ; Bavat ; Bonneval ; Beaune ; Vergeat ; Rognac.

Hydrographie Les gorges de l'Allier marquent la limite sud-ouest de la commune avec Chanteuges ; Saint-Arcons n'inclut donc que la rive droite de cette rivière, sur puis (l'Allier fait une incursion sur le territoire de Chanteuges avant de revenir en bordure de Saint-Arcons pour un-demi km).

Sur la commune, l'Allier, qui coule du sud-est au nord-ouest, reçoit le Merdanson, la Fioule (parfois appelée le Javour), un petit ru saisonnier provenant des Combes Basses et un autre petit ru saisonnier provenant du village de Navat (commune de Saint-Arcons).

La Desges conflue avec l'Allier en face du bourg de Saint-Arcons, sur la commune de Chanteuges.

Géologie On trouve des coulées de basaltes alcalins, une formation volcanique villafranchienne () et récente. (2β2, en mauve sur la carte géologique), sur pratiquement toute la périphérie de la commune sauf au nord-est (mont Briançon) et sur les de limite de commune au sud-ouest qui ne sont pas marqués par l'Allier. Certains empilements de coulées dépassent les d'épaisseur.. Cantagrel et Prévot (1971. Cité dans .) ont montré qu'à Saint-Arcons les coulées de basalte. superposées ayant envahi la vallée de l'Allier ont enregistré successivement : - coulée (1) : la fin de l'époque Gauss où la polarité est normale ; - coulée (2) : une période à polarité inverse (qui fait partie de la période d'inversion du champ magnétique terrestre dite ou époque Matuyama, où la polarité inverse est dominante) - coulée (3) : (qui fait partie de la période d' ou époque Matuyama) ; - coulée (4) : période de Brunhes (une période à polarité normale)..

Typiques de la région du Haut-Allier, les formations cristallophylliennes affleurent de façon prépondérante., dont deux formations cristallophylliennes allochtones : des gneiss anatectiques. (ζM, en jaune orangé, au nord du Jarrisson) et des leptynites. (λ, en jaune, vers Navat et Bonneval).

Trois bandes orientées sud-ouest / nord-est de micaschistes à grenat, sillimanite et staurotide. (ζ2, en vert) alternent avec deux bandes de leptynites à biotite. (ζλ, en vert-jaune) qui affleurent principalement à la périphérie du granite de la Margeride. Ces deux formations sont des roches cristallophylliennes autochtones. Ces bandes sont interrompues par plusieurs surfaces plus ou moins circulaires dispersées sur la commune, faites de pyroclastites de cône strombolien. (tf β, en marron) : au mont Briançon (pour une surface totale d'environ , dont sur Saint-Arcons) ; au sud de Navat (entre Navat et Bonneval, ) et plus près de Bonneval () ; au sud de Bavat () ; et au nord de Saint-Arcons / Vergeat (), seule surface de pyroclastites dont le contour n'est pas totalement circulaire. Des tufs et brèches sous coulée ou de saupoudrage (tf) sont présentes à l'ouest de Rognac ().

Un petit affleurement de métadiorite. — ou diorite métamorphisée — (ζη, en marron foncé) se trouve en bordure de l'Allier, dans la partie basse des flancs de vallée du Merdanson ; sa particularité est de recéler des lentilles métriques d'amphibolites. (δ11, en gris-vert), associées à des coulées basaltiques. La carte indique la présence de péridotites. (π) sur un point de cet affleurement.

Les fonds de vallée en eau portent des chenaux d'alluvions, anciennes (Fy, en gris, Quaternaire moyen et supérieur) ou mélangées avec des alluvions plus récentes (Fy-z), à dominante de sables et de graviers..

Deux failles orientées nord-sud affectent une bonne partie de ces roches - mais pas les basaltes (2β2) ni les pyroclastites (tf β), ni bien sûr les alluvions de fond de vallée.

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne. et est dans la région climatique Sud-est du Massif Central, caractérisée par une pluviométrie annuelle de à , minimale en été, maximale en automne.. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Chavaniac-Lafayette à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Urbanisme Typologie Au , Saint-Arcons-d'Allier est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Langeac, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de moins de ...

Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (57,8 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (61 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (38 %), forêts (36,2 %), prairies (19,8 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (6 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)..

Habitat et logement En 2018, le nombre total de logements dans la commune était de 142, alors qu'il était de 141 en 2013 et de 139 en 2008.

Parmi ces logements, 55,8 % étaient des résidences principales, 28,1 % des résidences secondaires et 16,1 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 97,9 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 2,1 % des appartements..

Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Saint-Arcons-d'Allier en 2018 en comparaison avec celle de la Haute-Loire et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (28,1 %) supérieure à celle du département (16,1 %) et à celle de la France entière (9,7 %). Concernant le statut d'occupation de ces logements, 91,1 % des habitants de la commune sont propriétaires de leur logement (88,5 % en 2013), contre 70 % pour la Haute-Loire et 57,5 pour la France entière..

+ Le logement à Saint-Arcons-d'Allier en 2018. Typologie Saint-Arcons-d'Allier. Haute-Loire. France entière. Résidences principales (en %)55,871,582,1 Résidences secondaires et logements occasionnels (en %)28,116,19,7 Logements vacants (en %)16,112,48,2

Toponymie

Histoire Préhistoire

L'abri du Rond est dans le sud de la commune en rive droite du ruisseau de la Fioule (aussi appelée le Javour), à environ avant la confluence de ce dernier avec l'Allier. Il est orienté au sud., au pied de grandes coulées volcaniques. formant « une superbe colonnade de prismes basaltiques signalée depuis longtemps par les premiers naturalistes qui ont étudié les formations volcaniques de l'Auvergne » (le dessin de l'entrée, ci-contre, montre les reliefs en draperie de ces coulées).

Il est connu depuis le : l’entrée, masquée par des faisceaux de prismes basaltiques éboulés, est dégagée lorsque ces basaltes sont prélevés pour construire un mur de défense contre les crues de la Fioule. Le propriétaire d'alors est Adrien Boissier, qui a déjà enlevé une centaine de chariots du remplissage archéologiquement riche du talus avant que Vernière ne passe opportunément sur les lieux lors d'une excursion et n'alerte Boule. Ces derniers publient leurs fouilles dans l'abri en 1899..

Stratigraphie Boule et Vernière (1899) fouillent ce qui reste du talus après les prélèvements pour amendement par le propriétaire. Précisant que cette location a été préservée par la chute des colonnes basaltiques récemment enlevées, ils en donnent une stratigraphie extrêmement simplifiée (voir aussi leur schéma ci-contre) :

- A : cailloutis, d'épaisseur, stérile. - B : cailloutis, d'épaisseur, nombreux os d'un grand Bos, d'un grand Equus et des dents d'ours. (Moustérien. ?) - C : couche archéologique d'aspect noirâtre et onctueux, très nombreux restes organiques, pierres taillées, éclats de silex et ossements brisés, plusieurs foyers. - D : éboulis.

Moustérien Pour Raynal (1988), l'existence d'une industrie moustérienne ne fait aucun doute.. Les géologues Marchand (1989) sont plus pudents : une industrie sur quartz et basalte serait moustérienne..

Protomagdalénien H. Delporte (1982. Cité dans .) a signalé « la très grande parenté de cette industrie [protomagdalénienne] avec les niveaux correspondants de l'abri Pataud et de Laugerie-Haute », seuls gisements où le Protomagdalénien a été signalé, ..

Sites proches