Saint-Germain-Laprade est une commune française située dans le département de la Haute-Loire en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie Localisation

La commune de Saint-Germain-Laprade se trouve dans le département de la Haute-Loire, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Elle se situe à par la routeLa distance est mesurée entre chefs-lieux de communes par la voie routière et évaluée à l'aide d'un calculateur d'itinéraires. du Puy-en-Velay., préfecture du département, de Saint-Étienne et de Clermont-Ferrand.

Les communes les plus prochesLes distances sont mesurées entre chefs-lieux de communes à vol d'oiseau. sont. : Blavozy (), Brives-Charensac (), Saint-Étienne-Lardeyrol (), Lantriac (), Saint-Pierre-Eynac (), Le Monteil (), Arsac-en-Velay (), Chaspinhac ().

Hameau de Fay-la-Triouleyre Fay-la-Triouleyre est un village situé sur la commune de Saint-Germain-Laprade. Le village de Fay-la-Triouleyre est situé en bordure de la RN 88 à du centre du bourg de Saint-Germain-Laprade et à du Puy-en-Velay. Le village est entouré à l'ouest par le plateau de la Chaud, au nord par la vallée de la Sumène et au sud par le mont Brunelet.

La première référence à ce village est faite par les moines de l'abbaye de Doue en 1216 sous le nom de « Faet »..

Scipion-Sidoine-Apollinaire-Gaspard-Armand XX, marquis de Polignac et de Chalencon (1660-1739) cède ses droits seigneuriaux sur son fief de Fay-la-Triouleyre à la chartreuse de Brives par un acte du 24 février 1693..

+ Démographie de Fay-la-TriouleyreDatePopulation de Fay-la-Triouleyre.Population commune de Saint-Germain-LapradePart de la population de Fay-la-Triouleyre dans la population de la commune (%)1806346192418,01820321178518,01846364261013,91851340245013,91856326246413,21861317260412,21866324260712,41872326262012,41876339267912,71881329261112,61886333266312,51901325179218,11911302176017,21921252160115,71926232157014,81931227151415,01936201140314,3

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne. et est dans la région climatique Sud-est du Massif Central, caractérisée par une pluviométrie annuelle de à , minimale en été, maximale en automne.. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Chadrac à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Géologie et relief La commune de Saint-Germain-Laprade s'étend sur , du pied du Meygal, d'origine volcanique, jusqu'aux portes du Puy-en-Velay. Son altitude moyenne est d'environ (altitude minimale de et maximale de ).

Urbanisme Typologie Au , Saint-Germain-Laprade est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction du Puy-en-Velay, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (66,8 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (70,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (41,6 %), zones agricoles hétérogènes (25,2 %), forêts (23,6 %), zones urbanisées (6,8 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (2,8 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)..

Habitat et logement En 2018, le nombre total de logements dans la commune était de , alors qu'il était de en 2013 et de en 2008.

Parmi ces logements, 90,3 % étaient des résidences principales, 3 % des résidences secondaires et 6,7 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 94,2 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 5,6 % des appartements..

Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Saint-Germain-Laprade en 2018 en comparaison avec celle de la Haute-Loire et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (3 %) inférieure à celle du département (16,1 %) mais supérieure à celle de la France entière (9,7 %). Concernant le statut d'occupation de ces logements, 80,1 % des habitants de la commune sont propriétaires de leur logement (80,5 % en 2013), contre 70 % pour la Haute-Loire et 57,5 pour la France entière..

+ Le logement à Saint-Germain-Laprade en 2018. Typologie Saint-Germain-Laprade. Haute-Loire. France entière. Résidences principales (en %)90,371,582,1 Résidences secondaires et logements occasionnels (en %)316,19,7 Logements vacants (en %)6,712,48,2

Toponymie Les anciennes formes sont : Prata Sancti Germani prope Podium vers 990, Parochia S. Germani en 1164, Ecclesia et villa S. Germani en 1164, S. Jermanus en 1271, Castrum de Sancto Germano en 1349, Parochia S. Germani la Prada en 1477, Sainct-Germa au , Sainct-Germe en 1534, Sainct-Germain-la-Prade en Vellay en 1539, S. Germanus de Pratis en 1715, Germain-Laprade en 1793.

Le toponyme de Laprade dérive de l'occitan prada, signifiant « prairie », et trouve son origine dans le bas latin pratum ou prata (pré). Ce terme a également donné prée en vieux français.

Histoire Préhistoire et Antiquité Si furent trouvées des traces d'occupation magdaléniennes dans la Grotte rouge du mont Brunelet, aujourd'hui sur la commune de Brives-Charensac, rien n'indique une quelconque présence préhistorique sur le territoire de Saint-Germain-Laprade, ni même une implantation Gauloise.

De l'époque gallo-romaine furent trouvés certains éléments qui laissent présumer la création du village : le tracé de la voie romaine Anicium - Valentia ou Acunum; de nombreux fragments de poteries; des monnaies; une stèle; le soubassement du clocher de l'église constitué d’éléments d’un temple antique.

Moyen Âge Le village tire son nom d’un des deux saints, Germain d'Auxerre (384-448) ou Germain de Paris (496-575). La prade désigne une étendue de prés.

La première mention de l'église apparaît en 1164, mais sa construction a dû commencer vers 976Site internet www.catholique-lepuy.fr __"Église de Saint-Germain-Laprade"., et s’est faite ensuite en plusieurs étapes : à la structure primitive romane fut ajouté à la fin du deux chapelles latérales gothiques, puis au début du deux chapelles au Nord. Eurent lieu encore de nombreuses et importantes transformations : en 1755, en 1772, au , et encore au .

En 976, sous l’épiscopat de Guy d'Anjou et dans le cadre du mouvement spirituel et social de la Paix de Dieu, se tint dans une prairie aux abords de Laprade un plaid (assemblée de justice), qui imposa la paix à des seigneurs toujours en guerreSon millénaire a été célébré en 1987 par un spectacle historié non loin du lieu d’origine. Plusieurs centaines de villageois y ont participé devant près de 2000 spectateurs..

En 1138 est fondée l'abbaye de Doue. Occupée par l’ordre des Prémontrés, elle connut plusieurs siècles de prospérité, mais est pillée lors de la guerre de Cent Ans par le "routier" Seguin de Badefol. Lors des guerres de Religion, elle est sommairement fortifiée et subit des combats entre partisans de la Ligue catholique et soutiens du roi Henri IV, en Site internet zogotounga.free.fr __"Chronologie Vellave".. Elle est de nouveau pillée à la Révolution. Diverses restaurations ont permis de la sauver de la ruine.

Une baronnie fut créée au , et diverses familles furent seigneurs du lieu : les de Turenne, de Poinsac, de Morgues, de Clérico.

En 1217, l'évêque du Puy Robert de Mehun est assassiné par Bertrand de Cayres près du village. Son corps est inhumé dans l'église abbatiale de Doue.

Un château est bâti au XVe siècle à l'écart du bourg, l'imposant château du VillardSite internet https://monumentum.com __"Château du Villard à Saint-Germain-Laprade". Le site internet stgermainlaprade.free.fr avance de nombreuses informations historiques qui semblent fausses au vu d'autres données compulsées ici où là. Ainsi, sur ce site il est écrit que le château date du XIIe siècle, mais cette information ne paraît nulle part ailleurs.. Est aussi bâtie à la même époque une maison-forte dans le village. Tous deux seront plusieurs fois restaurés ou remaniés.

Les Hospitaliers En 1159, Guichard de Saint-Germain fit don de sa dépendance de Pébellit aux Hospitaliers de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem de la commanderie Saint-Jean du Puy, celle-ci appartenant auparavant aux Lépreux de Brives, .. Ce fut toujours une annexe qu'on retrouve ensuite parmi les possessions de la commanderie de Devesset.

De la Renaissance à aujourd'hui Comme déjà vu dans le chapitre précédent, le village connut les tourments des guerres de Religion, surtout lors de la huitième (1585-1598), la ville du Puy ayant été un des bastions de la Sainte Ligue, soutenant une lutte acharnée qui eut des répercussions dans tout le Velay.

Le château du Villard fut le théâtre de combats en 1590, sa garnison dirigée par Gabriel de Morgues étant passée au fil de l'épée.

Saint-Germain-la-Prade (ce nom lui est donné en 1801. Avant cela, c'est un peu flou, entre "La Prade", "Laprade", "Saint-Germain".) devient commune en 1790, et fait partie du département nouvellement créé de Haute-Loire. Plusieurs villages sont intégrés à la municipalité : Fay-la-Triouleyre, Marnhac, Noustoulet, Servissac, le Pin, les Pandraux. L'un d'eux, Blavozy, quitte cette union à la fin du pour s’ériger en commune indépendante.

Depuis 1906 y est produit la , alcool emblématique de Haute-Loire avec la Verveine du Velay 55 Pagès.

Soixante-six enfants de la municipalité sont tombés au champ d'honneur lors de la Première Guerre mondiale, sept lors de la seconde. Deux monuments aux morts rappellent ce lourd bilan. Un troisième, au lieu-dit Peyrard, témoigne que le trois résistants furent abattus là par la Wehrmacht.

Politique et administration Découpage territorial