Saint-Paul-de-Tartas est une commune française, située dans le département de la Haute-Loire en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie Situation et description Aux confins des hauts plateaux ardéchois et du Devès et limitrophe du département de l'Ardèche dans sa partie est et sud-est, Saint-Paul-de-Tartas est une commune de moyenne montagne située entre la haute vallée de la Loire et la haute vallée de l'Allier. Sa mairie se trouve à d'altitude et son point culminant est atteint au sommet du mont Tartas à d'altitude.

Localisation

La commune de Saint-Paul-de-Tartas se trouve dans le département de la Haute-Loire, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Elle se situe à par la routeLes distances sont mesurées entre chefs-lieux de communes par la voie routière et évaluées à l'aide d'un calculateur d'itinéraires. du Puy-en-Velay., préfecture du département, et à de Cussac-sur-Loire., bureau centralisateur du canton du Velay volcanique dont dépend la commune depuis 2015 pour les élections départementales.

Communes limitrophes Les communes les plus prochesLes distances sont mesurées entre chefs-lieux de communes à vol d'oiseau. sont. : Barges (), Saint-Arcons-de-Barges (), Pradelles (), Coucouron (), Saint-Étienne-du-Vigan (), Vielprat (), Arlempdes (), Landos ().

Hydrographie La commune est arrosée de nombreux cours d'eau, dont la Méjeanne, affluent de la rive gauche de la Loire, et des ruisseaux des Fayes, du Mas, du Passadoux, du Rayol, du Traversier, de la Villette, etc.

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat de montagne, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne. et est dans la région climatique Sud-est du Massif Central, caractérisée par une pluviométrie annuelle de à , minimale en été, maximale en automne.. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Landos à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Voies de communication

Urbanisme Typologie Au , Saint-Paul-de-Tartas est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine et hors attraction des villes...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (72,7 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (71,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (37,3 %), zones agricoles hétérogènes (35,4 %), forêts (23,3 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (4,1 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)..

Habitat et logement En 2018, le nombre total de logements dans la commune était de 260, alors qu'il était de 260 en 2013 et de 248 en 2008.

Parmi ces logements, 33,8 % étaient des résidences principales, 65 % des résidences secondaires et 1,2 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 98,1 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 1,9 % des appartements..

Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Saint-Paul-de-Tartas en 2018 en comparaison avec celle de la Haute-Loire et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (65 %) supérieure à celle du département (16,1 %) et à celle de la France entière (9,7 %). Concernant le statut d'occupation de ces logements, 80,7 % des habitants de la commune sont propriétaires de leur logement (84,9 % en 2013), contre 70 % pour la Haute-Loire et 57,5 pour la France entière..

+ Le logement à Saint-Paul-de-Tartas en 2018. Typologie Saint-Paul-de-Tartas. Haute-Loire. France entière. Résidences principales (en %)33,871,582,1 Résidences secondaires et logements occasionnels (en %)6516,19,7 Logements vacants (en %)1,212,48,2

Risques naturels et technologiques Risques sismiques

Autres risques

Toponymie

Sous la Convention nationale (1792-1795), la commune a porté le nom de Mont-de-Tartas ou simplement Tartas.

Il est impossible que Tartas dérive de Tarse : cela contreviendrait lourdement aux règles de l’évolution phonétique. De plus, le mot est beaucoup plus ancien que saint Paul de Tarse, d’au moins un millénaire. Il est formé de la racine tar- (ou tal-), suffixée en -t·as. Cette racine, qui est très probablement pré-indo-européenne, a le sens de « monticule », « colline » ou « mont ». On la retrouve, entre autres, dans le mot français talus, issu du gaulois talutum (versant, côte), et en occitan local dans le mot tautàs (prononcé [toou-tas]), provenant d'un plus ancien taltàs, et qui signifie « grosse touffe d'herbe faisant un monticule ». Enfin, en Aquitaine, plus précisément dans les Landes, se trouve la commune de Tartas (plus de ), qui doit son nom aux hauteurs dominant la vallée, où sont situés la vieille ville et l’église, qui n’ont aucun lien avec saint Paul de Tarse.

Histoire Sous l’ancien régime L’histoire du territoire de Saint-Paul-de-Tartas prend corps, avec la construction de son église paroissiale, à la fin du . Placée sous la protection de Saint Paul, apôtre originaire de « Tarse » en Asie Mineure, cette église a vraisemblablement donné son nom à celui de la paroisse et de la montagne qui la domine.

À cette époque tout l’espace du sud actuel de la Haute-Loire appartient au Vivarais, rattaché au Saint Empire Romain Germanique jusqu’au règne de Philippe IV le Bel.

C’est en 1184 que quelques moines venus de l’abbaye bénédictine de la Chaise-Dieu y fondent un prieuré qui exerce ses prérogatives et collecte la dîme sur la paroisse de Saint-Paul et sur plusieurs villages de la paroisse voisine de Saint-Arcons-de-BargesArch. dép. Haute-Loire cotes 1 H 302 et 1 H 303.

vignette|Détail de la façade de la maison du Prieur (maison Schuyten).

Un siècle plus tard, Pons de Montlaur, dont la famille, exerce, de longue date, le pouvoir féodal sur la région concède la seigneurie des lieux à Pierre de Montarcher, prieur de Saint-Paul. Dès lors, ce dernier cumule, ès qualité, le pouvoir spirituel et temporel sur ses habitants, excepté les habitants des Uffernets et de la Fagette qui relèvent de la seigneurie laïque du vicomte de Beaune et ceux de Fourmagne et du Chaussadis soumis au seigneur de Montbel.

Vers 1320, les moines et le prieur quittent le prieuré, qui est rattaché à la manse abbatiale de la Chaise-Dieu. Jusqu'à la Révolution, c’est l’abbé de la Chaise-Dieu qui est, directement, « prieur et seigneur » de Saint-Paul-de-Tartas. L’abbé nomme ses « officiers » pour rendre, sur place, la justice en son nom, et un « fermier » pour encaisser ses revenus ecclésiastiques ou seigneuriaux.

Après la Révolution À la Révolution, Saint Paul et six localités voisines, anciennement vivaroises, participent à la constitution du département de la Haute-Loire et du canton de PradellesArch. Dép. Ardèche cote 52J 68-02.

Le est marqué par : L’accroissement de la population qui passe de 700 à plus de 1200 habitants en 1900 dont 250 enfants scolarisablesArch. départ. Haute-Loire cote 6M-251. Les écoles publiques se substituent progressivement aux maisons des béates, au bourg (1847), aux Uffernets (1885), à la Villette (1890), à Fourmagne (1939)Arch. départ. Haute-Loire 215-O 4-2. Le désenclavement des territoires ruraux par la construction entre 1850 et 1866 du chemin de grande communication (l’actuelle départementale 500) entre Pradelles et Le Pertuis via Saint-Paul-de-Tartas et Montbel. Ce nouveau tracé nécessita l’expropriation d’une douzaine de parcelles au cœur du village de saint-Paul et la démolition de l’ancienne maison d’AssembléeRapports du Conseil Général de la Haute-Loire 1851 à 1866.

vignette|Fontaine-abreuvoir au bourg de Saint-Paul.

Le long chemin judiciaire poursuivi par la municipalité de Saint-Paul pour conserver les droits concédés en 1282 par Pons de Montlaur aux habitants pour l’usage du bois de sa forêt de Bauzon, en VivaraisArch. dép. Haute-Loire cote 1J 257 et remis en cause par les propriétaires privés de cette forêt à la Restauration. Finalement, en 1909, le tribunal de Largentière ordonne le cantonnement des droits de Saint-Paul sur une surface à définir par voie d’experts qui appartiendra à la commune en pleine propriété. L’offre des experts, en 1921, attribue finalement à la commune deux parcelles de hêtraies-sapinières totalisant sur les communes d’Astet et de Lanarce (Ardèche) pour les besoins de ses habitants en bois d’œuvre et bois de chauffageArch. dép. Ardèche série 3U. La réalisation des premiers captages et de réseaux d’adduction d’eau pour l’approvisionnement des fontaines publiques et des lavoirsArch. Dép. Haute-Loire cotes 215 O 05 et 06.

Début du Il s'accompagne de l’essor de l’exode rural en direction des métropoles régionales, de la région parisienne, ou des mines gardoises. La Première Guerre mondiale qui a fait plus de 50 victimes dans la commune, accentue sa dépopulationArch.dép Haute-Loire V dépôt 13/1. La mécanisation, la modernisation de l’agriculture et le désenclavement vont permettre aux actifs restés au pays de développer une agriculture productive et suffisamment rémunératrice, fondée sur l’élevage bovin laitier et la culture de la lentille verte du Puy.

Politique et administration Découpage territorial La commune de Saint-Paul-de-Tartas est membre de la communauté de communes des Pays de Cayres et de Pradelles, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé le dont le siège est à Costaros. Ce dernier est par ailleurs membre d'autres groupements intercommunaux..

Sur le plan administratif, elle est rattachée à l'arrondissement du Puy-en-Velay, au département de la Haute-Loire, en tant que circonscription administrative de l'État, et à la région Auvergne-Rhône-Alpes.

Sur le plan électoral, elle dépend du canton du Velay volcanique pour l'élection des conseillers départementaux, depuis le redécoupage cantonal de 2014 entré en vigueur en 2015, et de la deuxième circonscription de la Haute-Loire pour les élections législatives, depuis le redécoupage électoral de 1986..

Liste des maires

Population et société Démographie Évolution démographique

Pyramide des âges