Jules Héreau, né le à Paris et mort dans cette ville le , est un peintre, dessinateur et graveur français.
Biographie Jeunesse et formation Jules Edmond Héreau naît dans l'ancien de Paris le Et non en 1839 comme l'indique à tort la BnF : toute la presse annonce une naissance en 1829 lors de son accident, cf. infra le catalogue de vente de février 1880.Archives de Paris, acte de mariage n°282 dressé au 9 arrondissement le 03/04/1869, vue 12 / 31 et est le fils de (1791-1836)Catalogue de la BnF, notice en ligne., qui fut le directeur du Bulletin universel des sciences et secrétaire-général de la Revue encyclopédique, et de Julie Louis.
En 1853, il est élève à l'école des beaux-arts de ParisCat’zArts — moteur de recherche en ligne. en section architecture puis se destine à la peinture.
Carrière Vers 1854, il fréquente un groupe de peintres — dont Jean-François Millet — qui se retrouvent à Barbizon, sous la direction de Charles Jacque et se réunissent à l'auberge du père Gaune..
À la fin de 1857, le dramaturge Eugène Scribe lui commande six panneaux peints muraux retraçant sa vie afin de les placer dans l’hôtel particulier qu’il vient de faire construire rue Pigalle« Eugène Scribe, le plus grand auteur dramatique du siècle », sur histoire-image.org, octobre 2006.Une autre version de l'histoire raconte que les panneaux étaient destinés au château de Séricourt que possédait Scribe, voir Schurr et Cabanne, Le Dictionnaire des petits maîtres, Paris, Les éditions de l'amateur, 2014, p. 518.. Ces panneaux sont actuellement exposés au château de Compiègne.
Sous le Second Empire, il est, avec Maxime Lalanne et Martial Potemont considéré comme « au premier rang des aquafortistes »Jean Dolent, Petit Manuel d'art à l'usage des ignorants, Paris, Alphonse Lemerre, 1874 — sur Gallica. : il exécute entre autres une série de onze eaux-fortes pour Alfred Cadart, gérant de la Société des aquafortistesJ. Bailly-Herzberg (1985), Dictionnaire de l'estampe en France, page 152..
Il est médaillé au Salon en 1863 et 1868, où il avait commencé d'exposer dès 1855.
En 1868, Philippe Burty le requiert pour une gravure originale afin d'illustrer le recueil Sonnets et eaux-fortes ; il est proche de l'éditeur Alfred Cadart pour qui il produit pour L'Illustration nouvelle et L'Eau-forte en...Notice de L'Illustration nouvelle, du Catalogue général de la BnF.Notice de L'Eau forte en..., du Catalogue général de la BnF..
Lors des événements de la Commune de Paris, il s'engage du côté de la révolution. Il est élu à la commission administrative de la Fédération des artistes créée par Courbet. Il y participe activement. Le il est nommé par la Commune administrateur adjoint des musées du Louvre. C'est à ce titre qu'il prend la tête d'une délégation de peintres et entreprend de sauver le Louvre d'une mise à sac pendant la Semaine sanglante ; plus tard, Maxime du Camp l'accusera d'avoir voulu y mettre le feu ; cette polémique fera du tort à Héreau. Il est arrêté en et passe devant le conseil de guerre le suivant. Il est condamné à six mois de prison pour . Mais, à la suite d'une pétition signée par de nombreux artistes, il est libéré le Le Rappel, 9 août 1874..
Dans les années 1872-1875, il part peindre en Angleterre et aux Pays-Bas des vues urbaines très originales : une vente de ses toiles est organisée par la galerie Durand-Ruel en , présentée par Ernest d'HervillyCatalogue de vente, avril 1876 — sur Gallica..
Mort accidentelle Jules Héreau meurt dans le 17 arrondissement de Paris le Archives de Paris, acte de décès n°1322 dressé le 27/06/1879, vue 8 / 31, victime d'un accident à bord d'un train à impériale, passant à l'époque sous la place de l'Europe, sa tête ayant heurté la paroi du tunnel dit « des Batignolles » Journal de la Ferté-Macé, 6 juillet 1879.. Il était marié à la peintre de fleurs Constance Louise Darru (1840-1899), native du Neubourg, cf. le ., dont il a deux enfants. Une vente de bienfaisance fut organisée en à leur profit, sous la direction de la galerie Georges Petit et présentée par Philippe Burty.. La presse, dont l'éloge signée Henry Fouquier, souligna la « beauté impressionniste » de ses dernières toiles et la passion qu'il avait pour la nature et les paysages normands.
Il était ami des peintres Feyen-Perrin, Jongkind, Théodule Ribot et Besnus : ce dernier rapporte dans ses souvenirs que Héreau « aimait graver ses planches d'après nature.. »
Son atelier parisien se trouvait au boulevard Rochechouart.
Œuvres dans les collections publiques
Amiens, musée de Picardie : L'Approche de l'orage. Barbizon, musée départemental de l'École de Barbizon, ancienne auberge du père Ganne : décor de la « salle à manger des officiers »Le musée salle par salle, notice en ligne.. Cherbourg, musée Thomas-Henry : Sur la plage de Villerville ; Rêverie, 1868, eau-forte. Compiègne, musée national du château de Compiègne : six panneaux peints pour Eugène Scribe. Dijon, musée des beaux-arts : Cour de ferme en Normandie. Le Havre, musée d'art moderne André-Malraux : Les Ramasseurs de varech sur la plage de Bretagne, mer descendante. Montpellier, musée Fabre : Le Berger et la mer. Rouen, musée des beaux-arts : La Ronde du berger. Senlis, musée d'art et d'archéologie : Les moutons.
Galerie
Notes et références
Annexes Bibliographie . .
Liens externes
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