Un tableau désigne, selon le pionnier français du cinéma Georges Méliès, chacune de ses prises de vues. Le terme utilisé aujourd’hui dans ce sens est plan.
Si le mot est aujourd’hui utilisé au cinéma, il correspond plutôt à un sens voisin de son sens théâtral qui, adapté à une narration cinématographique, serait une section, indépendante ou non, d’un même film, se rapprochant ainsi du mot « récit ».
Historique Le Maître (Georges Méliès) avait emprunté le mot tableau, « subdivision d’un acte qui correspond à un changement de décor », au théâtre. Où l’on désigne parfois ainsi des parties spectaculaires ayant un rapport plus ou moins marqué avec l’action principale, et dont le but est surtout d’apporter une respiration récréative, voire lyrique, aux spectateurs. Georges Méliès, illusionniste sous le nom de « Docteur Mélius »Madeleine Malthête-Méliès, Biographie de Georges Méliès, commentaire de l’album de DVD consacré à Méliès, Fechner Productions-Studio Canal, 2007 avant de se passionner pour l’image animée, possédait un petit théâtre situé au 8 du boulevard des Italiens, à Paris où il présentait des spectacles de prestidigitation. Le terme de « tableau » lui servait, selon la tradition des planches, à nommer ce que l’on appellerait plus volontiers aujourd’hui un numéroJacques Malthête, Michel Marie, Georges Méliès, l'illusionniste fin de siècle ? (actes du colloque de Cerisy-la-Salle, 13-22 août 1996)|Paris|1997|Presses de la Sorbonne nouvelle|456 pages 29..
S’il fut l’un des créateurs des premiers trucages au cinéma, Georges Méliès ne fut pas un précurseur, au niveau esthétique, de l’écriture filmique, contrairement à ses amis britanniques, Robert W. Paul ou George Albert Smith.
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