SPIE (Société parisienne pour l'industrie électrique) est une entreprise française spécialisée dans les domaines du génie électrique, mécanique et climatique, de l’énergie et des réseaux de communication. Son métier est la réalisation, l’assistance à l’exploitation et la maintenance d'équipements industriels.

Histoire Société parisienne pour l'industrie des chemins de fer et des tramways électriques Fondée en 1900 par le baron Édouard Empain, la Société parisienne pour l'industrie des chemins de fer et des tramways électriques (SPICF), appelée aussi la « Parisienne électrique », doit réaliser les travaux d'infrastructures électriques du métro de ParisCaroline Suzor, Le groupe Empain en France. 1883-1948 (thèse de de doctorat)), Université catholique de Louvain, 2009 (lire en ligne ).. Le baron Empain avait décroché l'appel d'offres en 1898 et fondé dans ce but la Compagnie du chemin de fer métropolitain de Paris. La SPICF, nouvelle émanation du groupe Empain, est donc la société chargée d'électrifier les rames et de proposer une politique tarifaire. Cependant, Empain fait appel à la société Girolou, pour compléter l'électrification vers 1905Xavier Bezançon, et Daniel Devillebichot, Histoire de la construction moderne et contemporaine en France, Paris, Eyrolles, 2014, ..

Pendant la Seconde Guerre mondiale, la SPICF compte parmi ses administrateurs Édouard Empain (1936-1944), Guy de la Rochette (1940-1945), Lucien Esbran (1939-1944) et Edmond Roux (1940-1944).Ce dernier est un ancien de la Société générale de force et lumière (SGFL)"Le patronat de l’électricité en France dans l’entre-deux-guerres", par Henri Morsel, dans le "Bulletin d'histoire de l'électricité" en 1991 du magnat Pierre-Marie Durand, deuxième électricien français, derrière la Lyonnaise des Eaux et de l’Electricité. Après une crise au conseil d’administration de la SGFL, plusieurs personnalités appuyées par le Crédit commercial de France, avaient remplacé le banquier-administrateur traditionnel, parmi elles, Edmond Roux. Il était devenu conseiller de Pierre-Marie Durand et administrateur de plusieurs filiales du groupe"Entreprises et pouvoir économique dans la région Rhône-Alpes (1920-1954)" par Hervé Joly, François Robert, et Alexandre Giandou, en 2009, dans les cahiers du Centre Pierre Léon d’histoire économique et sociale, à l'Institut des Sciences de l’Homme de Lyon mais aussi de la Compagnie du Gaz de Lyon et de la Société générale pour l’industrie électrique. Il est par ailleurs président du Syndicat professionnel des Producteurs et Distributeurs d'énergie électrique"Le chef d'entreprise: Évolution de son rôle au XXe siècle" par Germain Martin et Philippe Simon, en 1946 "E.D.F. et la main invisible, ou, Genèse de E.D.F" par Jean Janiaud, page 71 , fondé au début du au 16, rue de la Baume à Paris, et a siégé à ce titre, sous l'occupation, avec Robert Desprès, de l'Énergie industrielle, autre société de Pierre-Marie Durand, au Comité de l’énergie électrique (COE), sous Vichy"Force et Lumière : 1899-1914. Étude d’une société de production-distribution d’électricité", par Anne Bertrand-Camitaud, dans le Bulletin d'histoire de l'électricité en 1985 qu'il préside tout en se déclarant "Relations entre pouvoirs publics, autorités d’occupation et société d’électricité (1940-1944)", par Patrice Paulé dans le Bulletin d'histoire de l'électricité en 1997 . Roger Boutteville, directeur de l'Union d'électricité, est nommé après la guerre président d'une commission de l'électricité du Conseil national du patronat français (CNPF), un « lot de consolation » pour les anciens du COE qui ne trouvent pas leur place à l’Électricité de France, où siègent aussi Paul Huvelin et Edmond Roux"Un grand patronat français peu renouvelé à la Libération" par Hervé Joly .

Edmond Roux et Jean-Marie Louvel (un adjoint de Paul Huvelin à la Société générale d'entreprises (SGE), qui a rejoint le MRP par « opportunisme »"Le rôle de Jean-Marie Louvel, président de la commission de l’équipement national lors de la nationalisation de l’électricité de 1945 à 1949", par Christophe Mauboussin dans le Bulletin d'histoire de l'électricité, en 1996 , pour en devenir le trésorier, maire du Vésinet et président la Commission de l'équipement national au Palais Bourbon) négocient après la guerre, face au ministre communiste Marcel Paul, d'importantes compensations des actionnaires des compagnies d'électricité nationalisées"Histoire secrète du patronat de 1945 à nos jours: Le vrai visage du capitalisme français" par Frédéric Charpier, Martine Orange, Erwan Seznec. Editions La Découverte, 2014 par la loi d' sous le nom d'Électricité de France. Le MRP s’était penché tôt sur la nationalisation, dès son congrès constitutif de , pour demander d'en exclure la distribution d'électricité et les usines d’électrochimie et d’électrométallurgie, soit la moitié de la production. Une « Commission Perrier » de compromis se réunit quatre fois entre janvier et , et Roger Boutteville et Edmond Roux y représentent le CNPF. Finalement, Jean-Marie Louvel obtient que les actionnaires soient dédommagés par des obligations à intérêt 3 % plutôt que les 2% proposés par la SFIO, plus une part selon l’accroissement des recettes, compromis censé équilibrer le 1 % demandé par le PCF pour les œuvres socialesInterview du ministre Marcel Paul dans «Les nationalisations ont-elles été une spoliation ? », par J.-C. Asselain, contribution à "Les nationalisations de la Libération. De l'utopie au compromis", sous la direction de Claire Andrieu, Lucette Le Van et Antoine Prost, Éditeur Presses de Sciences, en 1987, page 271 . Le groupe Empain a été concerné comme les autres géants du secteur, la CGE et la SGE, les groupes Mercier et Durand, ou l'Énergie industrielle.

Après-guerre En 1946, la société devient la Société parisienne pour l'industrie électrique (SPIE). André Berthelot en est nommé président du conseil d'administration l'année suivante.

L'année 1964 est celle de la création de Jeumont-Schneider, qui s'investit dans les premiers grands projets d'automatisation des sites de production. Les Jeumont (groupe Empain) est réuni avec LMESW (groupe Schneider) Historique du groupe Schneider et de sa restructuration sur creusot.net qui a les licences Westinghouse.

Société de construction des Batignolles et Spie Batignolles En 1967, Spie fusionne avec la Société de construction des Batignolles, fondée en 1871 par Ernest Goüin, qui devient la filiale « construction du groupe ». En 2003, cette filiale est cédée à ses cadres dirigeants et devient Spie BatignollesXavier Bezançon, et Daniel Devillebichot, Histoire de la construction moderne et contemporaine en France, Paris, Eyrolles, 2014, .. Dans le même temps Amec prend le contrôle de Spie qui devient Amec Spie.

L'année 1967 voit aussi une réalisation importante du groupe, l'entrée en service dans les Ardennes, à la frontière franco-belge, du premier réacteur à eau pressurisée de la Centrale nucléaire de Chooz, un projet franco-belge, qui provient d'une licence américaine acquise auprès de la société Westinghouse, par la Franco-Américaine de Constructions Atomiques (Framatome) en .. Basé sur le modèle du réacteur de la centrale nucléaire de Yankee Rowe, il affiche une pression primaire plus élevéePhysique, fonctionnement et sûreté des REP - Collection Génie Atomique, Hubert Grard.

Mais Westinghouse ne se voit pas accorder, en "Alsthom, C.G.E. et Thomson-C.S.F. se sont rapprochées pour reprendre Jeumont-Schneider" dans Le Monde du 25 janvier 1969 , l'autorisation d'investissement dans Jeumont-Schneider par le ministre de l'économie et des finances. Alors que le gouvernement belge a donné son accord à la cession à Westhinghouse des Ateliers de constructions électriques de Charleroi, Valéry Giscard d'Estaing suggère à l'américain de s'associer avec un français dans la reprise de la partie française, avant d'exprimer un refus plus clair en Article d'Alphonse Thélier dans Le Monde du 8 décembre 1969 , obligeant le baron Empain à se tourner en vers la CGE ou la Compagnie électromécanique (CEM), pour vendre à 200 millions de francs ses 61%"La C.G.E. souhaiterait un dénouement rapide de l'affaire Jeumont-Schneider". Article dans Le Monde du 27 mai 1970, par Jacqueline Grappin .

En 1969, le groupe Empain prend possession de la totalité de Schneider Electric ; Spie Batignolles devient une filiale du groupe Empain-Schneider.

Spie Batignolles absorbe la Compagnie industrielle de travaux (CITRA) en 1972.

En 1981, après la sortie du capital de la famille Empain, le groupe Empain se restructure et prend le nom de Schneider Electric.

En 1982 la division « Électricité nucléaire » et Trindel intégrant le groupe, l'ensemble prend le nom de Spie Trindel.

Avant 1984, rachat de Coignet SA avec l'aide des Charbonnages de France Le Figaro, 24 avril 1984 — fr. « Florilège de travaux remportés par DTP dans le Sud-Est asiatique »..

Spie Batignolles construit les montagnes russes en bois nommées Anaconda dans le parc alors nommé Big Bang Schtroumpf, rebaptisé Walygator Parc depuis 2007, les plus hautes d’Europe entre 1989 et 2001 d'après les plans de William Cobb..

En 1997, l'entreprise est vendue par Schneider et est l'objet d’une reprise d'entreprise par ses salariés, de cinq ans, lors du rachat de l'entreprise par les salariés associés à l'anglais Amec.

thumb|Chantier d'EUROPA, siège de SPIE inauguré en 2016. En , SPIE rachète l'entreprise Agis Fire & Security, basée à Varsovie et spécialisée dans la protection incendie et la sécurité des bâtiments.. Avec ce rachat, SPIE a réalisé sa en dix ans..

En , SPIE annonce l'acquisition pour 850 millions d'euros de SAG, une entreprise allemande spécialisée dans les services pour les collectivités..

Après le rachat en 2013 des activités Service Solutions d’Hochtief dans le secteur allemand du Facility Management et de la gestion de l’énergie, l’acquisition le du groupe SAG, leader allemand des services aux infrastructures d’énergie, permet au Groupe d’acquérir une nouvelle dimension : SPIE compte 46 650 collaborateurs en fin d’année et son réseau géographique s’étend jusqu’à la Pologne, Hongrie, République tchèque et Slovaquie.

En , SPIE annonce l'acquisition de l'entreprise belge SYSTEMAT (150 employés).

Direction de SPIE Présidents André Berthelot : 1901-1937 René Berthon : 1968-1982 Georges de Buffévent : 1982-1992 Claude Coppin : 1992-1995 André Chadeau : 1995-1997 Jean Monville : 1997-2009 Gauthier Louette : 2010-2026 Au départ de Gauthier Louette, une double gouvernance est mise en place avec Markus Holzke, directeur général de SPIE depuis le 30 avril 2026 et Patrick Jeantet nommé président non exécutif.

Conseil d'administration Patrick Jeantet, ancien PDG de SNCF Réseau, a été nommé président non exécutif du conseil d'administration de SPIE dans le cadre de la réorganisation de la gouvernance du groupe, et prendra ses fonctions avec effet à l'issue de l'assemblée générale annuelle des actionnaires le .

Actionnaires +Actionnaires.. Nom %Actionnariat salarié6,41 %Peugeot Invest4,995 %BPIFrance Investissement SAS2,889%La Financière de l'Échiquier1,722 %Gauthier Louette (Chairman and CEO)1,805 %

Mécénat Fondation Royaumont

Notes et références

Annexes Bibliographie Jean Monville, Xavier Bezançon, Une histoire de Spie, 2010 (consulter en ligne ).

Articles connexes Spie Batignolles Schneider Groupe Empain Édouard Louis Joseph Empain

Liens externes

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